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Balades

  • Au soleil de Provence

    Faire d’une pierre deux coups

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    La montée caillouteuse vers la chapelle Notre-Dame de Beauvoir, au-dessus de Rousset-les-Vignes, permet de découvrir un superbe panorama vers la montagne de la Lance d’un côté, vers la plaine de Valréas de l’autre.

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    Des bois de lumière. Au début de cette promenade, nous avons vu des accrobranchés dans les arbres – sur une partie du parcours des Barons perchés (clin d’œil à Italo Calvino). Le sentier de découverte forme une boucle dans la forêt de Garde Grosse. Sur les panneaux explicatifs, j’ai appris les mots « samare », « affouage », « cépée » et aussi « pâquerage » et « bûcherage » (non trouvés dans le TLF).

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    Au retour d’une autre balade, entre vignes et oliviers, un roi : ce pin majestueux.

    Tenir le coup

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    La petite bande féline près des poubelles publiques
    s’est renouvelée en partie autour de cette belle siamoise.
    Des amis des chats les aident à tenir le coup.

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    A chaque passage, les chatons fuient ; les autres, prudents, observent.
    Puis ils approchent, intéressés par ce qu’on pourrait leur apporter.

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    Bien des regards s’échangent, la confiance s’installe, mais pas touche !

    Les trois coups

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    Première visite d’Orange. A l’entrée nord de la ville, le superbe Arc de Triomphe.

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    En traversant la ville, une porte ouverte invite à la curiosité, mène à une cour intérieure : cela valait la peine d’entrer.

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    Au Théâtre antique d’Orange : un lieu époustouflant à découvrir d’en bas – grandiose mur de scène, où on commençait à dresser des échafaudages –, puis du haut des gradins et enfin à travers les vidéos du déambulatoire. Magnifique. On rêve d’y entendre un soir, dans l’air tiède, frapper les trois coups.

  • Boutiques

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    Les Galeries Royales Saint-Hubert, juste à côté de la Grand-Place, honoraient aussi le tapis de fleurs, en exposant des photos des tapis précédents sous la grande verrière de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar. Ces Galeries ont fêté l’année dernière leurs 170 ans et on y célébrera en septembre leur jumelage avec la galerie Vivienne.

    C’est un de mes endroits préférés à Bruxelles. J’en ai même rêvé.

    Avec le temps, les boutiques changent, de plus en plus de chocolatiers belges réputés veulent attirer les millions de passants qui y flânent à toutes les saisons.

     

     

     

    bruxelles,galeries royales saint-hubert,boutiques,librairie,tropismes,galerie des princes,patrimoine,cultureCorné, devenu Corné Port-Royal, y occupe un bel emplacement dans la Galerie de la Reine (ci-contre), mais ce n’est pas le plus ancien : vous trouverez Neuhaus, fondé en 1857, fournisseur de la Cour de Belgique, un peu plus loin dans la même galerie.

     

     

    bruxelles,galeries royales saint-hubert,boutiques,librairie,tropismes,galerie des princes,patrimoine,cultureL’an dernier, les gardiens du patrimoine se sont émus du démontage d’étagères anciennes (1900) qui étaient classées. Une nouvelle boutique de la maison Dandoy de la rue au Beurre (célèbre fabricant belge de biscuits et de spéculoos) s’est installée au début de la Galerie du Roi, avec un très beau décor.

     

     

     

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    Elle occupe l’ancien emplacement de la Librairie des Galeries, librairie d’art qui a dû fermer. Il reste aux amoureux des livres – et encore pour très longtemps, j’espère – l’excellente librairie Tropismes, dans la Galerie des Princes, où l’on découvre, feuillette et achète des livres dans une atmosphère incomparable. Irrésistible.

  • Un tapis de fleurs

    Les touristes étaient encore plus nombreux que d’habitude sur la Grand-Place de Bruxelles le 17 août dernier : depuis 1971, le tapis de fleurs y est un événement bisannuel très apprécié. On le réalise aux alentours de l’Assomption (celui-ci du 16 au 19 août 2018). Près d’un million de bégonias sont mis en place en quatre heures environ. Cette année, le dessin était d’inspiration mexicaine, aux couleurs de Guanajuato.

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    Rue du Marché aux Herbes : à droite, entrée des Galeries royales Saint-Hubert ;
    1e rue à gauche, rue de la Colline, menant à la Grand-Place de Bruxelles

    En entrant sur la Grand-Place par la rue de la Colline, où les commerces de souvenirs et pour touristes grignotent année après année les vitrines disponibles, on découvre aux pieds de l’Hôtel de Ville (XVe siècle) le grand tapis de fleurs (77 mètres sur 24) que chacun veut regarder de près : commentaires, photos et selfies vont bon train.

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    L'Hôtel de Ville, Grand-Place de Bruxelles

    Peut-être avez-vous l’occasion d’admirer ce genre d’installation éphémère près de chez vous ? La Grand-Place de Bruxelles, inscrite depuis 1998 au Patrimoine mondial de l’Unesco, fournit un magnifique écrin au tapis de fleurs et les Bruxellois aussi ne manquent pas d’en faire le tour pour admirer le dessin du tapis sous tous les angles et en même temps lever les yeux vers les belles façades tout autour. Une entrée payante permet de l’admirer du haut du balcon de l’Hôtel de Ville, paré de décorations florales pour l’occasion.

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    De face, 1 à 7, Grand-Place de Bruxelles

    Depuis leur restauration, les façades des maisons 1 à 7, du « Roy d’Espagne » au « Renard » – chacune de ces anciennes maisons de corporation porte un nom – ont retrouvé leur splendeur : « Plus de 30.000 feuilles d’or ont été déposées par des artisans pour redonner aux statues, médaillons et autres éléments décoratifs leur brillance originelle. » (BrusselsLife.be)

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    En haut du Roy d'Espagne, Grand-Place de Bruxelles

    Seule façade de la Grand-Place sans pignon, la « Maison du Roy d’Espagne » est surmontée d’une balustrade portant des statues de personnages mythologiques, devant une tour-lanterne octogonale. Se détachant sur un beau ciel d’azur et de nuages, la jeune femme jouant de la trompette tout au-dessus a fière allure.

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    La Maison du Roi, Grand-Place de Bruxelles

    Dos à l’Hôtel de Ville, on a un beau point de vue sur la « Maison du Roi », reconstruite au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Des bannières reprenant quelques affiches « Belle époque » (dont « L’abeille d’or » admirée à Flora’s Feast) invitent à visiter l’exposition actuelle du Musée de la Ville de Bruxelles, situé dans cette maison prestigieuse : une collection particulière d’affiches cédées aux archives de la Ville en 1934 (des originaux et des fac-similés, à voir jusqu’au 3 septembre).

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    En montant sur un des perrons de la « Maison des Ducs de Brabant » (en réalité, on compte sept maisons derrière cette façade baroque monumentale du XVIIe siècle), on a une belle vue de la Grand-Place et de son tapis de fleurs – certains n’hésitent pas à y grimper sur le garde-fou en pierre bleue pour prendre une meilleure photo d’ensemble (comme l’auteur de celle-ci) avant de la quitter.

    Deux jours plus tard, deux activistes ont fait irruption sur le tapis de fleurs, à la manière des Femen, pour protester contre l’enfermement d’enfants dans le nouveau centre fermé pour familles en situation irrégulière à Steenokkerzeel.

  • Rénovation

    estivales,2018,schaerbeek,promenade guidée,quartier des fleurs,maison ajoux,architecture,art déco,modernisme,culture,rénovationLa rénovation de l’immeuble au 416 du boulevard Lambermont, entre le quartier des Fleurs et le parc Josaphat, est à présent terminée ; il comporte cinq appartements (prix de vente : près de deux millions d’euros). Que de changements par rapport à la première façade montrée sur une photo ancienne !

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    D’abord maison bourgeoise de style éclectique d’inspiration Art nouveau (1912, E. Van Nooten), elle a été transformée en 1937 en maison de rapport de style Art Déco par l’architecte Adolphe Staatje. Le bas-relief en céramique entre les fenêtres du troisième étage est d’origine, et aussi « la remarquable grille du jardinet, à lignes Art nouveau, chapelet de boules et motifs de lances » (Inventaire du Patrimoine architectural).

     

  • Art Déco & Modernisme

    Au programme de l’Estivale du 12 août, la Maison Ajoux et le quartier des Fleurs, de l’autre côté du parc Josaphat par rapport au quartier des Azalées. Un quartier conçu par Octave Houssa au début du XXe siècle « dans la vallée Josaphat », lorsque Schaerbeek se développe et s’urbanise. Je vous l’ai déjà présenté il y a quatre ans. Curieuse de découvrir l’intérieur d’une maison originale, j’ai suivi cette fois les explications de Cécile Dubois, centrées sur l’Art Déco & le Modernisme, deux styles bien représentés ici, parmi d’autres.

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    La promenade guidée commence à l’église Sainte-Suzanne où les travaux de rénovation ont bien avancé, même si le clocher est encore sous les échafaudages. De l’autre côté de l’église, la cité-jardin et le parc Terdelt (sur l’ancien cimetière de Schaerbeek) avaient une vocation sociale, comme l’école communale. Le quartier des Fleurs était destiné aux bourgeois, qui disposeront d’une école catholique à proximité (Saint Dominique).

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    Il y a 90 ans que Sainte-Suzanne a été inaugurée, le 11 août 1928. Louise Thiéry, épouse du Général Maes mort en 1915, a fourni le terrain et les fonds pour construire cette église en mémoire de sa fille Suzanne décédée en 1914. L’architecte Jean Combaz, fils de l’affichiste Art nouveau Gisbert Combaz, l’a construite dans un style résolument moderne, teinté d’Art Déco.

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    Nous y entrons pour découvrir la verrière du chœur remise à jour – elle avait été occultée ainsi que celles du plafond, parce que l’église avait été jugée trop lumineuse. Je vous renvoie au site Iris monument (Inventaire du Patrimoine architectural) pour l’histoire des vitraux. Le contour en vert, jaune et rouge de cette verrière surprend – des tons très différents des grands vitraux latéraux plus tardifs –, il est d’origine ; la partie centrale a été recréée sur base d’archives.

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    Dans l’avenue des Glycines, nous nous arrêtons devant un immeuble de style paquebot. La guide présente à peu près les mêmes bâtiments que ceux montrés dans mon ancien billet sur le quartier des Fleurs, aussi je préfère noter ici l’une ou l’autre remarque nouvelle, comme la volonté de l’urbaniste, dès le départ, de bâtir dans ce quartier une succession de maisons mitoyennes, par série de cinq, interrompue par un espace de jardin pour maisons trois façades, une sorte de « respiration » visuelle.

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    Voici d’autres éléments de style paquebot, au 55 de la rue des Mimosas : cette villa Art Déco de 1935 présente un grand relief floral sur son pan coupé à l’angle de l’avenue des Héliotropes. Cécile Dubois la compare avec l’hôtel de maître juste en face (au 44), signé Adrien Blomme, construit à la fin des années trente dans un style plus épuré, plus sobre. C’est un choix esthétique et non économique, comme en témoignent les ferronneries aux signes du zodiaque (idem pour la rampe d’escalier à l’intérieur), l’entrée et sa grande verrière, l’aile droite pour les domestiques (aujourd’hui louée séparément), etc.

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    Au 2A de l’avenue des Héliotropes, une villa moderniste à trois façades (Jean De Ligne, 1933) répond davantage aux critères d’un modernisme strict : suprématie de la fonction sur la forme, emploi de volumes géométriques élémentaires, toiture plate, fenêtres en bandeau et matériaux modernes comme le béton armé (source IPA). La porte de garage ajoutée nuit à l’harmonie, mais nous admirons ses fins châssis d’origine « à petits-fers » et aussi la ligne de géraniums sur la toiture-terrasse (ci-dessous, à droite).

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    Beaucoup d’autres arrêts (une maison louée par Magritte et sa dernière maison (photo 2), entre autres) ont été marqués sur ce parcours qui se terminait à l’angle de la rue des Mimosas et de l’avenue des Jacinthes. Nous y sommes entrés dans une maison moderniste de 1935, due à René Ajoux, l’architecte de l’immeuble « Cascade » près des étangs d’Ixelles. A l’extérieur comme à l’intérieur, elle emboîte les arrondis.

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    Un chat et un jeune ginkgo biloba pour nous accueillir dans le jardin, voilà qui me plaît. Il faut aimer l’architecture pour bien conserver une habitation de ce genre ; de nombreux prescrits urbanistiques protègent ce quartier classé, et il n’est pas facile, par exemple, de placer du double vitrage sur des châssis à guillotine.

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    Autre photo de la maison Ajoux sur Iris Monument

    Dès le passage de la porte (arc en plein cintre), nous admirons les courbes, du sol (céramique, parquet en acajou) au plafond qui intègre un éclairage indirect circulaire. Un escalier tournant mène à l’étage. Les nouveaux propriétaires de la maison ont à cœur de respecter son style, ils ont très bien mis ses formes en valeur : canapé arrondi, tables rondes design, luminaires à boules… Un intérieur chaleureux.

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    Source : https://www.banad.brussels/fr/activites/maison-ajoux 

    C’est vraiment sympathique d’ouvrir ainsi sa porte à un groupe d’amateurs du patrimoine, comme lors du dernier BANAD festival, un des plaisirs qu’offrent les Estivales de Schaerbeek, en attendant les Journées du Patrimoine.