Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

art moderne

  • Nocturne

    Melancholia Nocturne.jpgKiki Smith, artiste américaine née en 1954 à Nuremberg, vit et travaille aujourd’hui à New York. Les images et les sculptures qu’elle compose incluent souvent la nature et le corps humain et reprennent les codes du monde de l’enfance pour les charger d’une inquiétante étrangeté. Pour reprendre ses propres mots : « Le corps est notre dénominateur commun, la scène de notre désir et de notre souffrance. Je veux exprimer par lui qui nous sommes, comment nous vivons et nous mourons. »

    Guide du visiteur, Melancholia, Fondation Boghossian, Villa Empain, Bruxelles >19.08.2018

  • Melancholia

    A la Fondation Boghossian, « centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident », Melancholia réunit une quarantaine d’artistes de différentes parties du monde, plus ou moins connus, et 70 œuvres dont plusieurs installations in situ. J’ai aimé flâner dans la Villa Empain, de l’entrée aux salons, d’une chambre à l’autre, puis au jardin, pour découvrir ces variations sur un thème : « Le Paradis perdu, Mélancolies, Ruines, Le temps qui passe, Solitude, Absence ». Quelques œuvres par pièce, de l’espace entre elles, cela permet de bien regarder, de respirer, de ressentir.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne

    « Je n’ai qu’un seul ami, Echo ;
    et pourquoi est-il mon ami ?
    Parce que j’aime ma tristesse
    et qu’il ne me l’enlève pas.
    Je n’ai qu’un seul confident,
    le silence de la nuit ;
    et pourquoi est-il mon confident ?
    Parce qu’il se tait. »

    Sören Kierkergaard

    Ces vers d’accueil à l’exposition introduisent aussi le Guide du Visiteur distribué à la réception : éditée par Louma Salamé, directrice générale et commissaire d’exposition, cette brochure très soignée, illustrée en couleurs, présente un artiste et une œuvre par page, et reprend les citations affichées tout au long de l’exposition.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne 
    © Claudio Parmiggiani, Senza Titolo, 2013-2015 / © KRJST Studio, Orion, 2016

    Sur le marbre du grand salon, Claudio Parmiggiani a amoncelé des têtes antiques, un assemblage « évoquant les ruines de l’antiquité » (Sans titre, 2013-2015). Ces têtes gisant au sol contrastent avec une longue tapisserie qui tombe de la mezzanine, Orion (2016), de KRJST Studio (Justine de Moriamé et Erika Schillebeecks) : les bleus de cette constellation textile, traversée de lumière blanche et d’ombres, correspondent bien au thème de la mélancolie.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne
    © Pascal Convert, Bibliothèque, 2016

    Dans les deux salons à l’arrière, voici d’abord la Bibliothèque de Pascal Convert, une des œuvres les plus marquantes : cinq cents livres de verre, doubles de livres anciens, témoignent des bibliothèques « incendiées par les régimes autoritaires et totalitaires ». Blancs ou rouges, avec des traces de brûlure et des parois éclatées, ces livres sont disposés sur des rayonnages et aussi sur les appuis de fenêtre, ce qui permet à la lumière du jour de les traverser et de leur donner vie. Troublant mélange de destruction et de mémoire. De l’autre côté, de très grandes photos montrent l’absence des Bouddhas détruits par les talibans (Falaise de Bâmiyân, 2017).

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne
    © Giorgio De Chirico, Pomeriggio d’Estate, 1972, Piazza d’Italia, ca. 1970 et
    Alberto Giacometti, Homme à mi-corps, 1965, courtesy Fondation Boghossian, photo Lola Pertsowsky

    A l’étage, dans la Chambre Nord, deux belles toiles signées De Chirico se répondent : sur la place d’Italie, deux personnages, une statue, les ombres et lumières du couchant. Une des dernières sculptures de Giacometti, Homme à mi-corps, « montre un homme à genoux, le regard pensif ». Autres figures de la mélancolie, un doux portrait de femme par Delvaux, un autre avec des vers d’Eluard, deux personnages solitaires de Rops, entre désespoir et ironie.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne
    © Léon Spilliaert, Golfbreker met paal, 1909 / © Norbert Schwontkowski, Phys Experiment, 1995

    Coup de cœur dans la Salle d’Armes, où débute le thème des « Ruines » : à un splendide Spilliaert nocturne, Brise-lames avec poteau, répond une grande toile de Norbert Schwontkowski, Phys Experiment, où un homme se penche au bord d’une falaise pour regarder la chute d’une pierre dans le vide. Belle résonance entre ces deux visions anxieuses du monde, dans des lumières du Nord.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,art contemporain,art moderne
    © Lionel Estève, La beauté d'une cicatrice, 2012
    / © Melik Ohanian, Selected Recordings n°99, 2003

    « Le temps qui passe », comment l’exprimer ? Lionel Estève a coloré en partie des pierres ramassées sur une plage grecque, l’ensemble s’intitule La Beauté d’une Cicatrice. On les regarde, ainsi que la photo d’une île sauvage enneigée sous les nuages (Melik Ohanian) et un paysage contemplatif d’Etel Adnan, Soleil sur le Mont Tamalpais, en entendant des voix, une œuvre audio d’On Kawara, One million years.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Giuseppe Penone, Rovesciare i propri Occhi, 1970

    Le thème de la solitude est traité de diverses manières (Chambre de Monsieur) : peintures typographiques avec des messages sur le visible et l’invisible (Rémy Zaugg), photos de Joseph Beuys, autoportrait de Giuseppe Penone avec des lentilles de contact miroir qui l’aveuglent, lithographies de Martin Kippenberfer, des autoportraits réalisés l’année précédant sa mort. Au sol, Parmiggiani offre un raccourci de la condition humaine : une tête antique sur un livre ouvert – ciel étoilé en double page – à côté d’une petite horloge : l’homme, l’espace, le temps.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Samuel Yal, Dissolution, 2012

    On s’interroge parfois sur le rapport entre certaines œuvres et le sujet de l’exposition. Dissolution de Samuel Yal, une mosaïque de fragments de céramiques suspendus, suggère l’explosion d’un visage dans l’univers. Mais l’œuvre conceptuelle de Jef Geys, une liste de !vrouwenvragen ? (questions de femmes), ici en anglais, quel rapport ? Idem pour la drôle de table à jouer de Barbara Bloom.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Constant Permeke, Torso, 1938 / © Paul Delvaux, Nuit sur la mer, 1976

    Dans la Chambre de Madame, les tentures sont entrouvertes sur un Torse de Constant Permeke qui voisine avec une grande toile de Delvaux, Nuit sur la mer. Une autre œuvre de Parmiggiani rappelle les livres de Convert au rez-de-chaussée : des silhouettes d’objets brûlés sur des étagères, du blanc au noir. Noirs aussi, les bas de soie qu’enfile une femme assise, sur une peinture de Marlene Dumas. A côté, dans le Boudoir, Lamia Ziadé a rassemblé quelques meubles et objets dans un petit coin intime, l’alcool et la cigarette semblent y meubler la solitude, avec ces drôles de volutes de fumées en céramique.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Lamia Ziadé (détail)

    Une installation « à la Mondrian » d’objets ménagers en plastique bleu, jaune et rouge m’a semblé incongrue à proximité d’une vidéo de quelques minutes d’Eli Cortiñas, Fin (2010) : c’est la fin d’un film, montrée en boucle : un homme et une femme se tenant par la main s’enfoncent dans un paysage de neige – vont-ils disparaître ?

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Abdelkader Benchamma, The unreachable part of us, 2018 

    J’avais manqué, en entrant dans la villa, tout de suite à droite, l’œuvre spectaculaire d’Abdelkader Benchamma, The unreachable part of us : sa fresque en noir et blanc couvre entièrement les murs de la pièce. Le spectateur est plongé dans un univers sans début ni fin, invité à cadrer lui-même des motifs en mouvements, des vibrations, les vides et les pleins d’un paysage abstrait, sans repères.

    melancholia,exposition,villa empain,fondation boghossian,peinture,culture,textile,installations,photographies,art contemporain,art moderne
    © Christian Boltanski, Animitas, 2016-2018 / © Tatiana Wolska, Atrakcja, 2018

    « J’ai eu successivement tous les tempéraments : le flegmatique dans mon enfance, le sanguin dans ma jeunesse, plus tard le bilieux et j’ai enfin le mélancolique qui probablement ne me quittera plus. » (Giacomo Casanova) N’oubliez pas de faire un tour au jardin si vous allez voir Melancholia, plusieurs œuvres intéressantes, discrètes ou spectaculaires, y sont installées. L’exposition de la Fondation Boghossian est visible à la Villa Empain jusqu’au 19 août 2018.

  • Couleur pure

    Léger La création du monde.jpg« Le sujet détruit, il fallait trouver autre chose, c’est l’objet et la couleur pure qui deviennent la valeur de remplacement.

    Dans cette nouvelle phase, la liberté de composition devient infinie. Une liberté totale qui va permettre des compositions d’imagination où la fantaisie créatrice va pouvoir se révéler et se développer.

    Cet objet qui était enfermé dans le sujet devient libre, cette couleur pure qui ne pouvait s’affirmer va sortir. Il devient le personnage principal des nouvelles œuvres picturales. »

    Fernand Léger, Un nouveau réalisme, la couleur pure et l’objet (Conférence au MoMA de New York, 1935 in Fonction de la peinture, Gallimard, 2004)

    Fernand Léger. Le Beau est partout, Bozar, 9.2 > 3.6.2018

    © Fernand Léger, Elément de décor pour La Création du monde, Ballets suédois, 1923

     

  • Le Beau est partout

    Fernand Léger (1881-1955) a souvent déclaré que « le Beau est partout », c’est le titre de la rétrospective qui vient de s’ouvrir à Bozar, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. « Le Beau est partout, dans l’ordre de vos casseroles, sur le mur blanc de votre cuisine, plus peut-être que dans votre salon XVIIIe ou dans les musées officiels. » Ou encore, dans un rapprochement entre le tableau et la photographie, « Le Beau est partout autour de nous, il fourmille, mais « il faut le voir », l’isoler, l’encadrer par l’objectif. »

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture
    © Fernand Léger, Le Transport des forces, 1937, 4,7m x 8m. Adagp, Paris 2017 /
    CNAP / Photographie Yves Chenot

    On découvre d’abord une peinture monumentale, Le transport des forces, une toile de huit mètres sur cinq créée pour l’Exposition universelle de 1937. Les courbes de la nature y contrastent avec les formes géométriques du monde moderne. La peinture de Fernand Léger explore et réinvente le monde, ses objets, ses figures, dans une esthétique très reconnaissable « jouant sur l’opposition des formes et des couleurs, de l’aplat et du modelé, jusqu’à l’abstraction » (Guide du Visiteur, source des citations).  

    Ce n’est pas encore le cas dans La couseuse (1910), peut-être un portrait de sa mère, mais déjà la rupture avec l’impressionnisme est claire, et aussi l’influence de Cézanne. Avant d’appliquer sa mécanique « tubiste » à tout ce qu’il rencontre, Léger a cherché sa voie du côté du cubisme, à sa manière, comme le montre La noce avec son cortège autour des mariés (première toile exposée au salon des Indépendants en 1911, encore proche de Picasso).

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture
    © Fernand Léger, Le Mécanicien, 1918. Huile sur toile, 65 x 54 cm © Adagp, Paris 2010

    Le peintre veut rompre avec « la peinture sentimentale ». Prenant exemple sur les objets industriels, il veut aboutir à un tableau « propre » au « fini » soigné – « les formes lisses de l’industrie traduisent la mécanisation de la vie moderne, qui transforme les êtres et les choses ». Elément mécanique montre sa façon de peindre les volumes en dégradé de gris, comme les courbes de son Mécanicien à moustache qui porte une bague et fume le cigare.

    Devant les œuvres de Fernand Léger, je perçois deux sortes de peintures que j’appelle en moi-même les claires et les sombres – une différence de tonalité, d’ambiance, due à la part du blanc et du noir. Distinction sans doute absurde chez ce peintre ami des couleurs pures, comme on peut le voir dans le beau Disque de 1918 (Madrid). Claire, la toile Le Pont du remorqueur « dégage une impression d’harmonie qui repose sur l’équilibre entre les lignes, les volumes et, surtout, les couleurs auxquelles Léger conférait une valeur constructive » (Thierry Saumier, Sud-Ouest). Sombre, la Nature morte, A. B. C., typique des années 1920 où le peintre introduit des lettres et des bribes de mots dans ses compositions. 

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture
    © Fernand Léger, Le Pont du remorqueur, 1920, huile sur toile 96,5 x 130 cm © Photo S. K.

    Fernand Léger est à l’occasion illustrateur – Rimbaud, Cendrars – ou décorateur : il peint des décors pour L’inhumaine de Marcel Lherbier. Le cinéma est pour lui « l’art de la modernité par excellence ». On peut voir à l’exposition son film Ballet mécanique (réalisé en 1924) où les objets, le rythme, le cadrage, tout concourt avant tout au mouvement. Le peintre aimait beaucoup Charlot et en a construit une marionnette en planchettes de bois peint qu’il désarticule joyeusement. Plus loin, des écouteurs offrent le son d’une des « sept séquences oniriques » du film Dreams That Money Can Buy de Hans Richter où Léger anime des éléments de mannequins en guise de personnages.

    Une grande salle est consacrée au cirque et à la danse, « l’apogée du spectacle populaire ». « Rien n’est aussi rond que le cirque », écrit Fernand Léger, et il le montre : costumes pour « La Création du monde » avec les Ballets suédois ; lithographie en jaune avec le mot « Cirque » sous un visage de clown, la bouche béante ; magnifique Cirque Medrano ! Par ici, les trapézistes, les cyclistes, les acrobates, les danseurs… On s’assied pour explorer l’énorme Composition aux deux perroquets où les corps s’empilent. 

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture
    © Fernand Léger, Le Cirque Médrano, 1918, Legs de la Baronne Eva Gourgaud, Collection Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne, Centre de création industrielle © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Jacques Faujour/Dist. RMN-GP © SABAM Belgium 2018

    Une salle d’angle illustre l’intérêt constant de Léger pour la photographie (à son arrivée à Paris en 1900, Léger était assistant photographe). En 1930, la designer Charlotte Perriand photographie des objets ramassés sur la plage ou en forêt (silex, rochers, neige, bûches…) Les dessins qu’ils inspirent à Léger « témoignent d’une sensibilité nouvelle aux formes naturelles, loin de l’esthétique de la machine ».

    L’architecture, elle, est le domaine des structures géométriques et de la couleur. Léger collabore avec plusieurs architectes et vise un art mural, « collectif et populaire ». Autres champs d’exploration : la céramique (commencée à Biot, où se trouve le musée national Fernand Léger), la mosaïque, le vitrail (maquettes pour l’église du Sacré-Cœur à Audincourt).

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture
    © Fernand Léger, La lecture, 1924, Huile sur toile, 113,5 x 146 cm
    Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, RMN-Grand Palais / Jacques Faujour © ADAGP, Paris

    La figure humaine est traitée par le peintre comme n’importe quel objet, on le voit bien dans La lecture aux volumes cernés de noir, contrairement aux formes claires des Deux femmes debout. Toute sa vie, Léger défend des valeurs humanistes et prône « un art pour tous ». Réfugié aux Etats-Unis en 1940, il adhère au parti communiste à son retour en 1945,  sans devenir pour autant « un peintre de parti ». Il illustre le poème Liberté de Paul Eluard. Les loisirs, à la fin du parcours, résument bien sa volonté de traiter des sujets populaires.

    Vous avez jusqu’au 3 juin prochain pour visiter Le Beau est partout. Le souvenir du Grand déjeuner de Fernand Léger vu à La Boverie m’a incitée à visiter cette exposition, d’abord montrée au Centre Pompidou-Metz l’an dernier. Toutes les œuvres montrées à Bruxelles ne sont pas de cette veine, mais on y voit quelques chefs-d’œuvre comme Les grands plongeurs noirs ou Les constructeurs (cinq mètres sur deux), spectaculaire hommage aux travailleurs. « Pourtant ce tableau offert à la CGT a été refusé par le syndicat qui estimait que le « peuple » ne le comprendrait pas. La CGT était alors adepte du réalisme socialiste stalinien. » (Guy Duplat dans La Libre

    le beau est partout,fernand léger,exposition,bozar,bruxelles,peinture,art moderne,culture

    Cette rétrospective montre bien le cheminement du peintre et on y apprend, à la fin, que Léger a longuement enseigné et même ouvert sa propre école en 1934, l’Académie de l’art contemporain. Ont fréquenté son atelier Maria-Elena Vieira da Silva, Louise Bourgeois, Nicolas de Staël, entre autres, et même Gainsbourg. A la sortie du Palais, un clin d’œil : sur la palissade entourant le chantier de construction voisin, on a copié des motifs de Fernand Léger et certains visiteurs n’hésitent pas à prendre la pose devant cette fresque colorée surmontée par une grande grue jaune – on reste dans le ton.

  • Dignement

    musée L (10).jpg« Quand vous avez accompli dignement la tâche qui vous donne votre pain quotidien, fermez le guichet et prenez votre violon d’Ingres. »

    Frans Van Hamme

    Bernard Van den Driessche, Le legs Frans Van Hamme à l’origine de notre musée, Le Courrier n° 32, 1er décembre 2014 - 28 février 2015, Musée de Louvain-la-Neuve / musée L.

    © Rik Poot, Buste de Frans Van Hamme, 1954