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balade - Page 4

  • Soucis domestiques

    Au cours de cette balade à Renaix, j’ai aimé retrouver Les soucis domestiques de Rik Wouters au milieu d’un petit parc (place J.-B. Mouroit).

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    Huiselijke Zorgen (en néerlandais), une œuvre conçue en 1913, est à la fois son dernier portrait sculpté de Nel et la représentation d’une femme au foyer qui songe à la vie quotidienne.

  • Balade à Renaix

    Avant de me rendre à Renaix (Ronse en flamand), ville de Flandre Orientale (à un peu plus d’une heure de Bruxelles en voiture), j’ignorais presque tout de cette cité des Ardennes flamandes. Notamment que le Dr Ovide Decroly (1871-1932), psycho-pédagogue novateur dont se réclame encore aujourd’hui l’école Decroly à Uccle, y était né – une plaque est apposée devant sa maison natale.

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    On peut lire à Renaix des enseignes en français, des affichettes bilingues. On y entend parfois parler la langue de Molière. Renaix, proche de la Wallonie picarde, est une ville « à facilités linguistiques ». Ce régime particulier, souvent évoqué dans la périphérie bruxelloise, concerne aussi certaines communes de Flandre (avec des facilités en français) et de Wallonie (avec des facilités en néerlandais), des deux côtés de la « frontière linguistique », ainsi que la communauté germanophone.

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    Un autre Renaisien, Stefaan Modest Glorieux (1802-1872), fondateur des Frères puis des Sœurs de Notre-Dame de Lourdes, a laissé son nom à un centre scolaire, à divers établissements de soins ; cet ecclésiastique a œuvré toute sa vie pour les pauvres, comme en témoigne ce monument qui le montre en compagnie d’un orphelin et d’un mendiant. 

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    Flanquée d’un parc archéologique, de belles arcades végétales en charme (René Pechère) et d’un jardin de buis, l’église Saint-Hermès date des XVe et XVIe siècles, l’« une des principales curiosités de la ville » selon mon Guide touristique illustré. Sa crypte exceptionnelle (XIe et XIIIe), à la fois romane et gothique, attire de nombreux visiteurs. Trente-deux colonnes monolithiques soutiennent l’église et rythment ce magnifique espace où sont exposés des trésors archéologiques (des panneaux et un audioguide fourni à l’entrée donnent des explications).  

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    Sous ces voûtes de briques, j’ai appris que saint Hermès (martyr romain d’origine grecque) était réputé guérir de la folie : les malades étaient baignés dans l’eau tirée du puits de la crypte, une grande balance permettait de peser les pèlerins et de fixer le tarif pour les soins. Ils faisaient plusieurs tours dans l’église où se trouve une étonnante statue équestre du saint, au-dessus d’un reliquaire. 

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    « Ontdek Ronse » (Découvrez Renaix) offre aux curieux de nombreuses informations intéressantes pour préparer ou prolonger la visite de la ville. Le vieux centre historique, « De Vrijheid » ou « La Liberté », était un territoire indépendant ou franchise jusqu’à la Révolution française. Cette seigneurie qui appartenait entièrement au clergé, constituait comme une ville dans la ville. Les prêtres y exerçaient leurs fonctions ecclésiastiques ainsi que des fonctions administratives et juridiques.

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    Un peu plus loin, l’ancienne église St Martin désacralisée abrite « Le Passage », une galerie commerciale aménagée dans le respect de l’architecture, sous une charpente apparente.

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    Sur la place du marché, le vent secouait fort les parasols au-dessus des étals et les drapeaux de l’Hôtel de ville. Un obélisque surmonté d’un aigle à deux têtes (armoiries de Ronse) surmonté d’une couronne y orne la première fontaine publique de la ville. 

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    De belles maisons bourgeoises rappellent la prospérité de Renaix et de son industrie textile, une économie basée sur la fabrication de draps. De différents styles, souvent en briques, leurs façades travaillées, leurs tourelles, leurs grands jardins de ville privés affichaient l’aisance de leurs propriétaires.

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    Certaines façades paradent par rapport à leurs voisines, comme celle-ci, de style néo-Louis XVI, avec ses briques claires et ses pierres bleues très ornées, un festival d’architecture « beaux-arts » en très bel état. Le contraste est grand avec les ruelles de petites maisons ouvrières habitées par les tisserands.

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    Le site de la ville invite aussi à la découverte de maisons art nouveau ou art déco, l’office du tourisme propose des brochures ad hoc. Certaines belles demeures abritent à présent des restaurants, comme la Maison D. avec ses sgraffites, une adresse que je vous recommande pour son cadre, sa cuisine et son accueil.  

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    De la Hoge Mote (Grande Motte), en travaux de restauration pour l’instant, on a une très belle vue vers le clocher de Saint-Hermès. C’est un des bâtiments anciens les mieux conservés dans le centre historique de Renaix, il abrite l’office du tourisme. Le Musée de Renaix et du folklore est situé tout près, dans l’ancienne « Maison des Espagnols », non loin du Must, musée du textile. 

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    Dans un tout autre genre, j’ai apprécié la fresque murale de la bibliothèque, un clin d’œil aux félinophiles. Chaque année, la ville permet au lauréat du festival « Picturale » de décorer un mur ; en 2007, c’est l’illustratrice Kristien Aertssen qui a dessiné ce grand chat des champs. Bref, il y a beaucoup de choses à voir à Renaix, pour qui aime musarder.  

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    Au cours de cette première balade, j’ai remarqué de nombreuses statues publiques, notamment des personnages du folklore local, De belleman (le sonneur) dû au sculpteur local Stefaan Ponette (également l’auteur d’un étonnant Saint Pierre à l’entrée de Saint-Hermès) et le petit Buunie (soit Buuntjies Neutjies, vendeur de pois et de noisettes) dont je caresserai la tête la prochaine fois, puisque j’ai lu que cela porte bonheur !

  • Aux étangs d'Ixelles

    La visite guidée d’« Ixelles, berceau de l’Art nouveau et de l’Art Déco », un parcours organisé par la commune autour des étangs d’Ixelles, le dernier jour de mai, a vite affiché complet : trop tard pour s’inscrire à celle de 16h30, va pour 18h30. Cécile Dubois, qui connaît bien son sujet, nous a emmenés à la découverte d’un des plus beaux quartiers de Bruxelles.

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    Il a été aménagé à la fin du XIXe siècle, quand le Maelbeek, ruisseau qui prend sa source à l’abbaye de la Cambre et se jette dans la Senne à Schaerbeek, a lui aussi été comblé. Il ne reste que quelques-uns de ses étangs d’origine, dont ceux d’Ixelles. Rendez-vous était donné avenue du général de Gaulle pour découvrir comment l’Art nouveau, avec ses formes organiques, puis l’Art Déco, plus stylisé, ont inspiré les architectes au début du XXe siècle. De 677 habitants en 1818, Ixelles passe à cinquante mille en 1900, de quoi donner du travail à beaucoup de monde.

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    Avenue Général de Gaulle, 38 et 39 (photo 2010) © SPRB-DMS (1904, Ernest Blerot) / Ixelles

    Aux numéros 38 et 39 de l’avenue subsistent deux maisons conçues par Ernest Blerot. De la deuxième génération Art nouveau, il cherchait à démocratiser ce style, alors que la première, au service de la bourgeoisie industrielle et socialiste, souvent des libres penseurs, voulait avant tout se démarquer. Blerot a rendu l’Art nouveau plus populaire, intégrant des notes anciennes comme le pignon néo-gothique du 38, et aussi quelque chose de très neuf à l’époque : des garages. Il pressent le succès de l’automobile, pas l’évolution de son gabarit – dans un de ces garages, on a installé une salle de bain pour une chambre d’hôte.

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    Détail du 39

    Soubassement en pierre bleue, contrastes de tons sur la façade se voient voler la vedette par des fers forgés remarquables, aux motifs de clématite utilisés aussi en mosaïque à l’intérieur (à retrouver dans le catalogue de Flora’s Feast). Cette liane fleurie ornait à l’origine quatre maisons mitoyennes. Deux ont été démolies pour faire place à La Cascade, immeuble moderniste dû à René Ajoux que certains surnomment « la salle de bain d’Ixelles » à cause de ses carreaux de façade d’inspiration hygiéniste.

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    La Cascade (1939, René Ajoux) / Ixelles

    Nous nous tournons vers les étangs où on a rénové la rocaille et son petit temple inachevé, contraste de couleur, de forme, du lisse opposé au rugueux. Puis nous faisons quelques pas vers la place Flagey (un bassin d’orage y a été aménagé pour pallier les inondations de caves et du parking souterrain), pour admirer son fameux « paquebot » où se sont déroulées les sélections et les demi-finales du Concours Reine Elisabeth de violoncelle 2017 (la finale, à Bozar).

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    Vue sur le Flagey (ancien INR, 1930, J. Diongre) / Ixelles

    Construit en 1930 pour l’Institut National de Radiodiffusion, emblématique avec sa tourelle d’angle, le Flagey est moderniste à l’extérieur – fenêtres en bandeau et horizontales de briques jaunes (comme à la Villa Cavrois de Mallet-Stevens) – et Art Déco à l’intérieur. Ce chef-d’œuvre dû à Joseph Diongre a été sauvé de la démolition et restauré grâce à un partenariat entre le public et le privé.

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    Résidence du Lac (1957, J. Cuisinier, détail) / Ixelles

    Non loin d’un immeuble d’angle brun qui mêle également ces deux styles (Saintenoy fils, 1938), au square de Biarritz, un immeuble en retrait, la Résidence du Lac (1957) présente une courbe concave comme le Brusilia à Schaerbeek, il est du même architecte, Jacques Cuisinier.  

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    Rue du Lac, 6 à Ixelles (1902, E. Delune), photo Wikimédia Commons 2006 / actuellement en travaux / Ixelles

    Rue du Lac, une façade originale due à Ernest Delune est en pleine restauration, elle était très dégradée. Commandée par un entrepreneur pour l’arrière d’une maison éclectique située au 5, rue de la Vallée (1893), à l’emplacement d’une petite cour triangulaire, elle utilise l’arc outrepassé (arc en plein cintre qui se poursuit au-delà du demi-cercle) pour la verrière (derrière laquelle une cage d'escalier donne accès à un atelier d’artiste) et pour l’entrée avec sa fenêtre placée de manière originale dans le même arc que la porte. Les vitraux aux pensées (voir Flora’s Feast) sont en verre américain chenillé, qui fait bel effet aussi bien dehors que dedans.

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    Immeuble à appartements au carrefour formé par la rue de la Vallée et la rue Vilain XIIII / Ixelles

    Il serait fastidieux de vous raconter toute la promenade, qui a duré plus de deux heures : maisons, immeubles, époques, le quartier présente une diversité de styles très intéressante, comme souvent à Bruxelles, qui cultive l’éclectisme. Ici, on remarque comment on a transformé un hôtel particulier en immeuble de rapport (la guide nous montre des photos anciennes, des plans), là on admire deux maisons (fausses jumelles) de Blerot où des sgraffites remplacent les impostes (rue Vilain XIIII).

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    Rue Vilain XIIII, 9 et 11, deux maisons de Blerot (1902)

    Près d’un monument, Cécile Dubois présente la résidence Belle Vue aux grands appartements bourgeois et celle du Tonneau (bien nommée), deux réalisations de l’architecte et self-made-man Collin bien connu des Bruxellois à cause de l’affaire Etrimo, une faillite qui ne doit pas faire oublier son objectif : permettre à chaque Belge de devenir propriétaire.

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    Le Tonneau, 1938-40 (Stanislas Jasinski et Jean-Florian Collin)

    Avenue Emile Duray, après une maison de Blomme aux jolis motifs de briques, nous arrivons au square du Val de la Cambre, un ensemble qu’il a dessiné pour la société Cogeni dans un style tourné vers le passé, inspiré par larchitecture médiévale et baroque (Stanislas-André Steeman y a habité dans la deuxième cour, au-delà du porche à clocheton, au 21).

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    Square du Val de la Cambre (1928-1932, A. Blomme) / Ixelles

    Tant de belles constructions méritent de s’y attarder, des immeubles d’un tel luxe pour l’époque qu’on les appelle « Palais », comme le Palais de la Cambre qui devait border tout un îlot (avenue Emile Duray), finalement limité à cinq immeubles avec des connexions en sous-sol.

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    Palais de la Cambre (détail), 1925 à 1930 (Camille Damman) / Ixelles

    Le rond-point de l’Etoile a disparu au boulevard général Jacques, devenu carrefour sur une quasi autoroute urbaine. Les immeubles construits avant la guerre se tournent vers le rond-point, après la guerre on les oriente différemment pour détourner les terrasses du trafic. Le plus prestigieux est le Palais de la Folle chanson (nommé d’après une statue de Jef Lambeaux) dû à Antoine Courtens, une copropriété qui se voulait bien située à proximité du Bois de la Cambre.  

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    Palais de la folle chanson et son hall d'entrée (1928, Antoine Courtens), / Ixelles

    Après avoir levé les yeux vers le campanile étoilé de sa spectaculaire rotonde d’angle, un espace de réception, c’est sur le marbre devant sa belle entrée ronde (comme l’entrée Ravenstein du Palais des Beaux-Arts de Horta) que s’est achevé ce parcours passionnant qui donne envie de se promener plus souvent aux alentours des étangs d’Ixelles... et de rouvrir les deux beaux livres de Cécile Dubois sur Bruxelles.

  • Riches frondaisons

    Je passe, je suis passée si souvent en voiture le long de ce quartier cossu, à la lisière de la région bruxelloise et de la forêt de Soignes, mais je ne m’y étais jamais promenée. Les frondaisons printanières, leurs multiples couleurs, les vieux arbres splendides dans les jardins de ces belles propriétés qui ressemblent parfois à des parcs m’ont enchantée.

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    Plutôt que de nous enfoncer dans la forêt à proximité, j’avais envie de jouir du bleu azur tant attendu et souvent éphémère chez nous, traversé par les lignes blanches des avions. Ce sera donc une balade le nez en l’air, à admirer ces arbres parés de vert déjà éclatant ou encore léger, selon les essences, et ces érables japonais aux jeunes feuilles pourpres ou vertes, souvent associés par contraste, d’autant plus fascinants quand on les regarde à contre-jour. (On en rencontre en ville aussi, d’une beauté explosive en ce moment.)

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    Je repensais à cet élévateur vu aux serres communales il y a peu, qui permet d’accéder à la cime des arbres. On voudrait être oiseau pour se poser là et regarder la terre, non pas vue du ciel – une vue magnifique mais si éloignée de ce que l’œil perçoit d’ordinaire – mais vue du haut des arbres, comme quand je montais dans le grand noyer au fond du verger de mes grands-parents et m’y laissais balancer, bercée par le vent, l’été, dans la campagne flamande.

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    La cime des arbres touche le ciel, les arbres se touchent entre eux – il paraît qu’ils se concertent – et c’est un bonheur de contempler leurs feuillages divers. Les hêtres pourpres mettent des accents de splendeur dans toute cette exubérance végétale qui prolonge la forêt de Soignes à proximité. Puis l’œil redescend à hauteur plus humaine, vers les cornus kousa, les pivoines arbustives, qu’un amateur de jardins m’a appris à reconnaître.

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    Nous n’avons croisé quasi personne durant ces deux heures de balade, seulement quelques voitures. Je crains d’avoir inquiété une propriétaire qui s’éloignait dans la sienne en photographiant cet arbre mort couché sur la pelouse, qui offre un si bel avant-plan à sa charmante maison blanche, vue de la chaussée.

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    Beaucoup de jardiniers travaillaient par ce temps clément, tandis que les robots tortues tondaient l’herbe. Même quand on ne possède pas de jardin à soi, on peut puiser ici de belles idées d’aménagements, comme ces ombelles violettes d’ail ornemental tout le long d’une haie ou ces azalées aux tons chauds assortis aux tuiles d’une maison pittoresque (les arceaux où s’enroule une clématite y répondent aux courbes d’une barrière en bois).

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    Ailleurs ce sont de fières italiques en fer forgé qui agrémentent une grille noire devant une maison blanche – entrée fermée – ou des topiaires, des haies taillées qui encadrent joliment une plante en bac – entrée ouverte. Plus loin, une haie qui s’interrompt offre au visiteur un chemin d’accueil et au passant un aperçu sur le bel érable pourpre à l’angle de la maison.

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    Pour terminer sur ces frondaisons fredonnantes, voici un dernier fouillis de verdure savamment agencé. « Les jardins sont une des formes du rêve, comme les poèmes, la musique et l’algèbre », écrit Hector Bianciotti. Je compléterai cette citation par une autre, d’Erik Orsenna : « Plus qu’aucun autre art, celui des jardins dépend d’un bon vouloir allié à de gros et durables moyens. » Pour reprendre à Pascale Seys la formule qui conclut sa formidable chronique matinale sur Musiq3, et vous, qu’en pensez-vous ?