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urbanisation

  • Ecoles Art Nouveau

    Av Louis Bertrand (34).JPG« L’Art nouveau ne s’est pas cantonné à repenser l’habitat bourgeois. Sous la houlette de l’architecte Jacobs, ce style s’épandit aux logements ouvriers et surtout aux écoles. (…)

    Les façades à rue, pourtant monumentales dans leurs lignes, ne laissent que peu soupçonner l’immense développement de ces complexes en intérieur d’îlot. (…)

    Les intérieurs entremêlent de manière à la fois provocante et harmonieuse des matériaux « nobles » (pierres bleues et blanches), traditionnels (briques rouges) et industriels (poutrelle et colonnes métalliques, briques vernissées). Dans les trois écoles*, des panneaux de sgraffites, dus au talent enchanteur de Privat Livemont, Schaerbeekois comme Jacobs et avec lequel celui-ci avait déjà collaboré pour le décor de maisons privées, parachèvent le feu d’artifice des couleurs et des textures. »

    * Rues de la Ruche et Josaphat (1907) & avenue de Roodebeek (1913/ 1922)

    Schaerbeek à la carte, carte-promenade, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, Direction des Monuments et des Sites, 2009.

  • La plus belle avenue

    Souvent fréquentée aujourd’hui pour ses restaurants, l’avenue Louis Bertrand à Schaerbeek a été conçue, lors de l’urbanisation au début du XXe siècle, comme une avenue de prestige pour mener de la chaussée de Haecht au parc Josaphat. Dans le cadre des Estivales, Anne-Cécile Maréchal nous a raconté et montré « la plus belle avenue de Schaerbeek » – vous pouvez encore vous inscrire auprès de PatriS pour cette visite, prévue une seconde fois le 28 août à 17 heures (il convient de signaler son absence en cas d’empêchement, au profit des personnes inscrites sur les listes d’attente !)

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    Vue de l'avenue Louis Bertrand depuis la chaussée de Haecht © MRBC-DMS 

    Rendez-vous était donné devant l’église Saint-Servais, en haut de l’avenue Louis Bertrand. Quasi chacune de ses maisons figure à l’Inventaire du patrimoine architectural, beaucoup d’entre elles ont été primées : les architectes ont rivalisé de créativité pour séduire la bourgeoisie élégante qui déambulait sur cette avenue-promenade dotée d’un terre-plein central, comme l’avenue Louise ou l’avenue de Tervueren. A mi-hauteur de sa courbe en éventail, là où se dresse à présent le « vase Bacchanale », se trouvait l’ancienne église : difficile d’imaginer là des fermes, des champs, des maisons villageoises, des ânes… Mais nous le verrons mieux plus loin.  

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    Vase "Bacchanale", don de Raoul Warocqué

    La guide sort de son sac de grandes photos anciennes, où l’on voit des promeneuses en robes longues sous leurs ombrelles au début du siècle dernier (saviez-vous que ce n’est qu’en 1936, vu le trafic automobile, que sera décrétée l’obligation de marcher sur les trottoirs ?) Sur un tableau illustrant l’essor démographique dans la commune, elle nous montre la formidable expansion de Schaerbeek : des 1800 habitants du village en 1830 (indépendance de la Belgique), on passe à 50.000 en 1890, à 100.000 en 1914 (plus de 130.000 un siècle plus tard).

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    Avenue Louis Bertrand, 1-3 (étages)

    Avant de descendre l’avenue, exercice de comparaison entre les deux maisons quasi jumelles qui « ouvrent » l’avenue Louis Bertrand, de style éclectique « d’inspiration Renaissance ». Celle de droite abrite un commerce au rez-de-chaussée. La façade de celle de gauche, occupée par un notaire, a été récemment nettoyée, ce qui met en valeur ses statues et ses balcons plus travaillés. Pourtant ces fausses jumelles ont été proposées au concours de 1907 par le même architecte, Oscar Lauwers : en plus de la date affichée dans la pierre, « anno 1909 », un « L » sur un édicule renvoie, supposons-nous, soit à la société d’assurances Labor, inscrite sur la façade, soit au nom de l’architecte. (Tous les détails ici.)

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    Avenue Louis Bertrand, 2 © MRBC-DMS

    La commune avait posé ses exigences au départ – au moins six mètres de largeur, des matériaux de qualité – et encouragé les architectes en organisant des concours de façades (le registre en est conservé à la Maison des Arts, avec de précieuses photographies des maisons primées). Bien que l’avenue Louis Bertrand garde très belle allure, les décors de façade ont néanmoins subi les outrages du temps ; beaucoup de sgraffites ont disparu, par exemple. Si l’avenue porte le nom du fondateur du Parti ouvrier belge, il n’y a pas habité (il avait sa maison dans le quartier des Fleurs). Maisons et immeubles de rapport ont été construits ici pour une clientèle aisée.

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    Avenue Louis Bertrand, 15 (photo 2012) © MRBC-DMS 

    Du côté impair, nous nous arrêtons devant le numéro 15 : cet immeuble à très large façade claire en pierre d’Euville, très chic dans sa simplicité, primé en 1907-1908, a été transformé en appartements en 1937. Il se développe en « L » à l’arrière (annexes, ateliers) et possède encore son ascenseur d’origine. L’intérieur est très soigné : plafonds cloisonnés, cheminées anciennes – un film y a été tourné l’an dernier.

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    Comme la promenade du jour est une « visite en famille », Anne-Cécile Maréchal s’adresse aux enfants pour leur proposer de lire une année, de repérer un détail, etc. La façade néo-gothique du 19, « carte de visite » d’un ornemaniste, Charles Temperman, se prête particulièrement au jeu : il l’a dotée de nombreuses sculptures. Combien de visages sur cette façade ? Où voit-on un chat ? un écureuil ? Quel motif entoure l’année 1908 ? (Ce sont les fameuses cerises de la Cité des Anes, des griottes servant à préparer la Kriek.) A quoi sert ceci près de la porte ? (Un décrottoir.)

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    Nous passons devant le Musée schaerbeekois de la bière pour nous arrêter devant les superbes grilles installées au 37 dans l’alignement : la maison en retrait est l’ancienne cure de Saint-Servais. A travers les grilles, nous apercevons aussi l’arrière de l’Ecole n° 1 où nous irons plus tard. La guide nous invite à nous rapprocher sur le terre-plein central du fameux vase en bronze sculpté par Godefroid Devreese, à l’emplacement du chœur de l’ancienne église. Ses scènes de « Bacchanale » changent radicalement de registre ! Devreese, qui avait son atelier rue des Ailes, a sculpté une variante de ce vase dans le marbre ; celui-ci se trouve au musée de Mariemont (notice).

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    Parmi les architectes de l’avenue Louis Bertrand, des noms familiers aux participants des Estivales comme celui de François Hemelsoet, mais un autre grand nom de l’Art Nouveau a œuvré ici : Gustave Strauven, qui a travaillé avec Victor Horta. Une exposition lui sera consacrée en septembre aux Halles Saint-Géry. En pleine restauration sous les échafaudages, sa superbe façade du 43 illustre tous les archétypes de l’Art Nouveau. Au croisement de la rue Josaphat, deux restaurants occupent le rez-de-chaussée de deux autres bâtiments de Strauven, le 63-65 avec sa fameuse marquise en fer forgé, le 53-61 avec ses céramiques remarquables.

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    Si vous passez par là, il faut absolument vous en approcher : au-dessus de la signature spectaculaire de Strauven, deux panneaux de céramique peinte superposés, signés « WEZEL / 16. RUE KESSELS », représentent le vieux Schaerbeek. Sur celui du dessus, une tête d’âne entourée de cerises ; sur celui du bas, une vue de l’ancienne église entourée de maisons villageoises – ce qui se trouvait ici même avant l’urbanisation au début du XXe siècle. 

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    Nous pénétrons dans l’avenue Josaphat pour admirer deux autres splendeurs Art Nouveau : le Gymnase de l’Ecole n° 1 – la commune voulait « élever par la beauté » et aussi valoriser l’hygiène, l’éducation physique. C’est l’œuvre d’Henri Jacobs, comme la façade de l’école un peu plus loin, qui a conservé des sgraffites de Privat-Livemont. Quel contraste avec l’architecture contemporaine de la Maison des Femmes de Schaerbeek, au 253 ! 

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    La verrière du Gymnase de l'Ecole n° 1, rue Josaphat

    Anne-Cécile Maréchal nous a montré bien des merveilles lors de cette promenade, des grandes et des petites choses, et l’a terminée par une présentation du Brusilia, à la place de l’ancien Palais des Sports, puis du mât de Lalaing dont elle nous a raconté toute l’histoire, jusqu’à sa récente restauration complète. J’ai particulièrement apprécié sa façon joyeuse de communiquer et son attention à l’égard de tous les membres du groupe, adultes et enfants, invités à participer à la découverte

  • Bistrots

    meganck,marc,bruxelles disparu,patrimoine,urbanisation,ville,démolitions,transformations,culture,photos anciennes,histoire« Combien de bars fermés seulement au cours du vingtième siècle ? Le Repos de la Montagne, A la Jambe de Bois, Au coin du diable, Chez Jeannine, Le Bossu, Au vieux Château d’Or… Ou, plus récemment, The Bank, Blues Corner, PP Café, Le Mont Chauve, L’Epsom, Chez Marcel, Le Klashkop, L’Aqueduc… Quand un bistrot ferme définitivement ses portes, les habitués sont jetés à la rue, à nouveau livrés à eux-mêmes. Ils évoluent hagards dans une ville qui leur paraît très agressive comparée à la chaleur qui régnait autour du zinc. Ces hommes et ces femmes sont souvent des gens du quartier, parfois des voisins. Un microcosme gentiment imbibé. Un club très fermé. Car on en est ou on n’en est pas. Le bistrot de quartier a toujours été le lieu de rassemblement d’une famille recomposée, une fratrie forgée dans le liquide et l’immobilisme. Alors, quand tout s’arrête, c’est un petit monde qui s’effondre, un groupe qui se disloque à jamais. »

    Marc Meganck, Bruxelles disparu

    (Source de l'illustration)

  • Bruxelles disparu

    En couverture de Bruxelles disparu (2013), un petit livre déniché à la librairie de la Fondation Civa, le Mont des Arts tel qu’il se présentait au début du XXe siècle, « tout en ondulation et en respiration » comme l’écrit Marc Meganck. Pour commenter les cartes postales et vues anciennes de la capitale belge, qui n’a cessé de changer en deux siècles, l’auteur a laissé de côté la nostalgie pour répondre à la question : « qu’y avait-il ici autrefois ? »

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    70 pages sont consacrées à Bruxelles-Ville (comme on appelle souvent la commune centrale dite Ville de Bruxelles, code postal 1000) et presque autant aux autres communes bruxelloises (la région de Bruxelles-Capitale en compte dix-neuf) – un second tome est paru chez le même éditeur dans la même perspective : « Soixante sites pour un deuxième rétro-voyage dans un Bruxelles disparu ».

    Ce livre richement illustré s’ouvre sur des aquarelles de Jean-Baptiste Van Moer, vers 1870 : on y voit une ville encore médiévale où coule la Senne, « la rivière indissociable des origines de Bruxelles ». On pense à Bruges, à Gand, qui ont préservé leurs eaux vives, tandis que la Senne, devenue « un véritable égout à ciel ouvert » a disparu sous la ville entre 1867 et 1871, lors du « voûtement de la Senne ».

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    Source : http://bruxelles-bruxellons.blogspot.be/2013/03/bruxelles-au-fil-de-leau-quand-elle-se.html 

    Vers 1900, « le plus vaste magasin de nouveautés du Royaume », les Grands Magasins de la Bourse, s’adressaient à « la mère de famille sage, la femme élégante, l’homme aux goûts raffinés ». Plus tard viendront Au Bon Marché, A l’Innovation, le Grand Bazar puis les Galeries Anspach, tous disparus à l’exception de l’Inno, comme on l’appelle familièrement, devenue Galeria Inno en 2004. On peut ici les retrouver en images.

    Des aspects moins connus sont évoqués dans Bruxelles disparu, comme les urinoirs : édité en 1910, l’Indicateur des Urinoirs de Bruxelles annonçait « un Tableau officiel des Urinoirs et des chroniques, articles et nouvelles littéraires se rapportant à l’Urinoir et à son histoire ainsi qu’à l’Art de bien uriner » ! Indiquait-il aussi des toilettes pour dames ? Aujourd’hui, le site de la Ville renseigne les emplacements des uns et des autres.

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    Source : http://www.bruegel-marolles.be/fr/accueil.html

    Des rues ont été rayées de la carte de Bruxelles, des îlots parfois, chassant leurs habitants comme dans le quartier populaire des Marolles, à l’impasse des Escargots « 23 maisons, 64 ménages, 188 habitants (dont 78 enfants) » –, déclarée insalubre : « L’ancien escalier d’accès donne désormais sur un intérieur d’îlot aménagé en plaine de jeux. »

    Et aussi des bâtiments remarquables : le palais de Granvelle rue des Sols, sacrifié dans les années 1930 pour la Jonction Nord-Midi ; la Maison du Peuple conçue par Victor Horta, démolie en 1965 « malgré une pétition de quelque 700 architectes d’une soixantaine de pays » pour faire place à une hideuse (c’est mon avis) tour de bureaux de 26 étages.

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    La Maison du Peuple (Victor Horta) / Source : http://www.ebru.be/Architectuur/archvolkshuis.html

    Certains changements ont embelli la ville, comme la transformation du « carrefour de l’Europe », près de la Gare Centrale, une zone longtemps non bâtie et que j’ai connue comme un immense parking à ciel ouvert, non loin de Sainte-Gudule. Dans les années 1990, on y a construit un ensemble de bâtiments « pastichant le style traditionnel de l’Ilot Sacré », dont un hôtel à deux pas de la Grand-Place. « Et pour une fois, c’est réussi ! » ajoute Max Meganck.

    Jusqu’en 1972, on pouvait même garer sa voiture sur la Grand-Place, ce qui semble incroyable aujourd’hui (un des épisodes du feuilleton des zones piétonnes à Bruxelles, dont le dernier, il y a quelques jours, a été l’annonce d’aménagements du « grand piétonnier » voulu par l’actuelle majorité à Bruxelles-Ville, en réponse aux protestations nombreuses et au désastre économique pour certains commerces).

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    Poste centrale, place de la Monnaie (1896) / Source : portfolio Le Soir

    Dans les années 1960, l’imposant Hôtel des Postes et des Télégraphes de la place de la Monnaie est rasé avec tout un îlot et remplacé par un immeuble de 63 mètres de haut, le Centre administratif de la Ville de Bruxelles. Une dizaine d’années plus tôt, au pied de la Colonne du Congrès, la place des Panoramas, « but de promenade très prisé » pour sa « superbe vue sur le bas de la ville », disparaissait en bonne partie pour « faire place au vaste complexe de bureaux de la Cité Administrative de l’Etat ».

    Construction de bureaux, « tout à l’automobile », ce sont peut-être les deux tendances les plus lourdes de toutes ces transformations à partir de 1950. On est aujourd’hui très loin (très près, diront les mauvaises langues) du « Trafic zéro » à l’époque de la traversée de Bruxelles et de la Belgique racontée par Octave Mirbeau dans La 628-E8 (1907), du nom de la plaque minéralogique de sa Charron-Girardot & Voigt : « Il décide de là où il veut aller, de ce qu’il veut voir, de snober telle rue, tel quartier. Comme le piéton solitaire, il s’arrête où il veut. »

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    Source : http://ebru.be/ebruretro/bruxelles-retro-1000e-avenue-louise.html

    On se promenait volontiers à la Belle Epoque sur l’avenue Louise, près du Bois de la Cambre, avant qu’elle ne devienne peu à peu une quasi-autoroute urbaine (aujourd’hui mise à mal par la fermeture du tunnel Stéphanie, en réparation, ce qui engendre des embouteillages à toute heure du jour pour traverser le goulet vers la place Stéphanie). Bâtiments, rues, passages, espaces verts, lieux de divertissement, Bruxelles disparu nous montre la ville comme elle n’est plus. De quoi raviver la mémoire des anciens, de quoi étonner les autres.

    J’ai appris beaucoup de choses et bien sûr, c’est le passé des endroits où je passe régulièrement qui a le plus éveillé ma curiosité : le pont du chemin de fer au-dessus de l’avenue de Tervuren, près duquel je prenais le tram ; la tour Martini, où je me rendais au Théâtre National avec mes élèves, avant le déménagement au boulevard Jacqmain ; l’escalier de la Bibliothèque, que j’emprunte encore près du Palais des Beaux-Arts ; le Palais des Sports remplacé par le Brusilia à Schaerbeek ; le solarium d’Evere, là où se font face aujourd’hui deux hypermarchés concurrents très fréquentés.

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    Source : http://www.schaerbeek.be/se-detendre-schaerbeek/patrimoine-tourisme/histoire-commune/palais-sports

    Vous vous souvenez de Baronian : « Bruxelles, c’est le fantôme d’une ville qui s’appelle Bruxelles... » ? Dans une notice intitulée « Regards d’écrivains », Marc Meganck donne la parole à Camille Lemonnier (La Belgique, 1888), enthousiaste devant la transformation de Bruxelles dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, et à Jean Fayard (Bruxelles, 1928) qui s’insurge contre le nouveau Bruxelles. « Dans Bruxelles, choses à faire (1920), Pierre Tempels semble pourtant avoir trouvé le ton juste (…) : « Tout cela est fini. Nous avons changé nous-mêmes autant que nos maisons et nos rues. »