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Littérature française

  • Marseille-Yokohama

    Pierre Assouline a publié en 1989 une biographie d’Albert Londres. Le grand reporter français est cité dès la première page du Paquebot (2022), chronique de la première traversée Marseille-Yokohama, aller et retour, du Georges Philippar en 1932 : « on passe par Marseille comme s’il s’agissait d’une porte, celle-là même qui figure sur le blason de la ville, j’avais lu cela un jour sous la plume d’Albert Londres et l’image m’avait plu. » Celui-ci embarquera à Shangaï.

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    Source : RTS

    Heureux de voyager sur le « grand bateau blanc et beau comme un cygne », bien que sujet au mal de mer, Jacques-Marie Bauer fait connaissance sur le pont avec Armin de Beaufort qu’il avait « entraperçu sur le quai avec une femme qui ne pouvait être que la sienne, tant ils ne paraissaient faire qu’un ». « Un cosmopolitisme du meilleur goût, fin, raffiné, discret. » L’homme a le bout de deux doigts enveloppé dans le coton, il s’est un peu brûlé en changeant une lampe de place dans sa cabine, un court-circuit probablement.

    « Si tout paquebot a partie liée avec le théâtre, le huis clos n’en est pas la seule raison. Le pont-promenade fait office de scène, et les cabines de coulisses. […] Passagers et équipage sont en représentation, chacun dans le rôle qui lui est assigné par la société ; mais, selon qu’il s’en échappe, le détourne, le travestit avec plus ou moins de réussite, et selon que l’homme maîtrise ou non les circonstances, la pièce que constitue toute croisière devient une comédie ou vire au tragique. »

    Partis pour quarante-trois jours de traversée, les gens « se reniflent et se devinent » dès le premier  jour. Bauer, pour éviter d’être dérangé, garde un roman entrouvert sur les genoux, « arme de dissuasion, douce mais efficace ». Idem le soir au dîner, seul à une petite table dans un coin, son livre posé devant lui : « Après, j’aurais tout le loisir de redevenir l’animal social que je savais être. Pour l’heure, je voulais juste voir sans être vu. » La salle à manger est un lieu d’observation idéal, révélant les manières, toute une panoplie de comportements.

    Et pourtant, d’un simple « Vous permettez ? », une jeune femme plante une chaise face à la sienne : son grand-père a préféré dîner dans sa cabine. Elle repère aussitôt La Montagne magique sur sa table – « mêmes initiales que les Messageries maritimes, MM ! Quel sens de la synchronisation ! Quel chic ! » Salomé Pressagny, vingt-quatre ans, porte un nom que Bauer connaît, celui d’un commandant de marine ; c’est son grand-père. Elle sera la première complice de cette traversée. Quand Bauer le rencontrera sur le pont, Pressagny n’hésitera pas à comparer le bateau à un piège semblable au Bazar de la Charité, vu ses matériaux hautement inflammables.

    Salomé se plonge elle aussi dans la lecture d’un gros volume : Stultifera navis mortalium, une adaptation latine de Das Narrenschiff de Sébastian Brant, l’original en allemand du XVe siècle – La Nef des fous. Elle travaille à une nouvelle traduction. Le thème du naufrage rôde sur le paquebot. Le voyage leur offrira le temps d’échanger sur la littérature, qui les passionne tous les deux.

    Cherchant à « organiser l’ennui, cette araignée silencieuse, et à dérouter la routine afin que notre petit monde ne sombrât pas dans l’apathie généralisée », Bauer propose aux passagers intéressés de se retrouver après le déjeuner au fumoir pour converser en français, ils seront une dizaine la première fois. Un petit homme, Hercule Martin, lance une question à propos de la sécurité sur le bateau, qui inquiète certains : problèmes techniques avant le départ, défauts de l’installation électrique, trop de boiseries pour le luxueux décor art Déco.

    Bauer prend mentalement des notes sur chacun des passagers observés – « Je pourrais vouer des journées entières à l’observation des gens qui passent, ici sur ce pont comme à Paris aux terrasses des cafés, sans jamais avoir l’impression de perdre mon temps. » A certains, il donne des surnoms : Oblomov, Buddenbrook, Mme Verdurin… Au fumoir, l’actualité inquiétante finit par entrer dans la conversation : « Le malheur absolu, pour moi, ce serait la victoire de l’idée nationaliste en Europe. » Des passagers allemands accusent ceux qui critiquent Hitler de noircir le tableau.

    Bauer faisant commerce de livres rares, il voyage pour acheter ou livrer des trésors de bibliophilie, on l’interroge souvent sur tel ou tel écrivain. Zweig, par exemple, qu’il juge bien loin du génie littéraire de Thomas Mann et dont il n’apprécie pas « l’éloge de la fuite et de la neutralité ». Ils ont le même âge et se sont rencontrés à la Bibliothèque nationale à Paris. S’il est sévère pour l’écrivain, Bauer admire sa grande collection de manuscrits et d’autographes littéraires.

    Mélange de faits et de fiction, Le Paquebot, récit d’une croisière historique jusqu’à sa fin dramatique, pourrait sembler monotone – lecture, piscine, repas, conversations… Mais Assouline sait camper des personnages et dépeindre les relations sociales durant le temps suspendu de la traversée, ici à l’époque de la montée des nationalismes en Europe.

    * * *

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    Il passe à un sujet par semaine pour un certain temps, merci pour votre fidélité.

    Tania

  • Une visite

    « Depuis son arrivée à la ferme, il sait qu’il lui en coûterait de revenir dans la capitale anglaise. Ce qui le condamne à se séparer d’un certain nombre de ses amis. Une visite à Barnhill demande au minimum deux jours de trajet depuis Londres. Pareil pour le retour.
    perrin,la chambre d'orwell,récit,littérature française,île de jura,barnhill,ferme,1984,dernières années,culture,écriture,extraitLe voyageur doit s’annoncer par courrier bien à l’avance, puis soigneusement préparer son voyage pour que l’arrivée du train à Glasgow en provenance de Londres, et souvent en retard d’une heure ou deux, coïncide avec le départ des ferries de la côte qui ne sont pas, à cette époque, quotidiens. Une fois à Jura, il faut prendre le seul taxi de l’île sur une quarantaine de kilomètres, puis marcher pendant sept ou huit kilomètres à l’allure d’Orwell, qui attend son invité là où finit la route et qui s’est engagé à porter une partie des bagages. Pas de valise, recommande-t-il, uniquement un sac à dos, une ou deux musettes, des bottes en caoutchouc et un ciré. L’invité doit aussi trimballer ce qui manque au foyer, thé, café, farine en particulier.
    « Il n’y avait que les vrais amis d’Eric qui venaient ici pour le voir. » La voix de Kate me revient tel un écho brisant le silence, l’immense silence de Barnhill, bienfaisant, minéral, venu des profondeurs du temps, propre au pays de grands vents et qui vibre, résonne, parfois miaule dans les oreilles. »

    Jean-Pierre Perrin, La chambre d’Orwell

  • Orwell à Barnhill

    Notre monde ne ressemble-t-il pas de plus en plus à celui décrit dans 1984 ? La chambre d’Orwell (2025) de Jean-Pierre Perrin s’ouvre à bon escient sur cette citation de l’écrivain britannique : « Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ». Publié en 1949, son roman visionnaire a été écrit à Barnhill sur l’île écossaise de Jura, où Eric Blair (1903-1950) a vécu de mai 1946 à janvier 1949 – « trois années entrecoupées de séjours plus ou moins longs dans des sanatoriums écossais. »

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    La ferme de Barnhill, île de Jura, Ecosse

    L’auteur, journaliste et écrivain français, s’est rendu sur cette île en grande partie déserte, au climat venteux et pluvieux, où on lui a dit qu’il n’y avait rien à voir. Il souhaitait rendre compte de cette dernière période de la vie d’Orwell peu explorée par ses biographes, et voir sa ferme à Barnhill. Sur place, c’est Kate Fletcher, la soixantaine, qui en a les clés. Ses parents ont bien connu Orwell quand il vivait là.

    A Londres, Orwell se sentait étouffé par le journalisme et voulait trouver un endroit où on ne viendrait pas le déranger, où il pourrait écrire un nouveau roman, après le succès de La ferme des animaux. En 1945, sa femme, Eileen O'Shaughnessy, est morte d’un cancer de l’utérus, à trente-neuf ans. Ne pouvant pas avoir d’enfants, le couple venait d’adopter un nourrisson, Richard. Les proches d’Orwell s’effrayaient de le voir s’installer dans un endroit si sauvage et « absolument in- at-tei-gna-ble » comme le soulignait l’écrivain.

    L’auteur est allé sur ses pas. « Nous découvrons une vaste combe sauvage tapissée de digitales et de fougères, la ferme dressée comme un récif entre les vagues de collines arrondies, le surplomb de l’océan d’un bleu mystique […] » Comme « hors du temps et du monde », Orwell qui aime la solitude s’installe à Barnhill et prévient ses amis qui voudraient le voir « qu’il faut parcourir les huit derniers kilomètres à pied. »

    En août 1946, il commence à écrire sur sa Remington un roman d’abord intitulé « Le dernier homme en Europe » : « C’était une journée froide et lumineuse d’avril, et les horloges sonnaient treize heures. » (première phrase de 1984). Sa sœur Avril, 41 ans, est venue le rejoindre ; après quelques semaines de vacances, elle a accepté de rester pour s’occuper de la maison et de l’enfant qu’Orwell a ramené de Londres.

    En novembre 1947, un jeune officier démobilisé après avoir perdu une jambe à la guerre, arrive aussi sur les terres de la famille Fletcher comme ouvrier agricole. Puis un ami d’Orwell, vétéran de la guerre d’Espagne et de la Seconde guerre mondiale, Sir Richard Lodowick Rees. « Un petit phalanstère est en cours de constitution. » Orwell écrit beaucoup de lettres, notamment à Sonia Bromwell, une jeune secrétaire qui travaille pour le magazine Horizon – ils ont eu une « aventure sans lendemain » et elle sera le modèle de Julia dans 1984.

    Jean-Pierre Perrin raconte les travaux de l’écrivain au jardin dès son emménagement « à partir d’une jungle folle ». Il souhaite vivre en autarcie : légumes, fruits, poulailler. Une fois par semaine, il marche jusqu’à Ardlussa pour chercher son courrier, les journaux et passer commande à l’épicerie. Parfois il prend la moto, mais le chemin est trop « raboteux ». Ancien élève d’Eton si maladroit dans sa jeunesse, il a appris « au fil des expériences, à tout faire avec ses mains ». Il a aussi un poney, élève une vache, un cochon et des chèvres, chasse les lapins, pas les cerfs – « privilège réservé aux propriétaires de l’île ». Il pêche dans l’océan.

    « Pendant près de trois années, Orwell vivra ainsi, une main sur la machine à écrire, une autre sur le revolver, la herse, la faux, la bêche, la rame ou la canne à pêche, même après que la maladie l’aura durement empoigné. » Sa vie dans l’île est connue grâce aux nombreuses lettres qu’il y a écrites et à ses « domestic diaries », pas vraiment un journal intime, plutôt le journal d’un jardinier.

    Avec les confidences de la descendante des Fletcher de Barnhill, ces textes permettent à Jean-Pierre Perrin de raconter ces années-là tout en rappelant ce qu’Orwell a vécu et écrit avant, ainsi que ses séjours au sanatorium de Cranham. C’est là qu’il corrigera les épreuves de 1984, publié en juin 1949. Le 2 janvier de cette année, il avait dû quitter l’île pour de bon, la tuberculose ayant fait trop de dégâts dans son organisme.

    J’ai été surprise d’apprendre qu’en juillet 1949, non seulement il se réjouissait du grand succès de son roman, mais avait obtenu de Sonia Bromwell qu’elle l’épouse dans sa petite chambre d’hôpital, discrètement, le 13 octobre, quelques mois avant sa mort en janvier 1950. Perrin cite à plusieurs reprises, dans La chambre d’Orwell, l’excellente biographie d’Orwell par Bernard Crick. Ici, en s’attachant aux dernières années de l’écrivain, il nous permet de façon très concrète de l’approcher « dans la fabrique de 1984 ».

  • Sortir

    fernandez,sois un monde à toi-même,essai sur la solitude,littérature française,essai,solitude,art,création,tiepolo,seurat,kiefer,culture« Paradis pour quelques-uns, la solitude est une punition pour la majorité. Le désir impérieux de communiquer ses émotions, d’échanger ses soucis et ses joies, de partager ses idées, entraîne les gens dans une agitation incessante. Ils attendent des autres ce qu’ils sont incapables de trouver en eux. Aller au café, au restaurant, au théâtre, au cinéma, répond à ce besoin de « sortir », sortir à tout prix, s’évader de ce qu’on est par peur de n’y trouver que du vide. Jouit de la solitude celui à qui elle apporte la tranquillité de l’âme, la paix intérieure. Souffre de la solitude celui qui a besoin d’amitié et d’amour et s’en voit privé par quelque fatalité injuste. La plupart des humains se croient abandonnés lorsqu’ils n’ont ni proches à qui se confier, ni amis, ni enfants ; c’est la douleur de l’isolement, lequel n’est pas du tout la même chose que la solitude. Peu nombreux sont les hommes qui prêtent à celle-ci une vertu philosophique. »

    Dominique Fernandez, Sois un monde à toi-même. Essai sur la solitude

    Georges Lemmen (1865-1916), Dame lisant

  • L'art et la solitude

    Sois un monde à toi-même de Dominique Fernandez a pour sous-titre « Essai sur la solitude ». « Y a-t-il des solitudes heureuses ? » L’essayiste convoque Sénèque et quelques écrivains avant de constater que « La solitude philosophique, la solitude choisie, la solitude aimée, les peintres dans leur ensemble ne la représentent quasiment jamais. » Le pêcheur de Seurat coupé par le titre en couverture illustre le domaine de sa réflexion : la peinture. Il a choisi trois artistes pour aborder son sujet : Tiepolo, Seurat, Kiefer.

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    « Tiepolo. La solitude sacrée » s’ouvre à Burano, petit village de pêcheurs où s’arrête le vaporetto de Venise avant d’arriver à Torcello. L’afflux des touristes  lui donne envie de s’en aller aussitôt mais au bout de la rue principale, il se décide à entrer dans une église qui semble inintéressante. Mais là, dans la pénombre, il est attiré par « un grand tableau oblong accroché au-dessus d’un confessionnal », où ses yeux finissent par distinguer « une toile qui vous sidère ».

    C’est un calvaire au centre duquel le Christ sur la croix, « tout blanc, nu », est « couvert seulement d’un pagne bouffant et flottant qui sent son XVIIIe siècle ». Nous suivons son regard sur cette peinture théâtrale jusqu’à la figure d’« un homme botté, sans âge, dont la tunique claire a des raies verticales noires » qui regarde la Vierge évanouie au pied de la croix et qui incarne la Solitude.

    Ses recherches lui permettent d’identifier la toile : Tiepolo l’aurait peinte à vingt-six ans, en 1722 – « un hapax dans sa production », le plus souvent passé sous silence. En général, les peintures de Tiepolo « fourmillent de personnages ». Il recevait sans cesse des commandes, reconnu pour son art de grouper de nombreuses figures sur un espace circonscrit. Alors l’essayiste cherche des toiles plus intérieures, comme son autoportrait, enquête sur les œuvres de Tiepolo, les déchiffre, à l’affût d’indices le ramenant à ce « quidam anonyme » regardant la Vierge, « dans la stupeur du spectacle d’une solitude inconsolable ».

    Au milieu du livre, un encart reproduit quelques-unes des œuvres examinées par Dominique Fernandez. Sa curiosité profonde pour ce qu’il regarde nous entraîne avec lui. Ce pourrait être assommant d’érudition, ce ne l’est pas. Pour qui s’intéresse un peu à l’art, à la vie et au travail des peintres, l’essayiste est ici un guide interrogeant les œuvres et le sens de ce qui est représenté.

    Puis vient « Seurat. La solitude bourgeoise ». Moins apprécié que les impressionnistes, Seurat a été le peintre de la vie moderne, des banlieues, des loisirs. Verhaeren, qui lui a acheté L’Hospice et le Phare de Honfleur en 1887, s’interroge sur ses expériences scientifiques, Seurat lui semble « s’être donné pour mission de sortir l’art du tâtonnement du vague, du flottant et de l’imprécis ». Fernandez voit dans sa biographie – une enfance morne, un père bigot – l’explication de son caractère peu sociable. Seurat est mort à trente-deux ans. Il a dessiné pendant des années avant de peindre.

    Ses portraits de personnages souvent de dos, sans individualité, montrent chacun « seul, muré dans sa solitude ». Quand il peint, à vingt-quatre ans, Baignade à Asnières, il regroupe plusieurs figures, les montre ensemble mais sans communiquer. L’expression humaine y est comme effacée. Fernandez raconte aussi la préparation minutieuse de La Grande Jatte (croquetons en guise de carnet de notes, 28 dessins, 34 esquisses).

    Des « petits points » que Seurat adopte pour rendre sa vision, l’auteur donne une interprétation originale : « Ils traduisent l’éparpillement de la personnalité, dans une société qui a perdu ses repères et où chacun, se sentant divisé de ses semblables, n’est plus sûr de son identité. » Un peintre de la solitude, à sa manière.

    Enfin « Kiefer. La solitude tragique » – un artiste dont je ne connaissais que le nom. Né en mars 1945 en Allemagne, fils d’un officier dans la Wehrmacht, Anselm Kiefer n’a pas connu la guerre, sinon par ses décombres : « dès ses débuts, il s’est représenté le monde comme un champ de ruines et de désolation », même s’il revendique une œuvre « étrangère aux circonstances, inconditionnelle, absolue ».

    A Barjac, entre Avignon et Nîmes, il habitait une ancienne magnanerie (lieu où l’on élevait des vers à Au musée de la soie). On peut y visiter un domaine de quarante hectares où on circule sur des routes entre « diverses installations, sculptures en plein air, monticules de pierres, amas de détritus, serres, granges, pavillons. Puissance inouïe de cette vision de fin du monde »…

    Un dernier texte d’une quinzaine de pages clôture cet essai sur la solitude, en général et chez les créateurs surtout. Si le livre n’offre pas vraiment du neuf sur la solitude (sujet si bien traité par Jacqueline Kelen), il m’a intéressée par la manière dont Fernandez scrute les œuvres d’art et nous incite à voir ce qui s’y joue, au-delà de la première impression.