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musées royaux des beaux-arts

  • Baudelairienne

    Portraits (33).JPGJaime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
    D’où semblent couler des ténèbres,
    Tes yeux, quoique très noirs, m’inspirent des pensers
    Qui ne sont pas du tout funèbres.

    Tes yeux, qui sont d’accord avec tes noirs cheveux,
    Avec ta crinière élastique,
    Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
    Amant de la muse plastique,

    Suivre l’espoir qu’en toi nous avons excité,
    Et tous les goûts que tu professes,
    Tu pourras constater notre véracité
    Depuis le nombril jusqu’aux fesses ; 

    Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
    Deux larges médailles de bronze,
    Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
    Bistré comme la peau d’un bonze,

    Une riche toison qui, vraiment, est la sœur
    De cette énorme chevelure,
    Souple et frisée, et qui t’égale en épaisseur,
    Nuit sans étoiles, Nuit obscure !

    Baudelaire, Les promesses d'un visage

    © Charlotte Beaudry (1968-), Sans titre, Collection privée

    Promesses d'un visage, Musées royaux des Beaux-Arts, jusqu'au 15 juillet 2018

     

  • Promesse de visages

    « Promesses d’un visage, L’art du portrait des primitifs flamands au selfie », c’est le titre en français de l’exposition Promises of a Face aux Musées royaux des Beaux-Arts (MRBAB) – l’affiche en anglais cible les touristes ; j’ai saisi l’occasion de revoir des peintures tirées des réserves, entre autres de feu le Musée d’Art moderne. A voir à Bruxelles jusqu’au 15 juillet.

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    « Memling, Rubens, Van Dyck, Gauguin, Ensor, Chagall, Delvaux, Bacon, Tuymans, Borremans, Fabre, Vanfleteren… À travers cette exposition, le visiteur redécouvrira dans un nouveau contexte certains chefs-d’œuvre des Musées royaux des Beaux-Arts. Les maîtres anciens y dialoguent avec les créations les plus contemporaines et les célébrités d’hier et d’aujourd’hui se côtoient de façon inédite. » (site des MRBAB)

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    On aperçoit d’en haut en arrivant le « troupeau » de Jan Fabre, un ensemble spectaculaire d’autoportraits en bronze ou en cire, une vingtaine, à différents âges, tous affublés d’oreilles ou de cornes animales, non sans ironie : « L’autoportrait comme une aspiration vers ce qui est étrange et autre. » Ils font face à des autoportraits de peintres de différentes époques.

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    Ecole des Pays-Bas méridionaux, Paysage anthropomorphe. Portrait d'homme, seconde moitié du XVIe s., MRBAB, Bruxelles

    Puis l’accrochage est chronologique, des portraits anciens, parfois flanqués d’une œuvre contemporaine (comme la photo d’un sans-abri par Serrano près d’un portrait du XVe siècle), aux portraits modernes. Pas de panneaux explicatifs ; les peintures et quelques sculptures sont groupées par type – portraits de famille, portraits royaux, épouses d’artistes, enfants…

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    Lambert Suavius (attribué à), Portrait de Guillaume de Norman le jeune ?, vers 1540, MRBAB, Bruxelles

    Devant les portraits de bourgmestres flamands ou ceux des archiducs Albert et Isabelle par Cornélis de Vos, on repense à ce qu’écrivait Baudelaire dans Le peintre de la vie moderne, un passage lu près du Portrait de Guillaume de Norman le jeune (des citations et notices sont proposées tout au long du parcours sur des feuillets collés au mur avec un adhésif, voir ci-dessus) : « (…) la plupart des beaux portraits qui nous restent des temps antérieurs sont revêtus des costumes de leur époque. Ils sont parfaitement harmonieux, parce que le costume, la coiffure et même le geste, le regard et le sourire (chaque époque a son port, son regard et son sourire) forment un tout d’une complète vitalité. »

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    Rembrandt, Portrait de Nicolaes van Bambeeck, 1641, MRBAB, Bruxelles

    Après une longue série de portraits masculins, parfois accompagnés de celui d’une épouse ou d’une famille, je m’arrête devant deux peintures magistrales : l’une signée Frans Hals, Portrait de Johannes Hoornbeek, professeur à l’université de Leyde, un livre à la main, date de 1645 ; l’autre, Portrait de Nicolaes van Bambeeck par Rembrandt, de 1641 (ci-dessus). Des visages qui vivent, des personnalités perceptibles en plus d’un statut social.

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    Jean Delville, Portrait de la femme de l'artiste, 1916, MRBAB, Bruxelles

    Il faut attendre les XIXe et XXe siècles pour plus de liberté ou de fantaisie dans la représentation et souvent pour des sujets féminins, quoique Femme en gris (1904), le premier portrait de Nel par Rik Wouters soit fort austère par rapport à la façon dont il la montrera plus tard. Jean Delville peint sa femme dans une pose très souple, rêveuse, plus rassurante que le Portrait de madame Stuart Merrill aussi appelé Mysteriosa.            promesses d'un visage,portraits,exposition,musées royaux des beaux-arts,bruxelles,peinture,sculpture

    Paul Gauguin, Portrait de Suzanne Bambridge, 1891, MRBAB, Bruxelles

    Gauguin a trouvé des bleus et des roses délicats pour le portrait de Suzanne Bambridge (1891), dont les parents s’étaient installés à Tahiti. Cette peinture vient d’être restaurée. Non loin, Femme lisant et fillette de Van Rysselberghe (1899) date de la même époque – portraits ou scène de genre ? –, les deux façons de peindre sont très éloignées l’une de l’autre.

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    Léon Spilliaert, Profil, 1907, Encre de Chine, craie rouge et bleue sur papier, MRBAB, Bruxelles
    Edouard Agneessens, La flamande, ca. 1867, huile sur toile ovale, MRBAB, Bruxelles

    Parfois l’association de deux tableaux n’est que formelle : entre Profil de Spilliaert et La Flamande d’Agneessens, quelle différence de peinture et d’univers aussi ! Quarante ans séparent ce portrait symboliste et le tondo de belle facture classique.

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    Louis Gallait, Simonne Bucheron à trois ans, 1872 / Louis Faider à trois ans, 1879, MRBAB, Bruxelles

    Louis Gallait a peint Simonne Bucheron à trois ans en 1872, Louis Faider au même âge en 1879. La fillette regarde sur le côté, sa pose est assez naturelle, celle de son chien aussi, tandis que le gamin et son chien sont campés tout droit. Lui est en promenade, avec son bâton, elle à l’intérieur, près d’un fauteuil. Stéréotypes du genre.

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    Georges Verbanck, dit Geo, Fillette affligée, bois polychrome, 1917, MRBAB, Bruxelles

    L’ensemble contient de belles choses, de grands noms, il m’a paru pourtant hétéroclite ; les rapprochements ne permettent pas vraiment de comprendre comment a évolué la peinture du portrait. Avec ces 160 œuvres sélectionnées dans les collections, comme l’écrit Guy Duplat, l’exposition offre « une balade comme un autoportrait du musée, avec un fil assez ténu » (La Libre Belgique).

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    Au niveau – 3, entre autres activités ludiques, des feuillets sont à disposition pour écrire un commentaire
    à coller avec un adhésif près d’une reproduction (ils ne sont pas tous aussi sympathiques).

    Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de visiter le Musée d’art moderne avant sa fermeture, c’est l’occasion d’en découvrir certains chefs-d’œuvre, quoique hors contexte. Pour tout le monde, c’est l’occasion d’une trouvaille ou l’autre, par exemple, pour moi, cette sculpture de Geo Verbanck si expressive, Fillette affligée. Ou encore de s’exprimer par écrit à la sortie de cette exposition conçue comme un « libre parcours » (Michel Draguet).

  • L'entretien

    MRBAB Axell L'entretien (2).jpgAprès sa première exposition individuelle en 1967, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, les Musées royaux des Beaux-Arts ont acquis L’entretien d’Evelyne Axell (1935-1972), une œuvre de 1966 visible actuellement (« Moderniteit à la belge »).

    Il y a un an, l’exposition « Pop impact Women artists » à Namur mettait à l’honneur cette artiste namuroise à la vie si brève, ainsi que six autres femmes artistes marquantes du Pop Art.

    « Les figures féminines reviennent régulièrement dans l’oeuvre d’Axell.
    Elles sont ses sujets de prédilection. Il s’agit en fait pour l’artiste, de réfléchir à l’image de la femme qui était jusqu’alors dictée par le regard masculin. »

    (Alicia Hernandez-Dispaux).

    Evelyne Axell, L’entretien, 1966, MRBAB © ADAGP, Paris - SABAM - Belgium 2016.

  • Aux Musées royaux

    Que peut-on voir aux Musées royaux des Beaux-Arts (MRBAB) en ce moment ? La modernité « à la belge », une petite expo autour de 14-18, des « Iconotextures » récentes de Thierry De Cordier. Tout cela ne nous rendra pas le Musée d’Art moderne, mais les deux premières expositions revisitent les collections du XXe siècle, c’est l’occasion de revoir des œuvres sorties des réserves.

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    A l’entrée de « 14-18. Rupture ou Continuité ? », Marthe Donas, avec Nu couché n° 1-4, illustre le cheminement de la peintre vers l’abstraction. Du dessin de nu académique, elle passe au dessin stylisé, puis à ses lignes de force, jusqu’au dessin abstrait – démonstration. Cette sélection de peintures et sculptures explore les « changements et constantes de l’art belge entre 1910 et 1925 » autour d’un espace multimédia, Digital Experience : des écrans tactiles sur table permettent, en sélectionnant une vignette (détail), de détailler chaque oeuvre et de se renseigner sur son contexte, de manière interactive.

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    George Minne, Mère et enfant IV

    Derrière un buste du premier conservateur du musée, une grande photo montre comment des œuvres pillées dans des musées français ont été entreposées pendant la grande guerre à Bruxelles. Un visage de soldat, L’église de Nieuport en ruines (Achille van Sassenbrouck), un dessin terrible de La Cathédrale de Reims (Jules De Bruycker) évoquent la guerre, mais la plupart des œuvres illustrent surtout la diversité des choix artistiques belges au début du XXe siècle. Mère et enfant, un marbre de George Minne (ci-dessus), peut encore être relié au contexte historique de 14-18. La simplification des formes donne sa force à cette œuvre symboliste où une mère et son enfant s’étreignent. A côté, une tragique Pietà d’Albert Servaes.

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    Gustave De Smet, L'été (détail), ca. 1925

    Après la guerre, l’expressionnisme flamand s’épanouit : voici L’été de Gustave De Smet, L’étranger de Constant Permeke. Et, plus d’avant-garde, l’abstraction avec Marthe Donas, Karel Maes, des objets-collages de Paul Joostens et une grande huile géométrique de Jozef Peeters, entre autres. Si certains peintres belges sont influencés alors par le futurisme italien (Prosper de Troyer, Jules Schmalzigaug), d’autres suivent la voie du fauvisme : La femme au piano de Ferdinand Schirren ; le Portrait de Simon Lévy par Rik Wouters, que je ne me souvenais pas d’avoir vu, près de son fameux Flûtiste.

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    Rik Wouters, Portrait de Simon Levy (1913), MRBAB, Bruxelles

    En descendant vers l’autre exposition, « Moderniteit à la belge », je me suis arrêtée au passage devant Hommage rendu à Charles Quint enfant (1886) d’Albrecht de Vriendt pour admirer cette grande scène historique : personnages, décor, vêtements, bijoux, attitudes…

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    Albrecht De Vriendt, Hommage rendu à Charles-Quint enfant (détail), 1886, MRBAB, Bruxelles

    Et voici le fémur tricolore (photo 1) de Marcel Broodthaerts à l’affiche d’une exposition plus ambitieuse que la précédente : « Moderniteit à la belge ». A la façon des « petits journaux » où écrivait Baudelaire, celle-ci offre une approche subjective de la modernité à travers les collections et même, en seconde partie, pose la question d’une modernité spécifiquement belge. Pour Michel Draguet, l’Art belge, « ironique et critique », « a installé dès la fin-de-siècle une forme de distance à l’égard d’une dynamique linéaire et univoque qui s’est parfois perdue en autoritarisme sinon en fascisme. » (Guide du visiteur, pour toutes les citations.)

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    Félicien Rops, frontispice pour Les Epaves de Charles Baudelaire, 1866

    Pour ouvrir le débat, Eve à la pomme, un bronze de Jef Lambeaux, donne la réplique à l’Eve d’Evenepoel, accompagnée du serpent et d’un paon. Nettement plus irrévérencieux, le frontispice de Rops pour illustrer Baudelaire (Les Epaves, ci-dessus), et, devant le Christ aux outrages d’Henry De Groux, la double hélice de crucifix comme une couronne d’épines de Wim Delvoye. Modernité et provocation.

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    © Marthe Donas, Verreries, 1919, MRBAB, Bruxelles

    Rugby par Lhote et Le joueur de tennis par Baugniet sont sages en comparaison, et aussi par rapport à Verreries, une autre belle composition abstraite de Marthe Donas (ci-dessus). Je ne vous décrirai pas les 17 étapes de l’exposition (à voir jusqu’au 22 janvier), je préfère pointer quelques accrochages que j’ai aimés, comme ces portraits de femmes signés Rik Wouters, Gustave Van de Woestyne, Brusselmans, Stobbaerts ou Floris Jespers : « Avec la modernité, la question du portrait devient problématique : la nécessité de reconnaître le sujet s’oppose à une recherche de plus en plus éloignée de la figuration. »

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    "Promesses de visages" (vue d'ensemble)

    Passons devant une nature morte de Marie Howet (délicate et d’« arrière-garde ») puis admirons, face à face, La Vague de Constant Permeke (1924), et Mer du Nord, étude n° 1 de Thierry De Cordier (2011). Gaston Bertrand, dans La grande plage, dissout les promeneurs dans le jaune du sable. Mer du Nord, orage (vers 1886) de Guillaume Vogels, n’est pas en reste, lui qui fut membre des XX, une avant-garde plus ancienne. 

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    Guillaume Vogels, Mer du Nord, orage (désolée pour les reflets), ca. 1886, MRBAB, Bruxelles

    Trois toiles de Louis Buisseret et de Léon Navez « témoignent d’une réaction classique à l’intérieur de la modernité. Comme s’il s’agissait de créer un antidote à l’Avant-Garde. » Un bel ensemble. Le parcours montre ensuite les surréalistes, le groupe Cobra, la culture pop – tout en proposant d’illustrer ici les « vicissitudes du nu classique », là les « obsolescences industrielles » –, et enfin « l’abstraction minimaliste ».

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    © Englebert Van Anderlecht et Jean Dypréau, Traduire la lumière, 1959, MRBAB, Bruxelles

    J’ai aimé Hommage au carré. Signal de Josef Albers – rouge sur rouge – et aussi cette « peinture partagée » bleue (ci-dessus) signée Englebert Van Anderlecht et Jean Dypréau, Traduire la lumière, où « peinture et écriture sont désormais liées dans un geste spontané qui fait jaillir de l’informe une signification première. » Sur la dernière des quatre feuilles de Lorsque je rentre du village…, Christian Dotremont a écrit à la main le texte qu’il y a transformé en logogrammes.

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    © Gaston Bogaert, Capouillard, lithographie, 1951

    J’y ai repensé devant les « Iconotextures » de Thierry De Cordier : sur douze papiers de 300 x 150 cm, celui-ci a écrit/dessiné à l’encre bleu roi toutes sortes de définitions de dieu (sic). « À travers cette calligraphie possédée par son propre épanchement, Thierry De Cordier témoigne de l’absurdité que constitue l’idée même de définir dieu. » Bref, cet hiver, les MRBAB vous offrent un peu de tout, sans oublier les riches collections permanentes – ne vous en privez pas, surtout si vous êtes en congé !

  • Usine à gaz

    « La situation des Établissements Scientifiques Fédéraux (ESF) à Bruxelles est un vaste débat et Michel Draguet, même s’il a des manières péremptoires, ne doit pas servir de paratonnerre à la Régie des Bâtiments, une usine à gaz opaque et sclérosée, qui méprise Bruxelles. En matière de culture, de patrimoine, de transmission de l'histoire du pays, du récit de cette histoire, et donc du sens à y donner, l'État n'assume pas ses responsabilités vis-à-vis de la société. En témoignent l’état du Palais de justice, du Conservatoire, du fantomatique Cinquantenaire, les musées Wiertz et Meunier quasi inaccessibles, la piscine et le théâtre du Résidence Palace fermés au public, etc. »

    « Musées Royaux des Beaux-Arts : la Régie des Bâtiments de l’État et l’État sont responsables », Arau, Bruxelles, 5/12/2013. 

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