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promenade

  • Dans les bois

    « Promenons-nous dans les bois / Pendant que le loup n’y est pas… » Quelques photos souvenirs d’une bonne marche dans les bois, en Brabant wallon. Un bain de nature et quelques questions. La première : quel avenir pour un arbre dont les racines sont à moitié découvertes ?

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    Rendre en photo la grandeur d’un arbre – celui-ci en imposait et par sa taille et par son allure – n’est pas facile. Aurait-il fallu que quelqu’un prenne la pose au pied de ce chêne ?

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    Et voici, au bord du chemin, des charmes « fusionnels », comme les appelle joliment un compagnon de balade. Connaissez-vous le mot « anastomose » ?

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    « Pour le botaniste ou le forestier, le mot anastomose décrit la fusion physique et fonctionnelle des organes de deux végétaux, en général appartenant à la même espèce, et via les racines » (Wikipedia).

  • En famille

    Cela faisait un certain temps que je n’avais plus pris l’avenue de Tervueren des Quatre Bras vers le musée et le parc de Tervuren (sans "e" en néerlandais), je suis ravie de l’avoir retrouvée à nouveau plantée en son milieu – une large bande herbeuse de quarante mètres de large – d’une double rangée d’arbres : cinq cents érables argentés y ont remplacé les marronniers malades.

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    C’était un dimanche de juillet et par un temps bien estival, les pelouses le long du canal accueillaient des familles venues s’installer sur les pelouses pour pique-niquer et profiter de ce cadre verdoyant où prendre l’air et le soleil, bavarder, jouer avec les enfants, promener son chien.

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    A pied ou à vélo, l’endroit est idéal pour se balader. Si l’on veut éviter la foule, qui préfère marcher du côté du musée de l’Afrique, plus ensoleillé, mieux vaut se rendre de l’autre côté du canal, près de la forêt de Soignes, dont les drèves ombragées (photo) sont beaucoup moins fréquentées.

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    On finit tôt ou tard par se rapprocher du canal, attiré par la lumière des plans d’eau et aussi par leurs habitants, canards et oies que je vous ai déjà montrés, et aussi les foulques, qu’on reconnaît à leur tache blanche sur la tête, à la différence des poules d’eau.

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    La surprise du jour, c’était de découvrir, pas loin des nids où certaines couvaient encore, des foulques très occupées à plonger tour à tour pour rapporter de quoi nourrir leurs tout petits, adorables avec leur tache rouge sur la tête qui tranche avec leur duvet tout noir. Un joli spectacle, vraiment !

  • Les magnolias du parc

    Au printemps, je ne voudrais pas rater le moment où fleurissent les cerisiers du Japon de la belle allée en berceau à l’entrée du parc Josaphat, en haut de l’avenue Louis Bertrand. C’était encore trop tôt, le vendredi 22 mars, mais d’autres arbres à grand spectacle jouaient les vedettes.

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    Au carrefour où nous allions traverser, en face du parc, le grand magnolia rose de l’hôtel à l’angle du boulevard Lambermont faisait déjà signe. C’était un beau repère quand je rentrais chez moi après les cours : en attendant que le feu passe au vert pour la traversée, je le contemplais à chaque floraison. Un magnolia semblable, plus grand encore, illuminait alors le jardin de l’école – il l’illumine encore, j’espère.

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    Au bout de l’allée pas encore en fleurs, de part et d’autre du chemin, deux magnolias blancs accueillent les promeneurs qui entrent par ce côté du parc. On les aperçoit d’abord à contre-jour et entre eux, la haute flèche du tir à l’arc. Vue de la grande pelouse, cette blancheur contraste joliment avec le vert brillant des houx près desquels ils ont été plantés.

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    Blanc aussi, mais avec un cœur rose, voici près de l’étang un magnolia plus jeune qui penche vers l’eau. Je ne suis pas la seule à le photographier. D’abord, il sert de gracieux avant-plan pour le pont rustique en rocaille ; ensuite, quand on arrive à sa hauteur, ses pétales jouent merveilleusement avec les étincelles de lumière à la surface de l’étang en contrebas. Un festival d’étoiles.

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    Emprunter le chemin qui remonte à gauche du pont permet d’admirer de loin le massif de forsythias qui sert de faire-valoir à deux superbes magnolias de couleur différente, un rose foncé, un rose clair. Chacune de leurs fleurs forme une coupe précieuse. Un promeneur n’y résiste pas, en cueille une et la dépose sur la paume de sa compagne. Un couple d’arbres harmonieux, où chacun met l’autre en valeur. Qu’ils sont beaux et de loin et de près et aussi quand on les regarde par en dessous ! Quelques personnes se sont installées sur le talus à proximité, elles ont bien choisi leur place.

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    Tout au bout des étangs, il ne reste que les rochers du « paysage alpestre », l’eau de l’ancienne cascade a disparu depuis belle lurette. De là, nous remontons vers les maisonnettes du parc, où s’est installé récemment un atelier de musicothérapie. Nul doute qu’on y entretient des liens de bon voisinage avec le magnolia rose sur le côté.

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    Plus loin, voici encore un magnolia blanc, il a perdu son vis-à-vis. Les vents tempétueux ont fait des dégâts ces derniers mois dans les parcs de la capitale. Près de l’avenue des Azalées, un tronc déraciné exhibe ses racines encore pleines de terre. Il devait avoir un bel âge. Sur le chemin du retour, je lis sur le sol une inscription à la craie : « Ne tue pas la terre » – un nouveau commandement pour notre temps.

  • Pas d'un fil

    En avril, ne te découvre pas d’un fil. Ce dimanche 8 avril, quasi estival à Bruxelles, fait mentir le proverbe : blouses légères et bermudas reprennent du service, la crème solaire aussi, on s’active et on s’installe sur les terrasses d’appartement, c’est le grand appel du dehors.

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    Et si nous allions nous promener au Moeraske ? Personne au jardin partagé près du parc Walckiers, il a du retard par rapport au grand potager un peu plus loin, où les jardiniers ont déjà beaucoup travaillé : la terre est retournée, la haie taillée, les abords nettoyés, ici on est prêt pour la belle saison.

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    Sur la prairie sèche, zone protégée, le printemps reste discret, du vert naissant sur les arbres et arbustes. Du côté des marécages, des branches, des troncs cassés ou couchés accentuent l’impression d’abandon – en fait, cette zone « relique » des milieux humides qui composaient jadis le fond de la vallée de la Senne (la rivière cachée de Bruxelles) protège et nourrit une multitude d’espèces animales tout au long de l'année. (Source : Plan de gestion du Moeraske)

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    En haut d’un talus, voici le dortoir des perruches vertes, leurs grands nids attirent le regard des promeneurs, surtout quand elles en sortent pour fendre l’air avec leur cri strident caractéristique. Sous l’un de ces arbres, un promeneur attire notre attention sur les champignons qui poussent sur des troncs morts, une belle illustration de l’intérêt d’en laisser sur place. Celui-ci porte le beau nom d’amadouvier, si je ne me trompe.

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    Ils ont des formes fascinantes, ces nids géants, quel travail ! Depuis des semaines, j’observe un couple de pies qui a construit son nid en haut de l’érable sycomore sous mes fenêtres, malgré quelques attaques de corneilles. Ce sont des allées et venues incessantes, et en plus des rameaux plus ou moins longs qu’elles s’ingénient à faire passer entre les branches, elles ont même amené des fils de couleur et dernièrement, un énorme ruban en plastique blanc qui a ôté toute discrétion à leur abri ! (Photos 10 mars et 8 avril)

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    Près de l’église Saint-Vincent, il y avait du monde à la pétanque, à la brocante. Nous avons continué sur le sentier de la Renarde, qui passe en bas du clos du Château d’eau, avec ses nouvelles maisons identiques et pimpantes. Quelle belle situation tout près du Moeraske et du parc du Bon Pasteur – pourtant j’ai lu que certains de leurs habitants s’y sentent isolés et craignent les cambriolages. Et voilà le premier arbre rose de notre promenade.

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    Plus loin, dans un jardin de la rue Ranson, par-dessus la haie de forsythias, un magnolia offre sa superbe parure. Je suis toute surprise de remarquer sur les plaques de rue que nous sommes ici à Bruxelles-Ville, comme on appelle couramment la Ville de Bruxelles : cette commune qu'on associe d’abord au centre historique a annexé différents quartiers des communes limitrophes.

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    En effet, nous sommes à Haren, un « village » rattaché à la commune de Bruxelles-Ville, et non à Evere tout proche. Au retour, près de l’entrée d’une petite entreprise, dernier arrêt devant un beau magnolia étoilé, blanc comme neige. Vive le printemps !