Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Textes & prétextes - Page 346

  • Nouer des liens

    EHôtel communal (31).JPGn visitant l’Hôtel communal de Schaerbeek à la découverte de ses collections, nous n’avons pu entrer cette fois dans la salle des mariages, un magnifique décor pour nouer des liens durables.

    Hôtel communal (32) détail.jpg

     

    Juste en face, dans le « Hall des bourgmestres », non loin d’un banc ouvragé, se dresse une belle sculpture d’Edouard Fiers, Le lien d’amour.

     

     

     

     

     3 septembre :
    Jour du souvenir à Webbekom-Assent,
    en hommage à Hilaire Gemoets, résistant fusillé le 3/9/1944.
    Et cette année, nous irons aussi sur les tombes des sept hommes d’équipage
    du Lancaster III JA976 « S for Sugar » abattu à Webbekom le 26/4/1944.

     

  • Collection communale

    En plus des promenades guidées du dimanche, vous l’aurez vu sur le programme des Estivales 2016, l’asbl PatriS (Patrimoine de Schaerbeek) organise des visites plus courtes le jeudi à midi trente. Yves Jacqmin nous y a donné un aperçu des collections artistiques de Schaerbeek à l’Hôtel communal, dont l’inventaire comporte plus de 1600 œuvres – la liste des artistes est disponible sur le site de la commune, non illustrée. (Désolée pour la très mauvaise qualité des photos prises sur place.) 

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Au premier étage de l'Hôtel communal, bustes des anciens bourgmestres de Schaerbeek.

    Lors de l’agrandissement de l’Hôtel communal après l’incendie de 1911, on a prévu une salle pour les exposer – j’y ai vu plusieurs expositions intéressantes, il me semble qu’elles sont moins fréquentes ces dernières années – mais des peintures et des sculptures sont visibles un peu partout dans l’Hôtel communal, les plus précieuses à l’abri dans les cabinets du bourgmestre et des échevins.

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Les trois Parques
    par Egide Rombaux (dans le fond, Jeune Hollandaise de Eugène Smits)

    La visite commence par celui de l’échevin de l’Etat civil, qui a gardé son décor historique depuis 1887, l’incendie ayant surtout affecté l’aile droite de l’ancien bâtiment. « Le plus beau », affirme l’échevin, qui nous présente les œuvres les plus remarquables dans cette pièce, en rapport avec les différents âges ou états des personnes. Un magnifique ensemble sculpté par Egide Rombaux (1865-1942) décore le manteau de cheminée (ci-dessus) : Les Trois Parques, en bois de citronnier. On doit notamment à ce sculpteur la statue de Gabrielle Petit place Saint Jean et celle du Cardinal Mercier devant la cathédrale.

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Vitraux aux fenêtres du cabinet de l'échevin de l'état civil

    Symboles aussi des trois âges de la vie (enfance, maternité, vieillesse), ces trois figures fines et élégantes s’inspirent de la Renaissance italienne, comme les pilastres des lambris (en bois de Hongrie, ce que des visiteurs roumains ont contesté). Aux fenêtres donnant sur la place Colignon, des vitraux illustrent les quatre saisons – les vitraux de l’Hôtel communal parlent de sa construction (escalier d’honneur) et évoquent à chaque fenêtre la symbolique des différentes pièces. Parmi les tableaux accrochés ici, une Jeune Hollandaise par Eugène Smits, un verger en fleurs d’Yvonne Vonnot-Viollet (nièce de Viollet-le-Duc, épouse d’Oswald Poreau).

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Classe des filles
    de Dagmar Furuhjelm

    Nous passons dans le cabinet des Travaux Publics où on peut admirer de grandes peintures « de qualité muséale ». D’abord l’étonnante Classe des filles de Dagmar Furuhjelm (1868-1918). Cette Finlandaise, qui a séjourné en Belgique, a peint l’atelier réservé aux filles, distinct de celui des garçons, à l’académie alors située dans la petite rue des Secours. Le modèle se tient dans la lumière, face à la verrière exposée au nord. Des jeunes filles dessinent, peignent, sculptent ; dans l’angle, un artiste donne des conseils. Très beau rendu des couleurs et de la lumière, une œuvre pleine d’atmosphère.

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Forge par Maurice Langaskens

    Spectaculaire aussi, « La procession du quinze août à Heist » de Jan Verhas, où quatre jeunes filles en robe bleue, suivies par des enfants en blanc et des religieuses, portent une statue de la Vierge. Sur le trottoir, des gens s’arrêtent pour les regarder passer. Une image d’un passé révolu. Et puis voici des vaches dans une prairie peintes par Alfred Verwée, qui savait « travailler » ses ciels, et d’autres vitraux anciens aux fenêtres, des allégories du Commerce, de l’Industrie… Deux jolis marbres près de la cheminée, dont un Nu de Pierre Theunis – beaucoup de sculpteurs avaient leur atelier à Schaerbeek au XIXe siècle.

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Cheval sculpté par G. Devreese, devant une toile de C. Barthélemy

    Le cabinet de l’Economie renferme plusieurs œuvres animalières : d’Eugène Verboeckhoven, qui a souvent peint des moutons, une étonnante meute de loups ; un intérieur d’étable de Jan Stobbaerts ; près d’un cheval en bronze de Godefroid Devreese (vous vous souvenez du vase Bacchanale de l’avenue Louis Bertrand ?), une scène très enlevée signée par un Ardennais, Camille Barthélemy. Le linteau de cheminée porte une vue de Forge rougeoyante de Maurice Langaskens ; le monde du travail, des usines, est aussi le sujet traité par Oswald Poreau, juste à côté. 

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Le géographe par Léon Frédéric

    J’arrête ici l’énumération : cette première partie de la visite illustre assez l’intérêt et la diversité des collections schaerbeekoises, vouées surtout aux artistes qui ont habité la commune ou y avaient leur atelier. Yves Jacqmin nous a emmenés ensuite au premier étage, où il y a aussi de belles choses à voir. Dans les couloirs, les tableaux sont souvent mal éclairés – « Le Géographe » de Léon Frédéric reçoit une meilleure lumière dans un escalier latéral – mais on peut tout de même y apprécier, entre autres, des vues de Schaerbeek, notamment de la place des Bienfaiteurs ou de l’ancienne église Saint-Servais qui se trouvait à mi-hauteur de l’avenue Louis Bertrand (et qui a abrité l’école de dessin avant d’être démolie).

    schaerbeek,collections communales,peinture,sculpture,vitraux,hôtel communal,artistes,ateliers,culture,estivales,2016,visite guidée
    Paysage par Euphrosine Beernaert (très mal éclairé)

    De notre guide passionné par l’histoire de l’art à Schaerbeek, j’ai apprécié entre autres les observations sur les femmes artistes, trop longtemps empêchées d’exercer leur art ou cantonnées dans des genres mineurs. Merci à lui de s’être arrêté devant un beau paysage boisé d’Euphrosine Beernaert (1831-1901), « une rareté » de cette paysagiste ostendaise, dans le style de l’école de Barbizon.

    * * *

    Du 12 au 18 septembre à la Maison des Arts : "Peintures, sculptures, dessins, portraits, scènes historiques et mythologiques… autant d’œuvres néoclassiques issues de la collection communale et à découvrir dans les salons et bibliothèque de la Maison des arts." (Schaerbeek Info)

  • Ouette d'Egypte

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture« L’ouette d’Egypte habite toute l’Afrique subsaharienne, la vallée du Nil et le sud de la Palestine. Une petite population vit dans le sud de l’Angleterre où l’espèce a été introduite au XIXème siècle, et une autre plus restreinte existe aux Pays-Bas, originaire d’oiseaux échappés de parcs. »

    Source : Oiseaux.net qui vous en dit tout et où vous pouvez écouter son cri, son chant.

     

    Photo T&P : Etangs du Rouge-Cloître, Bruxelles (17.8.2016)

  • Tous les verts

    Au printemps, ils sont plus frais, plus acides, mais les verts de l’été, en août, ont aussi bien du charme. Au Rouge-Cloître, une après-midi : tous les verts, toutes leurs nuances, se mêlent. Où qu’il se pose, l’œil prend un bain de couleurs et de formes, de lumière et d’ombre.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    A la surface glauque des bassins, le long de l’abbaye, des grenouilles en grand nombre, immobiles.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Nous sommes à l’entrée de la Forêt de Soignes ; se promener au Rouge-Cloître, c’est, autour des étangs, regarder le soleil jouer dans les feuillages. Le grand nid des cygnes est encore visible, près du chemin, mais ils se sont réfugiés de l’autre côté du petit étang des Clabots.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    La prêle des bois s’étend par endroits comme une rivière moussue au pied des troncs, légère, aérienne, élégante.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    A contre-jour, un arbrisseau se dessine, vert vif contre vert sombre. J’aurais voulu vous montrer le superbe martin-pêcheur au bord de l’eau, mais il s’est envolé trop vite.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    On plante çà et là de jeunes pins sur les talus, leurs aiguilles vert bleu contrastent avec le feuillage des arbres voisins. Le bois mort laissé sur place nourrit la biodiversité.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Sous la surface verdie des étangs, des formes sombres en mouvement, parfois plus claires : les étangs du Rouge-Cloître abritent « la brème, la tanche, la carpe, le gardon, le rotengle, l’épinoche, la perche, le brochet ou la rare bouvière » (Bruxelles Environnement).

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Du chemin, on suit le fil de l’eau, entre les branches basses et les haies.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Puis on revient vers la Maison du Meunier, où le lierre grimpe sur le toit – une maison souvent peinte, certains l’appellent la maison de Bastien.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Près de la ferme, un dindon parade, on ramène les ânes. Dans les espaces de loisirs aménagés à l’arrière, les enfants montent à l’assaut d’un beau trois-mâts.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Le site est aujourd’hui soigneusement préservé. Plusieurs zones non accessibles constituent l’une des réserves naturelles de la forêt de Soignes.

    rouge-cloître,auderghem,bruxelles,abbaye,étangs,nature,forêt de soignes,promenade,culture

    Une promenade au Rouge-Cloître est toujours bienfaisante et en particulier, sous un ciel d’azur. Au sud de Bruxelles, c’est un endroit très cher aux amateurs de verdure.

  • Mon pavillon

    MonksHouse devant le pavillon.jpg
    "Devant le pavillon de gauche à droite : Angelica Bell, Vanessa Bell, Clive Bell,
    Virginia Woolf, Maynard Keynes et les jambes de Lydia Lopokova"

    « Mon pavillon est abattu ; le nouveau est en cours de construction dans le verger. Il y aura de larges portes en façade ; et une vue directe sur Caburn. Je pense dormir là en été. » En décembre, le nouveau pavillon, avec un nouveau fruitier à l’étage était terminé. Pour onze livres, une petite terrasse de briques fut ajoutée en 1935, et devint le lieu de prédilection pour rassembler les amis dans des chaises longues, pour bavarder, prendre le thé et regarder le jeu de boules.

    Monks House le bureau de Virginia photo Caroline Arber.jpg
    "Le bureau de Virginia. Les chemises cartonnées portent des étiquettes écrites de sa main, des dossiers de travail pour ses romans"
    Photo © Caroline Arber

    La livraison qui sauva la vieille femme d’un débat sans fin avec Virginia sur l’existence de Dieu était une grande caisse contenant « un vaste bureau » qu’elle avait acquis pour six livres et 10 shillings. « Ce n’est pas un bureau ordinaire, comme vous pourriez en trouver un à Londres ou à Edimbourgh, et qu’on voit chez tout le monde quand on va déjeuner ; celui-ci est accueillant, plein de caractère, fiable, discret, très réservé. »

    Caroline Zoob, Le jardin de Virginia Woolf