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bruxelles - Page 73

  • Au parc Josaphat

    Un rayon de soleil ? Au cœur de Schaerbeek, la plus peuplée des dix-neuf communes de Bruxelles après Bruxelles-ville, le parc Josaphat offre les charmes d’un jardin à l’anglaise. Créé en 1904, actuellement restauré en profondeur, il doit son nom à un pèlerin frappé, à son retour de Palestine, par la ressemblance entre la vallée de Roodebeek et la vallée éponyme près de Jérusalem. Arbres magnifiques, pelouses en pente douce, étangs, statues, l’appel à la promenade est irrésistible pour les habitants de la Cité des Anes. Les coins discrets attirent des amoureux – c’est bien le moins dans un parc où coule une Fontaine d’Amour. 

     

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    A chaque saison, j’en fais volontiers le tour l’appareil photo à la main, à l’affût de l’une ou l’autre impression. On a refait récemment la large entrée à l’angle du boulevard Lambermont (bruyant) et de l’avenue Louis Bertrand (superbe), qui se pare au printemps des pompons roses des cerisiers du Japon. Le soleil qui traverse la voûte de verdure joue là sur le sol comme dans ces paysages impressionnistes tout en jeux d’ombre et de lumière.

     

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    On peut alors descendre près de la grande pelouse du tir à l’arc par des chemins en pente le long des talus, que soutiennent çà et là des clôtures en bois tressé. J’avoue ne pas reconnaître toutes les espèces d’arbres – une insulte à leur grand âge, certains se tiennent là depuis bien avant la création du parc – mais je ne manque jamais de saluer les splendides hêtres dont le rouge flamboie parmi les verts les plus variés.

     

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    En suivant le ruisseau où l’une ou l’autre poule d’eau s’affaire, on arrive aux étangs, puis à la partie sud du parc, pittoresque, avec un pont en faux bois et une cascade en rocaille. Entre-temps on a croisé quelques-unes des sculptures qui habitent le parc, dont une ronde et douce Maternité (Maurice De Korte), en pierre couleur terre cuite et, juché sur un haut socle, Borée, le vent du nord, (bronze de Joseph Van Hamme), tout en mouvement. Sans oublier les ânes Camille et Gribouille, nouvelles mascottes du parc.

     

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    Nettoyées depuis quelque temps, les statues ont aujourd’hui belle allure, pour la plupart. Déjà quelques barbouilleurs ont souillé un nu féminin à leur portée. Impossible de tout protéger, de surveiller à toute heure… Le kiosque à musique – à peine y avait-on mis une première couche de peinture que des graffitis, déjà, salissaient ses murs – sera-t-il préservé lorsque les barrières qui l’entourent depuis seront ôtées ?

     

    Josaphat vers l'avenue des Azalées.JPG

     

    Je suis chaque fois intriguée par le monument à la mémoire de Philippe Baucq, mort en 1918, dont je ne sais rien mais où une silhouette découpée dans la pierre donne sa part à l’ombre. De là, j’aime lever les yeux vers l’avenue des Azalées, avec ses maisons bourgeoises qui surplombent la verdure – depuis leurs fenêtres, quel jardin à disposition ! Les modestes maisons du parc, de ce côté, leur opposent de simples façades blanches sous des tuiles orange, qui leur siéent fort. 

     

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    Des vers me reviennent devant le buste de Verhaeren – « Dites, quel est le pas des mille pas qui vont et passent… » (Au passant d’un soir). Le poète traversait le parc lorsqu’il se rendait chez son ami le peintre Constant Montald à Evere, commune toute proche. Un sourire à la gracieuse Cendrillon (Edmond Lefever) dont un massif protège les charmes, un coup d’œil à Eve et le serpent (Albert Desenfans) et la balade s’achève, pour aujourd’hui. C’est l’heure du thé.

  • Stevens le Parisien

    « Un Flamand qui est plus parisien que tous les Parisiens », pouvait-on lire dans Gil Blas en 1893 à propos d’Alfred Stevens (1823-1906), né à Bruxelles mais installé à Paris dès 1849. La rétrospective des Musées Royaux des Beaux-Arts rassemble des peintures venues du monde entier – Paris, Londres, Budapest, Munich, Etats-Unis, entre autres. Un festival de dames élégantes dans des intérieurs qui ne le sont pas moins, mais pas seulement cela.

     

    Les premiers tableaux – une mendiante, de pauvres gens emmenés pour vagabondage – révèlent un Stevens observateur de la misère matérielle ou morale – L’orpheline, un profil pur de jeune femme en deuil, une perle sombre à l’oreille. Dans In memoriam, une femme en grand deuil allume un cierge, une autre, enveloppée dans un châle des Indes, retient d’un ruban bleu vif la voilette qui couvre ses cheveux. Stevens excelle à détailler vêtements et parures, parfois en contraste comme cette jeune fille en robe blanche, dans Consolation, qui se tient sur un canapé près d’une femme qui pleure, tout en noir. 

    Stevens, Remember (détail) d'après le prospectus des MRBAB.JPG

     

    « Il peint encore des mains tendues, mais ce sont de jolies mains blanches, et elles s’ouvrent, non à l’aumône, mais au baiser », commente Paul Mantz en 1867. Le bain (Musée d’Orsay) ouvre le bal des Parisiennes : une femme en chemise dans sa baignoire, les cheveux relevés, deux roses à la main. Un robinet en col de cygne, un porte-savon sont aussi présents que le livre ouvert posé sur du linge. « Aucun n’a un rendu matériel aussi adorable que le sien » dit Rops en 1881. Stevens s’intéresse à tous les accessoires de la féminité qu’il met en scène. Ses dames ont souvent une lettre à la main (Souvenirs et regrets) ou un éventail (Rêverie). Le pinceau précise finement froufrous et bijoux de ces élégantes représentées en pied, souvent des filles « débarbouillées » à qui il a fait prendre la pose.

     

    Quand Stevens peint Sarah Bernhardt, il s’agit vraiment d’un portrait et non d’une « scène d’intérieur ». A côté, Le sphinx parisien montre une femme en robe légère, au regard intéressant, une belle lumière sur les épaules. Dans beaucoup de toiles reviennent les éléments décoratifs d’époque : éventail, bouquet, paravent japonais... Deux musiciennes très différentes : une harpiste habillée de sombre assise près de son instrument, une violoniste en robe rouge qui joue sous un bel éclairage. Deux « ateliers » : celui de 1855, statique, où le modèle observe avec le peintre la toile posée sur le chevalet ; sur celui de 1869, beaucoup plus vivant, l’artiste, sur un canapé, regarde le modèle penché vers la traîne de sa robe somptueuse dans la lumière d’une fenêtre ouverte. 

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    En opposition aux figures bourgeoises qui semblent souvent s’ennuyer – Stevens le « chroniqueur de la vie mondaine » voulait-il montrer la richesse ou la vacuité des salons ? –, quatre femmes aux longs cheveux relâchés (toutes les autres les ont attachés) et plus charnelles : Salomé, Marie-Madeleine, Lady Macbeth, et une rousse caressant un chat noir (L’électricité), devant un ciel nocturne où l’on devine
    les tours de Notre-Dame et des chauves-souris. Femmes fatales, qui tranchent avec le visage sans caractère des poupées de salon.

     

    L’exposition comporte quelques scènes de bonheur familial, l’épouse de Stevens et ses enfants, près d’une Liseuse paisible en longue robe blanche. Des tableaux illustrent le goût fin de siècle pour l’exotisme : une superbe Parisienne en kimono, L’Inde à Paris ou le bibelot exotique – un éléphant en bois et porcelaine présenté en vitrine, près d’un vase chinois au dragon que l’on peut voir aussi sur quelques toiles. Beaucoup de scènes « charmantes », trop sans doute quand on les découvre ainsi en enfilade. Mais la patte de l’artiste est incontestable. « On n’a pas assez loué chez Stevens l’harmonie distinguée et bizarre des tons », écrit Baudelaire en 1864.

     

    Dans la dernière partie de l’exposition (sans compter la section du Panorama de l’histoire du Siècle, présentée à l’étage, que je n’ai pas vue), je me suis arrêtée longuement devant deux marines. D’abord il y a un petit Nocturne sur la mer (collection privée) qui fait penser à Turner ou Jongkind : un dégradé bleu nuit, avec quelques étoiles dans le ciel, un horizon imperceptible, le bleu plus sombre de la mer où l’on distingue quelques falots, le panache d’un bateau, le vague ourlet des vagues. Superbe. J’ai aussi aimé Marine, Le Havre (Reims), une délicate harmonie de gris, de beige et de rose – très mal éclairée, comme presque tous ces paysages, le cadre supérieur leur faisant de l’ombre !

    Une seule carte postale est disponible – La dame en rose des MRBA – en dehors du catalogue et du livre de Christiane Lefebvre (2006) qui situe « le flambeur magnifique » par rapport à ses frères Joseph, peintre animalier, et Arthur, critique d'art et marchand de tableaux. Rares sont les occasions de découvrir l’œuvre d’Alfred Stevens, visible à Bruxelles jusqu’au 23 août 2009 (ensuite au Musée Van Gogh à Amsterdam).

  • Vers l'Europe

    « On ne connaît pas Turin et l’importance de sa cour. On pense surtout à Venise, Rome, Florence. Cette exposition à Bruxelles est nécessaire pour montrer qu’à Turin existait un goût international, qu’on savait regarder vers l’Europe, ne fût-ce qu’au travers des liens dynastiques. Et cela se voit dans la peinture. »

     

    Carla Enrica Spantigati, commissaire de l’exposition Da Van Dyck a Bellotto
    (propos recueillis par Xavier Flament, Bozar magazine, Bruxelles, février 2009)

     

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  • Turin - Bruxelles

    Pour découvrir Da Van Dyck a Bellotto, Magnificenza alla Corte dei Savoia, la grande exposition du Palais des Beaux-Arts (jusqu’au 24 mai prochain), les visiteurs tombent d’abord nez à nez avec une installation de Maurizio Cattelan, adepte du détournement et de la provocation. Dans le grand hall Horta, juché sur un énorme cube de terre fraîche, un olivier tutoie la verrière, déplacé, en exil. A-t-il de quoi abreuver ses racines ou est-il voué à la mort ? L’argent de ses feuilles semble déjà pâli.

    Derrière lui, en haut des marches, sur son cheval cabré, Le prince Thomas de Savoie Carignano, la grande toile de Van Dyck qui sert d’affiche à l’exposition, est l’œuvre phare prêtée par la Galleria Sabauda de Turin. D’autres portraits de la cour des Savoie, dont un raffiné Charles-Emmanuel I de Savoie à dix-huit ans (une œuvre de Jan Kraek, dit Giovanni Caracca), présentent le motif du huit, symbole d’amitié, sur les riches vêtements et bijoux : le nœud des Savoie.

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    Parmi les peintures religieuses, une Conversation sacrée d’un peintre du Piémont, nettement inspirée d’un Mantegna qui la jouxte, montre une Vierge à l’Enfant entourée d’anges musiciens. Quelle merveille de découvrir des enluminures aux couleurs si fraîches sur le vieux papier, comme cette page de Missel où des fleurs (l’ancolie par exemple, parfaitement dessinée) et des anges entourent joyeusement le texte. Abraham et les trois anges, de Guglielmo Caccia, tranche avec ce qui précède par le mouvement : les anges descendent en diagonale vers Abraham, une ville occupe l'arrière-plan  le paysage commence à apparaître dans la peinture.

    Même prévenue, j’ai ressenti une grande émotion devant l’Annonciation d’Orazio Gentileschi, un chef-d’œuvre qui justifie à lui seul le déplacement au Palais des Beaux-Arts. Sur une toile de près de trois mètres sur deux, dans la lumière de la fenêtre par laquelle est entrée une colombe, Marie ramène sur elle un manteau bleu qui couvre à demi sa robe rouge, écho au coin de ciel visible par la fenêtre ouverte. Elle lève la
    main droite, comme pour se protéger, vers l’ange Gabriel qui a mis un genou à terre. Le visage modestement penché se détache sur le somptueux drap rouge suspendu derrière elle. L’ange pointe l’index juste au centre du tableau, il tient un lys immaculé dans l’autre main. Les nuances de son vêtement chatoient elles aussi à l’ombre de ses ailes. C’est magnifique.

    Après avoir souri devant la Procession des Pucelles du Sablon par Antoine Sallaert, je me suis attardée devant Amaryllis et Myrtille, une étonnante bacchanale féminine de Van Dyck – en fait, Mirtillo s’y est déguisé en femme pour un concours de baisers, d’après un drame pastoral de Guarini. A côté, Les enfants de Charles Ier d’Angleterre, délicieux trio en longues robes comme en portaient alors garçons et filles jusqu’à l’âge de sept ans. L’aîné, en rouge royal, caresse son chien. Sa sœur, en robe claire, est plus concentrée sur sa pose que la cadette, en robe bleue et bonnet,
    de profil, une pomme dans les mains. Des roses, sur le tapis et derrière la petite l’ensemble est ravissant.

    Dans la salle des natures mortes, une grande coupe de fruits aux raisins dorés, près d’un délicat pot de porcelaine rempli de mûres, signée Isaak Soreau. Les bouquets de Cornelis de Heem et d’Abraham Mignon sont éblouissants par le rendu des tulipes perroquets, roses, pivoines, coquelicots et insectes typiques de ces natures mortes du XVIIe siècle.

    Après cette luxuriance, les paysages qui clôturent l’exposition apaisent. Un petit Paysage avec cours d’eau de Gottfried Wals aux personnages minuscules rend sa place à la nature. Place aux peintures du XVIIIe. Des marines, des ports, une Vue de Turin depuis le jardin royal par Bellotto. Enfin, deux scènes bucoliques de Jules César Van Loo - les alentours de Turin à l’aurore et au couchant - terminent ce parcours pictural d’une grande richesse. J’ai aimé dans cette dernière salle les deux Etudes de caractère de Nogari, un jeune homme à la pêche et une jeune fille.
    La vérité du visage y a pris le pas sur les atours. Annonce d'une autre époque.

  • Cobra libre

    L’aventure Cobra (1948-1951) fait l’objet, pour ses soixante ans, d’une belle exposition aux Musées Royaux des Beaux-Arts, visible jusqu’au 15 février 2009.
    Il y avait du monde, dimanche dernier, pour s’amuser aux facéties, aux couleurs et aux jeux de mots des artistes de COpenhague, BRuxelles et Amsterdam qui décidèrent, en novembre 1948, de libérer l’art des « ismes » en tous genres, dont le parisianisme. Il fallait « échapper au règne de la raison » (Asger Jorn, Discours aux pingouins, 1947), refuser de s’embrigader « dans une unité théorique artificielle » (La cause est entendue, 1948). Le serpent acronyme, leur emblème, était du côté de l’instinct contre l’idée.

    « L’esthétique est un tic de la civilisation.
    Qui nie le bonheur sur terre nie l’art.
    Pas de bon tableau sans un gros plaisir.
    En art pas de politesse – l’art c’est du désir brut. »
    (Cobra n° 4, 1949)

    Alfelt Else Paysage de Montagne Islande 1948.jpg

    Photos et revues des surréalistes révolutionnaires hollandais, belges et danois rappellent le contexte d’après-guerre. On voit d’emblée que les artistes du groupe Cobra ont beaucoup écrit. Dotremont surtout, aux innombrables trouvailles : « Et je ne vais dans les musées que pour enlever les muselières. » La revue Cobra connaîtra dix numéros – le premier publié à Copenhague, le dernier à Liège – sans compter Le petit Cobra où se côtoient joyeusement textes et dessins.

    Dans le groupe danois, à côté d’Asger Jorn, le fondateur, j’ai découvert Else Alfelt à travers deux oeuvres vibrantes peintes en 1948 : Rêve d’été (Norvège), une aquarelle diaprée, et ce Paysage de montagne (Islande), de puissantes arêtes obliques à l’assaut du ciel. Carl-Henning Pedersen, son époux, est représenté par de grandes toiles où les jaunes et les bleus dominent, même dans Personnage souriant et bateau rouge (1950).

    « Nous sommes peintres et le matérialisme est d’abord, pour nous, sensation du monde et sensation de la couleur. » (Cobra, n° 2, 1949) La vivacité des tons dans Petits masques de la désobéissance, une toile de Constant (Hollande) se retrouve aussi dans Rouge imaginaire de Anders Osterlin (Suède), faux collage de figures humaines et animales. Des oiseaux, des mains à quatre doigts, des soleils, chez Constant, ce sont des jeux de grands enfants, pleins de fraîcheur. D’Alechinsky, ne ratez pas les neuf eaux-fortes sur le thème des métiers : le coiffeur, le pêcheur et les autres y sont drôlement campés. Le pompier, par exemple. Une hache et un tuyau en spirale pour la tête, une échelle, des extincteurs - et hop !

    Cobra, ce sont aussi des sculpteurs. Sonja Ferlov-Mancoba, danoise, avec des bronzes : une bête étrange à trois pattes ; une tête penchée, La petite douce. De son compatriote Henry Heerup, plusieurs sculptures en pierre, dont un charmant Eskimo, posées sur un parterre de charbon. Du belge Reinhoud, décédé l’an dernier, un tonitruant coq en cuivre. Des ardoises gravées de Raoul Ubac. Les photographies en noir et blanc de Serge Vandercam reposent un peu les yeux, dont un très bel Hommage à Giacometti, où des tiges de métal se dressent dans le sable.

    Cet univers plein de fantaisie détonne sans doute moins aujourd’hui que dans les années ’50. Il y souffle un vent de liberté créatrice très réjouissant. On n’a pas cité tous les artistes, les Karel Appel, Corneille, Van Lint, Hugo Claus, et compagnie. Connus, peu connus, ils sont tous à la fête, au Palais des Beaux-Arts aussi, dans une exposition parallèle, Estampes et imprimés, bientôt clôturée (jusqu’au 4 janvier). L’expo Cobra des MRBA se termine sur des œuvres mixtes : Reinhoud & Alechinsky, Claus & Vandercam, un grand paravent d’Alechinsky, Abrupte fable, avec un poème de Dotremont. Celui-ci s’y montre partout – textes, peintures, calligraphies – fidèle à sa conviction : « La vraie poésie est celle où l’écriture a son mot à dire. »

    Chère lectrice, Cher lecteur, que l'année 2009 vous soit douce et légère !