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schaerbeek - Page 4

  • Nouvelles venues

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    Si je vous parle des belles de trottoir, vous pensez peut-être à tout autre chose qu’à ces nouvelles mosaïques découvertes dans notre quartier.

    Format pavé pour le renard et la rose : quel joli clin d’œil de fans du Petit Prince !

    Merci.

     

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    Les tons pastels de cette dalle mosaïque au colibri traverseront les saisons, au-delà du printemps.

    En regardant ma photo de plus près, je me demande tout à coup si c’est une mosaïque ou un trompe-l’œil. Le joyeux feuillage a l’air peint, les carreaux très alignés…

    Peu importe au fond : l’œil s’y arrête et l’on sourit au colibri.

     

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    Parmi les nouvelles venues, celles-ci forment un charmant duo :

    la rose et la grenouille.

    Reste à écrire une fable pour raconter leur histoire 

    – celle d’un renard transformé en grenouille ?

  • Signes du printemps

    Nous sommes au printemps et cela fait quelques semaines que j’en grappille les signes annonciateurs. Ce camélia était déjà couvert de fleurs à la mi-février, un arbuste qui me rappelle toujours les deux qui m’avaient été offerts peu après notre emménagement. Malheureusement, sur mon jardin suspendu, ils n’avaient pas franchi l’hiver, malgré leur protection. On a planté de nouveaux camélias dans les jardinets du quartier, de différentes couleurs. En pleine terre, ils devraient prospérer comme celui-ci.

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    Et puis sont apparus les crocus, bien sûr, si jolis quand ils forment des bouquets serrés au pied d’un arbre. On en plante de plus en plus dans les espaces publics et c’est un plaisir de les voir égayer en quelques jours une pelouse restée tristounette tout l’hiver d’un joyeux plumetis blanc, jaune et mauve. On se réjouit aussi d’y voir les premières abeilles s’enivrer de pollen.

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    Au début du mois de mars, nous avons eu un jour de soleil radieux comme il nous en a beaucoup manqué depuis le début de l’année. Quel bonheur alors de retrouver les magnolias du parc Josaphat, leurs fleurs prêtes à s’ouvrir ! Le massif de forsythias faisait déjà son effet sur une pelouse qui accueillait ses premiers amateurs de sieste dans l’herbe.

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    D’habitude, les perruches à collier sont en bande et elles filent dans le ciel en poussant leurs cris stridents. Cette perruche verte solitaire était si affairée à grignoter ses friandises, des bourgeons naissants pleins de sève, j’imagine, que j’ai pu la photographier de près bien à mon aise.

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    Même si les jours gris restent bien plus nombreux que les jours de lumière, on se réjouit en se promenant  d’apercevoir de loin les premiers arbres en fleurs et de s’en approcher. Le joli rose des prunus en particulier, si pimpant près des arbres encore nus, et qui annonce, dans quelques semaines, le festival des cerisiers du Japon autour du square.

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    Ce magnolia planté près d’une jolie maison aux châssis rouges qui le protège des vents forts a été le premier dans le quartier à déployer sa parure. Ses coupelles art nouveau sont si séduisantes avec leurs nuances de rose et de blanc. A présent, un tapis de pétales rappelle que la beauté est éphémère en ce monde, une offrande appréciée de ceux qui vivent là et de ceux qui passent par là.

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    Une surprise pour terminer : un cacatoès blanc prenait l’air, juché sur une branche dans un jardinet de l’avenue voisine. Il semblait ravi que nous nous arrêtions pour l’admirer et faire un brin de causette, pendant que sa maîtresse lui caressait le cou content d’être dehors, comme nous.

  • Encore et encore

    A la Maison des Arts de Schaerbeek, l’exposition Encore et encore. Rituels d’artistes, interroge leurs pratiques et aussi les nôtres, par ricochet. Certaines personnes ont plus de rituels que d’autres, nous en avons tous : des gestes, mouvements, actions qu’on répète quasi obsessionnellement. Ils font partie du jour après jour de l’existence. Quel sens leur donner ? Pourquoi continuer ? A travers les rituels d’une douzaine d’artistes, l’exposition montre à la fois les protocoles qu’ils se sont donnés et les œuvres ainsi créées au fil des jours, voire des années.

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    ©  Sahar Saâdaoui, Le rituel du bonheur & Alphabet (vue partielle)

    Dans le hall d’entrée, Just My Luck, une fresque de billets à gratter de la Loterie nationale interroge le rituel du jeu. Au centre, on le voit mieux en prenant du recul, on lit les les lettres de « BINGO ! ». Depuis six ans, Katherine Longly (°1980) & Cécile Hupin (°1987) collectent des tickets grattés et y observent les traces des joueurs et joueuses « comme les empreintes d’un rituel intime ». Certains grattent avec frénésie, d’autres patiemment ou ne s’intéressent qu’au code QR. Elles y ont vu des profils individuels, des écritures, des gestuelles répétées. Leur analyse de ce rituel, une manière de tenter sa chance, est racontée dans un livre publié en 2023.

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    © Katherine Longly & Cécile Hupin, Just My Luck, 2017-2023, fresque installée in situ

    « Le rituel du bonheur » de Sahar Saâdaoui (°1986) est tout différent. Au centre de la pièce, dans une table-vitrine, une partie de son « dictionnaire » donne la clé d’un travail basé sur la « translation », minutieux, rigoureux, raffiné, subtil. Sur un quadrillage tracé à la main, elle a conçu ce « dictionnaire » où l’alphabet se change en chiffres (sa passion) : chaque lettre s’inscrit dans un carré de 4 sur 4, les intersections sont marquées d’un point, ce qui donne un nombre de points fixe par lettre. Ce code lui sert à agencer ses compositions sur papier (photo ci-dessus) ou sur soie, en jouant sur les couleurs, les matières.

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    ©  Sahar Saâdaoui, Alphabet x 26 code, 2015,
    Collage, acrylique, papier, 63,5 x 46,5 cm

    Les vidéos des dix écrans installés dans la salle à manger nous font entrer dans un rituel beaucoup plus intime. Laurent Quillet (°1989) filme depuis 2015 le moment où il dit « au revoir » à ses proches, un projet intitulé Détachement. J’ai eu la chance de suivre une visite guidée en présence des artistes et je n’imaginais pas à quel point l’émotion allait me gagner en l’écoutant raconter comment son projet était né et l’aidait à vivre. Dans cette embrassade rituelle se nichent un contact fugace, un nombre de bises qui varie, la présence avant l’absence, l’espérance de se revoir, la crainte de la mort. C’est personnel et universel, bouleversant.

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    ©  Laurent Quillet, Détachement, 10 vidéos

    Les rituels sont un recommencement pour apprivoiser le temps, l’espace, ou les deux. Juan d’Oultremont (°1954) « pratique la collection » d’objets improbables ; ce qui l’intéresse, c’est de « ramener sur le terrain de l’art des choses qui ne sont pas de l’art ». Claude Viallat (°1936) décline une « forme » peinte sur toutes sortes de tissus. Katherine Longly se photographie tous les jours à la même heure depuis juin 2009, « un pied de nez à l’oubli ». A l’affiche de l’exposition, des photographies d’objets de Barbara Iweins (°1974) : pendant quatre ans, à la suite d’un divorce et d’un déménagement, elle a photographié « pièce par pièce, tiroir par tiroir » tout le contenu de sa maison, 12795 objets, d’où Katalog 2017-2022.

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    ©  Barbara Iweins, Katalog (détail)

    Une fois de plus, la Maison des Arts réussit à transformer un thème a priori mystérieux en parcours étonnant et passionnant, à la rencontre d’artistes contemporains. Allez-y, vous verrez le travail entrepris par Côme Lequin (°1989) avec ses chaussures, ce que peint Yves Gobart (°1973) chaque matin en arrivant à l’atelier, l’Ode à la souche (d’arbre) de Marie Van Elder (°1965), une série née sur la côte sauvage en Californie du Nord, un autre artiste avec un ensemble de peintures qui fera l’objet d’un billet complémentaire. C’est à découvrir en prenant le temps de lire l’affichette de présentation ou le petit catalogue illustré (5 €).

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    ©  Roman Opalka, détail OPALKA 1965/1 - ∞, 50 photographies offset en bichromie, 32 x 26 cm. Collection privée

    En fin de parcours, les cinquante autoportraits en noir et blanc de Roman Opalka (1931-2011) prêtés par un collectionneur privé révèlent un protocole immuable : visage neutre, col de chemise blanche, cadrage identique. Photo imprimée sur une double page en regard avec un nombre auquel elle correspond. A partir de 1965 (ici la période, de1972 à 2008), il a peint des suites de nombres pour « manifester le temps, son changement dans la durée, celui que montre la nature, mais d’une manière propre à l’homme ». Un portfolio impressionnant.

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    (Textes & prétextes, 4 x 4 ans)

  • Perspective

    canal,schaerbeek,vilvorde,promenade,aménagements,espaces verts,nature,mobilité,salangaanbrugOn est parfois surpris de découvrir des endroits bien connus dans une tout autre perspective, comme ici, depuis la rive droite du canal à Vilvorde où nous étions en balade.

    Quel ne fut pas mon étonnement, en observant la structure métallique du pont de Buda, pour l’instant sans tablier, de la voir encadrer dans le lointain un gratte-ciel bruxellois à la silhouette très reconnaissable. La photo est un peu floue (prise en zoomant avec le téléphone).

    Visible à sa gauche, le dôme du Palais de Justice le confirme : c’est bien la Tour des Finances au Botanique !

  • Le canal à Vilvorde

    Pour les Schaerbeekois, se rendre à Vilvoorde en région flamande, c’est d’abord passer devant de nombreux sites industriels implantés le long du canal. Je vous ai déjà montré les abords du pont Van Praet et le Yacht Club où on peut prendre un repas agréable en regardant les bateaux. C’est de ce côté qu’on emprunte en voiture l’avenue de Vilvorde (un « o » de moins en français) un peu en retrait du canal : elle change de nom à la limite entre la région bruxelloise et Vilvoorde, pour devenir « Schaarbeeklei » (avenue de Schaerbeek).

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    Minoterie Ceres, avenue de Vilvorde (Photo : Inventaire du patrimoine)

    Une importante minorité francophone  (37,7 %, selon Wikipedia) habite Vilvorde où est né l’actuel premier ministre belge, Alexander De Croo. Beaucoup d’anciens Bruxellois s’installent dans cette ville flamande où les prix de l’immobilier sont plus accessibles, à proximité de la capitale. Vilvorde fut longtemps associée au nom de Jean-Luc Dehaene, un ancien premier ministre, qui en fut le bourgmestre au début du siècle et encouragea son développement. Dix mille habitants de plus depuis l’an 2000 !

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    L'arrêt du Waterbus à Vilvoorde-centrum

    En allant nous balader, dans les derniers jours de juin, à l’arrière du quartier de la Schaarbeeklei, nous ne nous attendions pas à nous retrouver si près de grands espaces verts près du canal. Nous découvrons d’abord le point de départ du Waterbus qui circule entre Vilvorde et Bruxelles-centre (tous les jours durant l’été, c’est noté) : « un transport en commun interrégional agréable, confortable et hors embouteillages qui permet de se déplacer sans stress dans la zone fortement encombrée du ‘canal de la Senne’ entre Bruxelles, Schaerbeek, Neder-over-Heembeek et Vilvoorde » (Site du Waterbus).

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    Partout, des allées accueillent les promeneurs, piétons et cyclistes – on en croise qui passe à toute vitesse, visiblement des habitués de la mobilité dite douce. Sur la rive, d’anciens entrepôts sont à l’abandon, d’autres se reconvertissent en ateliers ou en logements. De nouveaux immeubles sont déjà habités, avec des terrasses donnant sur le canal. Il fait très calme au bord de l’eau en cette après-midi sans soleil, juste à la bonne température pour flâner et s’asseoir dehors.

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    Salangaanbrug : une nouvelle passerelle cyclo-piétonne 

    Nous découvrons une nouvelle passerelle réservée à ceux qui veulent passer d’une rive à l’autre du canal à pied ou à vélo, entre le domaine des Trois Fontaines sur la rive gauche et le quartier résidentiel Quatre Fontaines sur la rive droite. En plus des escaliers, des ascenseurs la rendent accessible à tous. Ouvert en février dernier, ce pont mobile, le « Salangaanbrug », porte le nom du « du totem scout de Frederik Vanclooster, jeune homme accidentellement décédé par noyade à quelques mètres de là » (la salangane est une sorte d’hirondelle), disparu dans la nuit du réveillon de 2020 (une chute accidentelle suivie d’une hydrocution).

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    Sur la passerelle, on n’entend heureusement pas le bruit de la circulation sur le viaduc de Vilvorde, bien connu de tous les automobilistes qui empruntent le ring de Bruxelles. Je n’imaginais pas du tout ce paysage en contrebas. La tranquillité du site contribue au charme d’une balade sur la rive. Rien à voir avec le trafic incessant des deux côtés du canal entre le pont Van Praet et le centre de Bruxelles, aux quais aménagés pour la promenade, mais trop bruyants et pollués pour que ce soit agréable d’y flâner.

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    On aperçoit de loin la silhouette du pont de Buda, un pont levant industriel qui relie Neder-Over-Heembeek à Haren, actuellement fermé pour travaux de réparation. Il a été percuté par une péniche à la fin de l’année dernière et on ignore encore quand il pourra être utilisé à nouveau. L’ouverture de la passerelle cyclo-piétonne de Vilvorde est donc tombée à point pour ceux qui se rendent au travail à vélo. (Un autre pont, celui qui enjambe le canal Bruxelles-Escaut à Humbeek (Grimbergen), vient d’être endommagé par une péniche – les bateliers seraient -ils aussi distraits par leur téléphone ?)

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    Nous sommes revenus sur nos pas par le quartier des Quatre Fontaines, « un nouveau quartier de la ville avec un espace pour vivre, travailler et se divertir » (4 Fonteinen). Ce développement mixte de la ville tout près du canal est plus sympathique qu’une zone industrielle ou qu’un quartier de bureaux, même si l’on craint, en voyant les bannières sur la berge, qu’on y construise une succession d’immeubles à appartements tout le long, au détriment des espaces verts.

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    Près d’immeubles très colorés, voici une fontaine à jets d’eau très attirante pour les enfants, un point de fraîcheur pour l’été. Nous passons le petit pont sur la Senne – la rivière de Bruxelles (voûtée dans le centre) est bien plus large ici que près du pont Van Praet où elle sort à l’air libre – et nous empruntons l’allée qui la longe. Un coup d’œil aux imprimés photographiques des façades d’une société qui s’est donné carrément comme objectif de créer du bonheur, il fallait oser.

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    Merci aux amis qui nous ont fait découvrir ce nouveau visage de Vilvorde tourné vers le futur. Ces aménagements le long de la Senne et du canal invitent à faire le plein de verdure, de calme et d’air frais. Qu’on y aille en vélo (fiets) par la Kanaalroute (fietsroute), en bateau avec le Waterbus ou à pied, tout simplement.