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Sculpture - Page 17

  • A la Brafa 2018

    La Brafa (Brussels Art Fair) attire chaque année plus de monde à Tour & Taxis, elle donne l’occasion, rare en un seul lieu, d’admirer des merveilles très diverses. La plupart des galeristes autorisent les photos (sans flash, de qualité approximative), ce qui me permet de partager avec vous un aperçu très partiel de ma visite – les œuvres majeures sont illustrées sur le site officiel.

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    Dans les allées décorées d’innombrables orchidées dans toute la gamme du rose au mauve, l’effet spectaculaire est garanti. A l’entrée, une pente herbeuse plantée de muscaris et de petits cyclamens charme par un arrangement plus naturel. D’une fleur à l’autre, voyez ce simple bouquet d’œillets de Levy-Dhurmer : j’ai aimé sa grâce particulière, l’originalité du vase et du cadrage.

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    © Lucien Levy-Dhurmer, Œillets roses

    On apprend beaucoup dans ce genre de manifestation, on y voit par exemple des peintures d’artistes dont ce n’est pas la spécialité la plus connue. Ainsi, de Majorelle, Jeune femme sous les bananiers et Femme de Bamako, aussi chez Ary Jan ; en fait, il ne s’agit pas de l’ébéniste français de l’art nouveau, mais de son fils, Jacques Majorelle, peintre orientaliste.

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    © Jacques Majorelle, Jeune femme sous les bananiers, technique mixte sur papier

    A la galerie Maeght, je découvre des œuvres sur bois (huile et résine amalgamées) du sculpteur belge Raoul Ubac : Septembre I a la douceur du sable. Chez Philippe Heim, trois portraits de jeunes filles à l’encre noire d’Ousmane Sow, dont vous avez peut-être admiré les grandes sculptures sur le pont des Arts à Paris en 1999.

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    © Ousmane Sow, Jeune fille, encre noire, 1996

    Celui qui a eu la gentillesse de partager son invitation avec moi me fait remarquer la présence discrète du roi Philippe derrière nous, qui se dirige dans une autre direction. On dit qu’il collectionne les théières et il n’en manquait pas de très jolies ici et là, comme celles-ci ornée de fleurs en relief (Bertrand de Lavergne). 

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    Au stand de la Fondation Roi Baudouin, Philippe Wolfers est à l’honneur, comme au musée du Cinquantenaire cette année avec l’exposition Horta & Wolfers, à visiter un de ces jours. On présente ici des carreaux céramiques belges de la collection Roberto Pozzo qui en compte plus de 9000, offerts à la Fondation pour en assurer la conservation.

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    Ici une merveilleuse lampe de 1920, là un splendide vase en Imari orné de bronze doré, mais nous avons choisi de nous arrêter surtout aux peintures et aux sculptures. Un petit Max Ernst, Arizona rouge (1955) attire mon attention chez Philippe David. Claude Bernard présente un bel ensemble de quatre toiles de Jacques Truphemus (1922-2017) qui confirme la tonalité singulière, intimiste et si lumineuse du peintre français dont j’ai souvent lu des éloges et dont je vois des oeuvres pour la première fois.

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    Vue d'ensemble des Truphemus au stand de la galerie Claude Bernard

    Au-dessus de la grande allée, des rubans multicolores répondent au festival des décorations florales – la Brafa ne lésine pas sur les moyens pour séduire les visiteurs et encourager les acheteurs. L’ambiance est festive. Beaucoup de visiteurs profitent des banquettes aménagées dans ce grand jardin de l’art sous toutes ses formes.

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    L’art contemporain, qui a le vent en poupe, est de plus en plus présent à la Brafa, peut-être trop ? Beaucoup de galeristes accueillent l’un ou l’autre artiste actuel dans leur présentation, cela pourrait suffire. Christo, l’invité d’honneur cette année, est présent à beaucoup d’endroits avec de grands dessins préparatoires pour ses célèbres « emballages » – des dessins plus attirants, pour ma part, que ses Three Store Fronts installés près du restaurant.

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    © Carole Solvay, Untitled, 2017 (feathers & mixed media)

    Parmi les œuvres récentes, j’ai aimé une étonnante sculpture de Carole Solvay à base de plumes, comme une énorme éponge ; les Strates en acier corten d’Etienne Viard, né en 1954, dont plusieurs sculptures sont présentées chez AB ; à la galerie Maeght encore, un jeu de portes et de vitres au pastel signé Ra’Anan Levy.

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    © Etienne Viard, Strates, acier corten, 80 cm

    Si vous aimez la sculpture animalière, les bronzes, ne manquez pas cette édition de la Brafa, qui en regorge. De nombreux sculpteurs contemporains continuent à représenter les animaux sauvages, les oiseaux, les félins. Ce magnifique Grand chat assis de Patrick Villas, un Anversois né en 1961, est proposé à vingt mille euros à la galerie Herwig Simons.

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    © Patrick Villas, Grand chat assis, bronze

    Parmi les peintres exposés par Francis Maere, centré sur les Belges des XIXe et XXe siècles, Constant Permeke, Emile Claus (ci-dessous), Gustave et Léon De Smet, Gustave Van de Woestyne – du moins connu Carolus Tremerie, une jolie vue du Béguinage de Gand. Plusieurs oeuvres ont déjà présentées ici lors d’éditions précédentes.

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    © Emile Claus, Le hêtre rouge

    Une très belle vue de bateaux sous la neige de Maurice Sys est mise en valeur chez Jan Muller. J’ai admiré des Spilliaert chez plusieurs exposants, dont une Allée bordée d’arbres dans un cadre de bois très bien choisi, à la galerie Lancz, qui montre aussi une rare aquarelle vénitienne tout en bleu, illustrée sur le site de l’exposant.

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    © Maurice Sys, Vue de port

    Laissez-moi vous montrer encore ce superbe vase monumental en onyx flanqué de deux figures en bronze, admiré chez Victor Werner. La galerie Claude Bernard présente aussi un ensemble d’orfèvrerie époustouflant de Goudji, serviteur de la spiritualité dans l’art - une découverte pour moi.

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    Vase en onyx orné de deux figures en bronze, fin du XIXe s., H. 144 cm

    Plus de place ici pour honorer les antiques, Rubens (sa Diane chez Klaas Muller est une des oeuvres-phares de cette année), le XVIIIe, l’art africain, les bijoux… La Brafa ouvre ses portes à Tour & Taxis jusqu’au dimanche 4 février.

  • Araignée

    Fe spider-louise-bourgeois.jpg« L’araignée, synonyme d’épouvante, de malignité. Et pourtant nous nous aimions, dit l’artiste, facétieuse et grave à la fois, comme à son habitude, semblant tendre un miroir où contempler nos peurs, manquements, hideurs en même temps que nous inviter à partir d’un rire aux éclats de verre. Coupant, sanglant. Dangereux. Plein d’une menace sous-jacente. Ne pas se fier à l’évidence. A qui voudrait voir dans la représentation de la mère une projection des angoisses, de la sensation d’étouffement que celle-ci pouvait susciter en elle, enfant, Louise Bourgeois répond, dans son portefeuille de neuf gravures : « L’ami (l’araignée – pourquoi l’araignée ?) parce que mon meilleur ami c’était ma mère et elle était réfléchie, intelligente, patiente, apaisante, raisonnable, délicate, subtile, indispensable, propre, et utile comme une araignée. Elle savait aussi se défendre, et me défendre moi, en refusant de répondre à de « stupides » embarrassantes et indiscrètes questions personnelles. Je ne me fatiguerai jamais de la représenter. Je veux : manger, dormir, discuter, blesser, détruire… - Pourquoi ? – Mes raisons n’appartiennent qu’à moi. Le traitement de la Peur. » (Louise Bourgeois, Ode à ma mère. Neuf pointes sèches originales, Paris, Ed. du Solstice, 1995.)

    Amie, donc, cette gigantesque araignée osseuse, y compris quand, avec Spider (1997), elle enserre-protège une cellule domestique, à l’abri de laquelle quelques vestiges de tapisserie – du métier de la mère de Louise – défendent encore leur lustre ?

    Audrey Pulvar, La femme

    Louise Bourgeois, Spider, 1997, collection The Easton Foundation, photo M. Geuter
    © The Easton Foundation / Vegap Madrid

    Source : http://mu-inthecity.com/2016/06/louise-bourgeois-cellules-sensibles/

  • La Femme de Pulvar

    A la bibliothèque, j’ai emprunté un album de peinture portant le nom de Audrey Pulvar sur la couverture et ce titre ambitieux, La Femme, qu’elle dédie ainsi : « A ma fille, à ma mère, à mes sœurs, à nous autres », avant de citer Baudelaire et Marylin Monroe en épigraphe.

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    De quoi s’agit-il ? Un avant-propos sur les Guerrilla Girls annonce une approche rebelle : ces artistes et activistes américaines « militent pour la reconnaissance de l’apport des femmes à l’art en général, pictural et plastique en particulier. »

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    Oeuvres des Guerrilla Girls exposées au Museum of Modern Art (MoMA), 2010, Wikimédia Commons

    Pourquoi l’histoire de l’art leur accorde-t-elle si peu de place, et même notre époque ? Qu’il semble interminable, « ce combat pour un – utopique ? – demain plus serein, égalitaire, respectueux de chaque entité, plus instruit de l’universalité des prérogatives de chaque être humain sur lui-même. »

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    Frédéric Bazille, Portraits de famille, 1867 (détail)

    Abondamment illustré, souvent en pleine page, l’album montre la façon dont les artistes, hommes et femmes, ont regardé, dessiné, peint ou sculpté « la femme ». Audrey Pulvar commente ces représentations qui témoignent de la place et du rôle des femmes dans la société et dans l’art, jusqu’à nos jours. Elle interprète les œuvres d’un point de vue féministe.

    L’art reflète une époque : la journaliste observe comment la peinture, conservatrice voire machiste, utilise la femme comme « matière organique », puis évolue vers plus de réalisme, ce qui fait souvent scandale, et enfin se fait plus respectueuse des femmes telles qu’elles sont, de leurs corps réels et non plus sublimés ou fantasmatiques.

    Souvent, quand un essai sur l’art éveille ma curiosité sur une œuvre qu’il ne montre pas, je cherche à la visualiser. Ici, les nombreuses illustrations relèguent au second plan le texte qui interroge leur signification, bien qu’il propose de nombreux rapprochements et des citations intéressantes.

    « Un corps, des hommes », « Un corps, des peurs », « Un corps, une matière », « Un corps, une mère, une femme », « Un corps, l’autre » : sous cette structure assez lâche, Audrey Pulvar, en cherchant à aborder son sujet sous tous les angles, a peut-être desservi son objectif. Les œuvres de femmes artistes restent minoritaires dans ce beau livre, agréable à feuilleter.

     

     

  • Parc Tournay-Solvay

    Méconnu des Bruxellois, le parc Tournay-Solvay ? Je ne le connaissais pas, à vrai dire, avant que Colo puis un reportage télévisé ne m’incitent récemment à cette promenade à Watermael-Boitsfort, au sud-est de Bruxelles, à proximité de la forêt de Soignes et de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Namur. Au début du XXe siècle, l’architecte paysagiste Jules Buyssens a réaménagé le parc autour du manoir d’Alfred Solvay (construit en 1878 pour ce frère du célèbre Ernest Solvay) puis de sa fille Thérèse Tournay-Solvay, un parc racheté par la Région bruxelloise en 1980 pour l’ouvrir au public.

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    Derrière nous, le chemin des Silex, le long de l'étang de Boitsfort

    La voiture garée, nous empruntons le chemin des Silex qui longe l’étang de Boitsfort : de ce côté, une rive fleurie ; de l’autre, la forêt. Les plaques d’acier posées sur le chemin nous intriguent, jusqu’à ce que nous arrivions au chantier de construction d’une villa – elles sont destinées au passage des camions. Quelques rares maisons profitent déjà de cette situation exceptionnelle sur la Promenade Verte. Juste avant l’entrée du parc, nous admirons un ensemble de maisons autour d’une ancienne laiterie, pimpantes et fleuries.

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    Voici d’autres étangs, plus petits, où s’épanouissent des nénuphars, où s’épanche un saule pleureur – le royaume du vert. Au bord du chemin qui mène à la maison des gardiens, quelqu’un a sculpté des souches : des champignons, une tête à longue barbe. Un panneau de Bruxelles Environnement (l’IBGE est gestionnaire du parc) signale une ancienne glacière devenue gîte d’hivernage pour les chauves-souris.

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    « Colchiques dans les prés », la chanson de Francine Cockenpot me revient aux lèvres en marchant vers le verger où certains pommiers promettent une belle récolte. Un peu plus haut, le superbe potager vaut le détour (cueillette réservée aux jardiniers) : capucines, haricots, tournesols, courges, bourraches… J’aimerais rencontrer quelqu’un qui puisse me renseigner sur cette grande plante verte aux feuilles géantes divisées par une belle nervure rouge, très ornementale, sur une des parcelles (voir plus bas).

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    Une mésange charbonnière vient m’en distraire, intéressée par les graines de tournesol encore disponibles. Un long mur de briques contre lequel poussent des fruitiers palissés protège ce potager. Les allées pavées mènent à un bassin central en pierre bleue. Je resterais volontiers ici plus longuement mais nous n’avons encore parcouru qu’une petite partie du parc.

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    Du sentier le plus haut, on a de belles vues vers l’étang entre les arbres, puis on passe sur un pont, entre les grandes courbes des garde-corps en fer forgé, avant d’arriver au château Tournay-Solvay, en restauration depuis des années. Près des barrières du chantier, de grands panneaux expliquent les travaux entrepris et l’objectif à atteindre. Un incendie l’a laissé en ruines en 1982, il reste beaucoup à faire pour lui rendre de sa splendeur.

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    Des arbres remarquables, des allées, des bancs nous attendent au-delà dans ce magnifique jardin à l’anglaise que nous sommes heureux d’avoir découvert en commençant par son côté le plus champêtre et non par la grande grille d’entrée, un accès actuellement gâché par les travaux en voirie, les voitures garées. De curieuses boîtes en bois (projet Out of the Box) annoncent au bord de l’allée une exposition pour sensibiliser au sort des abeilles, dans la Villa Blanche du domaine. « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. » (A. Einstein)

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    Nous nous arrêtons d’abord près de l’impressionnante « Tête Olmèque n° 8 » donnée au peuple belge par le gouvernement de l’Etat de Veracruz. C’est une réplique due à Ignacio Pérez Solorzano (2002), de même hauteur (2m20) que celle trouvée au Mexique à San Lorenzo. Les archéologues y ont trouvé dix têtes colossales de ce peuple précolombien qui a vécu de 1200 à 500 avant Jésus-Christ.

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    Exceptionnelle, la roseraie circulaire en gradins, en haut desquels des bancs accueillent promeneurs et visiteurs contemplatifs, est encore superbement fleurie en cette fin du mois d’août. Entourée par une haie bien taillée, le long de laquelle on se promène sous des arches métalliques où grimpent encore quelques roses, cette roseraie offre un jardin cultivé inattendu dans ce parc décidément très varié. Il n’y manque que l’eau de la fontaine centrale.

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    Sur une grande pelouse d’où l’on découvre un autre côté du Château, en meilleur état, avec ses bandes blanches entre les briques rouges, sont couchés trois gigantesques mégaphones en bois de l’artiste estonienne Birgit Oigus (dans le cadre de la présidence estonienne du Conseil de l’Europe) : RUUP, « un espace privilégié pour penser et écouter », indique le dépliant du parc. C’est très beau dans ce cadre de verdure.

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    La Villa blanche, villa art nouveau destinée aux amis des Tournay-Solvay, abrite aujourd’hui la Fondation européenne pour la sculpture. Jean-François Fourtou, dont les maisons sont aussi « des espaces mentaux, des surfaces de projections pour souvenirs enfouis », y expose « Les abeilles de Bruxelles ». Près de cet univers surprenant en trois dimensions, deux visiteuses font provision de graines dans le fouillis de la plate-bande, en particulier de grandes fleurs roses (non identifiées) entre les cosmos. 

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    Les rois du parc, ce sont ses grands arbres magnifiques, dont certains sont à l’Inventaire du patrimoine naturel de Bruxelles : cèdres du Liban, hêtres pourpres, noisetiers de Byzance, séquoia géant, tilleuls, tsugas du Canada… Mais quelle beauté aussi dans les sous-bois, où la lumière se pose sur des tapis végétaux à la manière des peintures impressionnistes – rappelez-vous, la perception du paysage est culturelle (Alain Roger). Ceux qui s’y promènent reviendront sans doute au parc Tournay-Solvay. En sortant par le chemin des Silex, nous croisons beaucoup de personnes avec leur collation de midi, des habituées, visiblement, de cet endroit idéal pour une pause, par un beau jour d’été.

  • Antoine de Vinck

    La Louvière Keramis (86) Le baiser Vinck.jpg« La figure humaine très stylisée, plutôt archétypale, statique peut devenir buste ; et le buste appelle à son tour le masque. Sensible à l’art ancestral, Antoine de Vinck ne pouvait passer outre cet élément rituel familier de toutes les civilisations.

    La Louvière Keramis (8).JPGLa figuration humaine évolue dans la série des Atlantes vers une asymétrie radicale présentant un profil souvent très éloigné de la forme humaine. Leur appellation et leurs silhouettes découpées évoquent la statuaire africaine et peut-être plus particulièrement celle du Congo, dont l’imaginaire d’Antoine de Vinck a été abondamment nourri (notamment par sa fréquentation du Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren). » 

    Extrait du Dossier de presse de l’exposition « Antoine de Vinck. L’esprit des formes » au musée Keramis, 2016.

    A gauche : © Antoine de Vinck, Le baiser, 1991, grès
    A droite : Vue partielle d'un ensemble Antoine de Vinck au rez-de-chaussée du musée Keramis