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ville - Page 2

  • Réenchanter

    roux,léopoldine,from brussels with love,exposition,art contemporain,bruxelles,schaerbeek,maison des arts,couleurs,peinture,sculpture,installation,culture,cartes postales,ville« Elle voit la vie en rose et la ville en couleurs. Chez elle, le rose est associé au Pays des Merveilles. On peut rêver pour nos villes. »

    roux,léopoldine,from brussels with love,exposition,art contemporain,bruxelles,schaerbeek,maison des arts,couleurs,peinture,sculpture,installation,culture,cartes postales,villeClaude Lorent, Colorier pour réenchanter les gens et les lieux (La Libre Belgique, 30/11/2016)

     

    Léopoldine Roux,
    From Brussels with love
    ,
    Maison des Arts, Schaerbeek > 11/12/2016

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  • From Brussels

    From Brussels with love : Léopoldine Roux a posé ses couleurs à la Maison des Arts de Schaerbeek. Depuis quelque temps, sa carte postale de la rue Royale éclaboussée de jaune (l’affiche de l’exposition) me tire l’œil ici ou là, et j’ai donc poussé la porte de cette belle maison en retrait de la chaussée de Haecht dont je vous ai déjà parlé ici. Post-minimalisme et antiforme, les deux termes s’appliquent aussi à cette artiste française : elle se collette avec la peinture avant tout pour jouer avec la matière, avec les couleurs. Un art ludique.

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    Une série de vieilles cartes postales de Bruxelles sont accrochées dans le hall d’entrée, dans un cadre doré, des vues noir et blanc auxquelles elle redonne vie par petites touches de couleurs. Bulles multicolores dans les parcs bruxellois, pagode pâtissière au bout de la rue de la Régence, boules de crème dans les arcades du Cinquantenaire, Léopoldine Roux réinvente la ville. Des couleurs sur les stores autour de la place de Brouckère, aux abords de la prison de Saint-Gilles – du vernis à ongles ! (L’artiste avait fait parler d’elle en colorant ainsi les taches de chewing-gum sur un trottoir.)

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    © Léopoldine Roux, From Brussels with love, 2016 (vernis à ongles et collage sur cartes postales anciennes)

    Dans la salle à manger de la Maison des Arts, sur un meuble, une cheminée, de grosses mottes blanches ou roses mettent une note incongrue. Ces sculptures brillantes, disait une animatrice à un groupe d’enfants en visite, Léopoldine Roux les couvre de peinture pour voiture (laque carrossier sur enduit et polyuréthane). Des antiformes, assurément.

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    A droite : © Léopoldine Roux, White Escaped, 2016 (laque carrossier sur enduit et polyuréthane)

    Aux murs du premier salon, des images anciennes, le plus souvent des portraits. Elle y a posé du rose, du bleu ou du jaune, sur les visages surtout (laque ou vernis à ongles). A l’inverse, près d’une fenêtre, deux petits personnages ont pour tête une grande tache de couleur, dont le premier propriétaire de la Maison des Arts (ancienne Villa Eenens).

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    © Léopoldine Roux, Général Eenens Color Suicide / Marcel Duchamp Color Suicide , 2016 (laque et collage sur papier)

    Sur le parquet du salon rose, Pot(e)s d’atelier : une ronde de verres, céramiques et faïences. Léopoldine Roux a superposé des pots, des bols, des tasses qui portent les traces de couleurs, de mélanges, où reste l’un ou l’autre pinceau, en une joyeuse parade de formes design. Sur la cheminée du salon rose, du rose, forcément, et aussi au milieu d’une partition sur le piano.

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    © Léopoldine Roux, Pot(e)s d’atelier, 2015-2016 (peinture sur verres, céramiques et faïences)

    Mais c’est le vert qui a pris place à la bibliothèque, en harmonie avec ses boiseries : deux grandes toiles de trois mètres de haut s’y font face, intitulées Promenade#62 et #63, fouillis de petits points verts, bleus et blancs. Un seul livre sur un rayonnage : Alice au pays des merveilles en format de poche, ouvert et recouvert des mêmes couleurs, Livre de Promenade.

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    Tout a été conçu « in situ » en 2016, et jusque dans le jardin, puisque la fontaine, rebaptisée La laguna de Schaerbeek, crache une eau vert bleu (pigments biodégradables, un type d’intervention dont elle a l’habitude comme on peut le voir sur son site). En sortant pour la photographier, en ce dernier jour de novembre, j’ai eu l’impression d’entrer dans une carte postale revisitée à la manière de l’artiste, vous voyez ?

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    © Léopoldine Roux, From Brussels with love, 2016 (vernis à ongles et collage sur cartes postales anciennes)

    Je ne savais rien de Léopoldine Roux en entrant à la Maison des Arts, aussi ai-je feuilleté les pages de son site pour me renseigner. Née à Lyon en 1979, elle a étudié à Rennes et à La Cambre, elle habite Bruxelles depuis plus de dix ans. A la radio, Pascal Goffaux a bien présenté son travail (« Bande de curieux », à écouter ici).

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    http://www.etvonweb.be/86818-art-bruxelles-dantan-ravive-de-couleurs-et-de-poesie-par-leopoldine-roux

    « La peinture en liberté, je la pratique quotidiennement et sans interdit. Une peinture décomplexée et élastique dans l’espace temps. » Si vous aimez les couleurs acidulées, « la couleur sortie du support », si la grisaille vous pèse, si la légèreté vous tente, il reste quelques jours pour découvrir la fantaisie de cette artiste contemporaine à la Maison des Arts jusqu’au 11 décembre (entrée libre).

  • Bistrots

    meganck,marc,bruxelles disparu,patrimoine,urbanisation,ville,démolitions,transformations,culture,photos anciennes,histoire« Combien de bars fermés seulement au cours du vingtième siècle ? Le Repos de la Montagne, A la Jambe de Bois, Au coin du diable, Chez Jeannine, Le Bossu, Au vieux Château d’Or… Ou, plus récemment, The Bank, Blues Corner, PP Café, Le Mont Chauve, L’Epsom, Chez Marcel, Le Klashkop, L’Aqueduc… Quand un bistrot ferme définitivement ses portes, les habitués sont jetés à la rue, à nouveau livrés à eux-mêmes. Ils évoluent hagards dans une ville qui leur paraît très agressive comparée à la chaleur qui régnait autour du zinc. Ces hommes et ces femmes sont souvent des gens du quartier, parfois des voisins. Un microcosme gentiment imbibé. Un club très fermé. Car on en est ou on n’en est pas. Le bistrot de quartier a toujours été le lieu de rassemblement d’une famille recomposée, une fratrie forgée dans le liquide et l’immobilisme. Alors, quand tout s’arrête, c’est un petit monde qui s’effondre, un groupe qui se disloque à jamais. »

    Marc Meganck, Bruxelles disparu

    (Source de l'illustration)

  • Bruxelles disparu

    En couverture de Bruxelles disparu (2013), un petit livre déniché à la librairie de la Fondation Civa, le Mont des Arts tel qu’il se présentait au début du XXe siècle, « tout en ondulation et en respiration » comme l’écrit Marc Meganck. Pour commenter les cartes postales et vues anciennes de la capitale belge, qui n’a cessé de changer en deux siècles, l’auteur a laissé de côté la nostalgie pour répondre à la question : « qu’y avait-il ici autrefois ? »

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    70 pages sont consacrées à Bruxelles-Ville (comme on appelle souvent la commune centrale dite Ville de Bruxelles, code postal 1000) et presque autant aux autres communes bruxelloises (la région de Bruxelles-Capitale en compte dix-neuf) – un second tome est paru chez le même éditeur dans la même perspective : « Soixante sites pour un deuxième rétro-voyage dans un Bruxelles disparu ».

    Ce livre richement illustré s’ouvre sur des aquarelles de Jean-Baptiste Van Moer, vers 1870 : on y voit une ville encore médiévale où coule la Senne, « la rivière indissociable des origines de Bruxelles ». On pense à Bruges, à Gand, qui ont préservé leurs eaux vives, tandis que la Senne, devenue « un véritable égout à ciel ouvert » a disparu sous la ville entre 1867 et 1871, lors du « voûtement de la Senne ».

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    Source : http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/03/bruxelles-au-fil-de-leau-quand-elle-se.html 

    Vers 1900, « le plus vaste magasin de nouveautés du Royaume », les Grands Magasins de la Bourse, s’adressaient à « la mère de famille sage, la femme élégante, l’homme aux goûts raffinés ». Plus tard viendront Au Bon Marché, A l’Innovation, le Grand Bazar puis les Galeries Anspach, tous disparus à l’exception de l’Inno, comme on l’appelle familièrement, devenue Galeria Inno en 2004. On peut ici les retrouver en images.

    Des aspects moins connus sont évoqués dans Bruxelles disparu, comme les urinoirs : édité en 1910, l’Indicateur des Urinoirs de Bruxelles annonçait « un Tableau officiel des Urinoirs et des chroniques, articles et nouvelles littéraires se rapportant à l’Urinoir et à son histoire ainsi qu’à l’Art de bien uriner » ! Indiquait-il aussi des toilettes pour dames ? Aujourd’hui, le site de la Ville renseigne les emplacements des uns et des autres.

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    Source : http://www.bruegel-marolles.be/fr/accueil.html

    Des rues ont été rayées de la carte de Bruxelles, des îlots parfois, chassant leurs habitants comme dans le quartier populaire des Marolles, à l’impasse des Escargots « 23 maisons, 64 ménages, 188 habitants (dont 78 enfants) » –, déclarée insalubre : « L’ancien escalier d’accès donne désormais sur un intérieur d’îlot aménagé en plaine de jeux. »

    Et aussi des bâtiments remarquables : le palais de Granvelle rue des Sols, sacrifié dans les années 1930 pour la Jonction Nord-Midi ; la Maison du Peuple conçue par Victor Horta, démolie en 1965 « malgré une pétition de quelque 700 architectes d’une soixantaine de pays » pour faire place à une hideuse (c’est mon avis) tour de bureaux de 26 étages.

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    La Maison du Peuple (Victor Horta) / Source : http://www.ebru.be/Architectuur/archvolkshuis.html

    Certains changements ont embelli la ville, comme la transformation du « carrefour de l’Europe », près de la Gare Centrale, une zone longtemps non bâtie et que j’ai connue comme un immense parking à ciel ouvert, non loin de Sainte-Gudule. Dans les années 1990, on y a construit un ensemble de bâtiments « pastichant le style traditionnel de l’Ilot Sacré », dont un hôtel à deux pas de la Grand-Place. « Et pour une fois, c’est réussi ! » ajoute Max Meganck.

    Jusqu’en 1972, on pouvait même garer sa voiture sur la Grand-Place, ce qui semble incroyable aujourd’hui (un des épisodes du feuilleton des zones piétonnes à Bruxelles, dont le dernier, il y a quelques jours, a été l’annonce d’aménagements du « grand piétonnier » voulu par l’actuelle majorité à Bruxelles-Ville, en réponse aux protestations nombreuses et au désastre économique pour certains commerces).

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    Poste centrale, place de la Monnaie (1896) / Source : portfolio Le Soir

    Dans les années 1960, l’imposant Hôtel des Postes et des Télégraphes de la place de la Monnaie est rasé avec tout un îlot et remplacé par un immeuble de 63 mètres de haut, le Centre administratif de la Ville de Bruxelles. Une dizaine d’années plus tôt, au pied de la Colonne du Congrès, la place des Panoramas, « but de promenade très prisé » pour sa « superbe vue sur le bas de la ville », disparaissait en bonne partie pour « faire place au vaste complexe de bureaux de la Cité Administrative de l’Etat ».

    Construction de bureaux, « tout à l’automobile », ce sont peut-être les deux tendances les plus lourdes de toutes ces transformations à partir de 1950. On est aujourd’hui très loin (très près, diront les mauvaises langues) du « Trafic zéro » à l’époque de la traversée de Bruxelles et de la Belgique racontée par Octave Mirbeau dans La 628-E8 (1907), du nom de la plaque minéralogique de sa Charron-Girardot & Voigt : « Il décide de là où il veut aller, de ce qu’il veut voir, de snober telle rue, tel quartier. Comme le piéton solitaire, il s’arrête où il veut. »

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    Source : http://ebru.be/ebruretro/bruxelles-retro-1000e-avenue-louise.html

    On se promenait volontiers à la Belle Epoque sur l’avenue Louise, près du Bois de la Cambre, avant qu’elle ne devienne peu à peu une quasi-autoroute urbaine (aujourd’hui mise à mal par la fermeture du tunnel Stéphanie, en réparation, ce qui engendre des embouteillages à toute heure du jour pour traverser le goulet vers la place Stéphanie). Bâtiments, rues, passages, espaces verts, lieux de divertissement, Bruxelles disparu nous montre la ville comme elle n’est plus. De quoi raviver la mémoire des anciens, de quoi étonner les autres.

    J’ai appris beaucoup de choses et bien sûr, c’est le passé des endroits où je passe régulièrement qui a le plus éveillé ma curiosité : le pont du chemin de fer au-dessus de l’avenue de Tervuren, près duquel je prenais le tram ; la tour Martini, où je me rendais au Théâtre National avec mes élèves, avant le déménagement au boulevard Jacqmain ; l’escalier de la Bibliothèque, que j’emprunte encore près du Palais des Beaux-Arts ; le Palais des Sports remplacé par le Brusilia à Schaerbeek ; le solarium d’Evere, là où se font face aujourd’hui deux hypermarchés concurrents très fréquentés.

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    Source : http://www.schaerbeek.be/se-detendre-schaerbeek/patrimoine-tourisme/histoire-commune/palais-sports

    Vous vous souvenez de Baronian : « Bruxelles, c’est le fantôme d’une ville qui s’appelle Bruxelles... » ? Dans une notice intitulée « Regards d’écrivains », Marc Meganck donne la parole à Camille Lemonnier (La Belgique, 1888), enthousiaste devant la transformation de Bruxelles dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, et à Jean Fayard (Bruxelles, 1928) qui s’insurge contre le nouveau Bruxelles. « Dans Bruxelles, choses à faire (1920), Pierre Tempels semble pourtant avoir trouvé le ton juste (…) : « Tout cela est fini. Nous avons changé nous-mêmes autant que nos maisons et nos rues. »

  • Vu du toit

    Lors de la visite guidée qui m’a permis de monter en haut de la tour de la RTBF, l’an dernier – elle est à nouveau au programme des Estivales 2016 à Schaerbeek, ne tardez pas pour vous inscrire –, voir la ville de là-haut m’avait vivement impressionnée. J’ai eu récemment l’occasion de découvrir mon ancien quartier du toit d’un immeuble de onze étages, par une belle journée, et les photos que j’ai prises me donnent l’occasion de partager avec vous ce point de vue si différent de celui qu’on a en rue.

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    Habiter en ville, plus qu’à la campagne il me semble, c’est voir régulièrement changer son environnement : il y a toujours un chantier quelque part, une nouvelle construction, rénovation, transformation… La restauration longtemps attendue de l’église Sainte Suzanne, dont je vous ai déjà parlé, près du quartier des Fleurs, progresse visiblement. Sous les bâches se prépare une surprise fort attendue de ceux qui la connaissent, la restauration de la verrière originale à l’arrière du chœur, occultée vers 1950 parce que « l’éblouissement des fidèles nuisait au bon déroulement des cérémonies religieuses » (Inventaire du patrimoine architectural).

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    La photo suivante montre la proximité du parc Josaphat, poumon vert des Schaerbeekois, dominé par le Brusilia, cet immeuble-tour à l’entrée de l’avenue Louis Bertrand, construit vers 1970 à l’emplacement d’un ancien palais des sports – on s’interroge aujourd’hui sur les arguments qui ont justifié l’octroi du permis de bâtir. A l’arrière-plan, avec son antenne, la Tour des Finances qui a beaucoup gagné grâce au nouvel habit de verre dont on a recouvert le béton d’origine.

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    Si vous êtes un habitant de Schaerbeek familier de G*** Earth (qui fait définitivement mentir l’adage « vivons heureux, vivons cachés »), vous n’ignorez pas l’étonnant bétonnage de certains intérieurs d’îlots : beaucoup de jardins à l’arrière de maisons ou d’immeubles ont été sacrifiés pour permettre la construction de garages, de bureaux, d’ateliers, voire d’entrepôts. En 2006, Inter-Environnement Bruxelles s’était penché sur le problème, qui reste d’actualité puisqu’on lit dans ce rapport qu’à Schaerbeek, « 50 ou 70 % des demandes de permis concernent des aménagements en intérieur d’îlot. »

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    Sur cette vue panoramique, en suivant l’horizon de gauche à droite, on aperçoit d’abord les tours de bureaux du quartier Nord, puis la fameuse « plus haute tour résidentielle de Bruxelles » édifiée près du canal, une énormité dont on cherche en vain l’esthétique architecturale – ses eaux usées se déversent-elles encore dans la Senne ? Silence radio dans les médias depuis le communiqué de la RTBF en septembre 2015.

    Il vous faudra sans doute agrandir la photo pour reconnaître, à l’arrière d’une grue, la coupole de la basilique de Koekelbergh (notre Sacré-Cœur à nous, Bruxellois). Dans l’axe, on peut admirer plus en avant la toiture de l’Hôtel communal de Schaerbeek, de style néo-Renaissance flamande, reconstruit après l’incendie qui l’avait ravagé au début du XXe siècle.

    A droite, on voit émerger d’un autre espace vert plus lointain (le parc de Laeken) les tours gothiques de Notre-Dame de Laeken, où se trouve la nécropole de la famille royale belge. A droite des boules de l’Atomium, voici l’arrière du château royal de Laeken, avec sa pelouse bien dégagée entre les arbres.

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    Vous retrouvez tout cela sur la photo suivante, qui montre mieux encore l’étendue du domaine royal de Laeken. Plus loin, la cheminée de l’incinérateur de Bruxelles lâche un petit panache de vapeur. Ici apparaît une autre réalité urbaine, la proximité des habitations privées et des immeubles de bureaux. Leurs toitures plates, on l’espère, seront un jour toutes végétalisées, comme on commence à le faire ici et là, et c’est particulièrement appréciable en intérieur d’îlot.

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    Inscriptions : asbl.patris@gmail.com

    J’habite Schaerbeek depuis près de quarante ans, il est donc probable que vous qui ne connaissez pas cette commune bruxelloise regarderez ces clichés d’un autre œil. N’hésitez pas à les commenter, je serai curieuse de lire vos impressions.