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Passions

  • Gaël Faye, Jacaranda

    Enfin disponible à la bibliothèque, Jacaranda (prix Renaudot, 2024) est le second roman de Gaël Faye. Huit ans après Petit pays, il retourne au Rwanda avec l’histoire de Milan, un Franco-rwandais comme lui, fils unique d’une mère d’origine rwandaise et d’un père français, qui va découvrir peu à peu l’histoire de sa famille et de ce pays. Un roman très attachant.

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    1994. Elève dans un collège de Versailles, le garçon a des résultats scolaires catastrophiques. Pourquoi ? « La guerre », répond-il à la déléguée qui prépare sa défense avant le conseil de classe, lui qui passe son temps à rêvasser ou à écouter du rock plutôt qu’à étudier. « Je n’en revenais pas d’inventer un mensonge pareil ! » Quand ses parents sont convoqués chez le directeur, sa mère lui jette un regard « plein de mépris », elle ne lui parlera plus pendant plusieurs jours. Son père lui passe un savon. Il devra redoubler sa sixième.

    « C’est ce printemps-là que le Rwanda s’est invité dans nos vies pour la première fois. Ma mère n’en avait jamais parlé. » Arrivée en France en 1973, Venancia ne disait rien de sa famille, de son enfance ni de sa jeunesse. « Le passé de ma mère était une porte close. » Au fond, Milan ne la connaissait pas. Devant les dramatiques images d’actualité à la télévision, ses parents restaient silencieux depuis des mois, et il en avait mal au ventre.

    Fils unique comme l’était son père, le garçon de douze ans se réjouit de leurs vacances d’été à l’île de Ré, chez ses grands-parents. C’est là que sa grand-mère demande à sa mère comment elle vit ces terribles massacres dans son pays. Après une réponse laconique, sa mère précise calmement qu’il lui reste de la famille là-bas – Milan est sidéré de l’apprendre.

    Nouvelle surprise à la fin de l’été. Personne n’a prévenu le garçon de l’arrivée chez eux d’un enfant « chétif et au regard apeuré », avec un gros pansement sur la tête, à qui sa mère s’adresse en kinyarwanda : Claude, son neveu, va partager la chambre de Milan. Il ne connaît pas le français, alors Milan lui fait écouter ses CD préférés, montre sa Game Boy, mais le gamin ne réagit pas. A table, il ne mange quasi pas. Blessé à la guerre, il se fait soigner en France ; « on ne sait pas » comment c’est arrivé ni où sont ses parents ; il est de la famille de sa mère sans être exactement son neveu, et il a... douze ans, comme lui !

    Heureux comme tout d’avoir un « frère », Milan prend soin de Claude, se couche près de lui quand il pleure la nuit pour le calmer. Un jour où sa mère refait le pansement du garçon, il est choqué de découvrir « le trou béant » de sa blessure à la tête. A la Toussaint, sa mère emmène Claude à Bruxelles pour voir sa « lointaine famille » et revient sans lui, rentré au Rwanda chez des gens de sa famille. Milan, furieux qu’on ne le prévienne de rien, fugue. La police ferroviaire le ramène.  Claude avait « disparu de [leurs] vies aussi vite qu’il y était entré. »

    Quatre ans plus tard, les parents de Milan divorcent. En juillet, il prend l’avion avec sa mère pour Kigali. Au Rwanda, il rencontre sa grand-mère maternelle, vit dans sa petite maison sans confort, avec les toilettes à l’extérieur. Un « jeune homme élancé » vit là : Milan n’a pas reconnu Claude, aussi grand que lui et qui parle à présent un français impeccable. Il va lui servir de guide dans le quartier de Nyamirambo où tout le monde le regarde : pour eux, Milan est blanc, quoiqu’il soit métis. Claude l’emmène chez Sartre, un homme au crâne rasé qui vit entouré « de cassettes VHS, de disques et surtout de livres » et dit sauver la culture (des biens abandonnés dans les maisons) de la barbarie.

    Nouvelle révélation : Claude lui révèle que Venancia, la mère de Milan, n’est pas sa tante mais sa grande sœur ! Il est reconnaissant envers Sartre qui l’a recueilli pendant le génocide ; « grand frère des orphelins », il prend soin des enfants de la rue et les protège. Mamie, la grand-mère, se soucie surtout de faire manger son petit-fils et lui raconte comment elle s’est réfugiée au Burundi et y a travaillé à l’hôpital pendant quinze ans avant de revenir vivre au Rwanda.

    Peu à peu, au fil des rencontres, Milan apprend la véritable histoire de sa famille et du génocide. Sa mère étant partie à Butare pour des raisons administratives, il est tout le temps fourré chez Sartre avec Claude, à écouter de la musique et faire la fête. A son retour, elle emmène Milan chez tante Eusébie, son amie depuis longtemps. Celle-ci vit dans le quartier de Kiyovu avec grand-mère Rosalie et leur présente sa fille Stella, née huit jours plus tôt. Dans les bras de Milan, elle sourit pour la première fois, il en est bouleversé. (Premier tiers du roman.)

    En France, sa mère ne parle à nouveau plus du Rwanda. Quand il lui annonce, en 2005, qu’il y repart pour son mémoire (sur les juridictions gacaca), elle le met en garde. L’histoire se terminera en 2020. Regardez bien la couverture de Jacaranda, l’arbre aux fleurs mauves, et les deux silhouettes : le jacaranda du jardin d’Eusébie, un arbre au rôle très important, comme lexplique Stella à Milan. Dans une vidéo sur le site de l’éditeur, Gaël Faye dit ceci, qui donne le ton de ce roman : « Il n’y a que par le lien qu’on arrive à retisser ce qui s’est brisé. »

  • Lassitude

    Huysmans Des_Esseintes_at_study_Zaidenberg_illustration.jpg« Tel qu’un ermite, il était mûr pour l’isolement, harassé de la vie, n’attendant plus rien d’elle ; tel qu’un moine aussi, il était accablé d’une lassitude immense, d’un besoin de recueillement, d’un désir de ne plus avoir rien de commun avec les profanes qui étaient, pour lui, les utilitaires et les imbéciles.
    En résumé, bien qu’il n’éprouvât aucune vocation pour l’état de grâce, il se sentait une réelle sympathie pour ces gens enfermés dans des monastères, persécutés par une haineuse société qui ne leur pardonne ni le juste mépris qu’ils ont pour elle ni la volonté qu’ils affirment de racheter, d’expier, par un long silence, le dévergondage toujours croissant de ses conversations saugrenues ou niaises. »

    J.-K. Huysmans, A rebours (fin du chapitre V)

    Des Esseintes dans son cabinet, par Arthur Zaidenberg
    (Against the Grain, New York, Illustrated Editions, 1931)

  • A rebours, 1884

    Pourquoi reprendre le célèbre A rebours de J.-K. Huysmans, une lecture à rebours de mes inclinations ? Il y eut ce passage sur la suavité d’un vert, dans L’impossible retour d’Amélie Nothomb, où elle se réjouissait de relire Huysmans à Tokyo, et ces allusions à des Esseintes dans L’homme en rouge de Julian Barnes. Ils m’ont incitée à le redécouvrir.  

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    En couverture : Les yeux clos d'Odilon Redon

    Dans une préface « écrite vingt ans après le roman », Huysmans, ami de Zola, rappelle sa rupture d’alors avec les naturalistes et leur « peinture de l’existence commune », puis sa conversion au catholicisme en 1892. On l’avait traité à l’époque de « misanthrope impressionniste » et son héros, des Esseintes, « de maniaque et d’imbécile compliqué ».

    Une notice préalable au récit présente l’enfance triste du duc Jean des Esseintes, ses classes chez les Jésuites, son goût pour la lecture et le rêve, et puis sa déception au contact des autres, son mépris croissant de l’humanité. « Déjà il rêvait à une thébaïde raffinée, à un désert confortable, à une arche immobile et tiède où il se réfugierait loin de l’incessant déluge de la sottise humaine. » Le château familial vendu, il achète à Fontenay-aux-Roses une maison à l’écart.

    Son aménagement est décrit au premier chapitre. Tournant le dos aux excentricités de sa jeunesse, il désire à présent « pour son plaisir personnel et non plus pour l’étonnement des autres » un « intérieur confortable et paré néanmoins d’une façon rare » qui s’accorde avec sa « future solitude ». Pour le décor se pose la question des couleurs telles qu’elles s’expriment « aux lumières factices des lampes » plutôt que de jour, « car il ne vivait guère que la nuit ». Sa préférence va à « l’orangé ». Dans son cabinet de lecture, des Esseintes veut « des livres et des fleurs rares », des peaux et des fourrures au sol.

    Hypersensible, hypocondriaque, le duc Jean fuit « la figure humaine », exècre ceux qui méprisent la littérature et l’art. Lecteur de Baudelaire et d’Edgar Poe, il préfère l’artifice à la nature et ce misogyne (« la bêtise innée des femmes ») va jusqu’à juger la beauté féminine surpassée par celle des locomotives (sa maison est à vingt minutes de la gare de Fontenay). Il a le goût des ornements religieux anciens, habille sa vieille domestique en béguine.

    Sa bibliothèque contient surtout des « ouvrages latins », dont il passe en revue les auteurs pour les critiquer, dans tout un chapitre. On lui apporte un jour une commande : une tortue dont la carapace a été « glacée » d’or puis incrustée de pierreries, pour le plaisir de la voir se déplacer sur un tapis d’Orient. (Elle en mourra.) Aux murs, des Esseintes a fait accrocher, entre autres, des gravures de Jan Luyken (Persécutions religieuses, XVIIe), des œuvres de Gustave Moreau (Salomé) et d’Odilon Redon, ses contemporains.

    Après son enfance chez les Pères, des Esseintes a évolué vers un scepticisme troublé et un pessimisme nourri de Schopenhauer. Sa santé affaiblie par « sa vie de garçon », sa névrose un temps éloignée par des traitements, se sont d’abord améliorées grâce à une vie « plus réglée, plus calme », mais les douleurs réapparaissent, au point de lui faire abandonner la lecture.

    Il veut alors parachever son intérieur et se tourne vers les fleurs. Il n’aime ni les ordinaires, ni les prétentieuses. Il a longtemps préféré les fleurs artificielles. On lui livre une collection de caladiums, d’anthuriums et d’autres exotiques. Des fleurs « stupéfiantes » qu’il admire puis finit par trouver aussi maladives que lui. Il fait des cauchemars, souffre d’hallucinations. Son rêve de vivre en solitaire à l’écart se heurte aux effets d’une vie trop sédentaire et de l’anémie.

    Le dossier qui achève l’édition Folio d’A rebours contient une note de Lucien Descaves de 1929. Celui-ci rappelle que ce roman auquel Huysmans a travaillé durant trois ans a d’abord eu pour titre « Seul ». Il avait confié que cette œuvre serait « le four le plus drôle de l’année » : « Ça ne ressemblera à rien et j’aurai dit ce que j’avais à dire. » Ce fut en effet le livre « le plus controversé dans la presse et dans les milieux littéraires » en 1884. Le comte de Montesquiou fut « ulcéré » du rapprochement que certains firent entre des Esseintes et lui.

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    Portrait d'Huysmans (auteur inconnu)
    dans l'édition de Crès, 1922 (Wikisource)

    A rebours est le portrait d’un décadent « à la fois grotesque et pathétique » (quatrième de couverture), d’un angoissé et aussi d’un esthète attaché à l’art et aux « magies du style », aux raffinements de l’écriture, jusqu’au maniérisme. Huysmans fut par ailleurs un excellent critique d’art. Il défendait les peintres qui avaient « le souci de la vie contemporaine ». Ce fut le sujet d’une exposition trop brève à Strasbourg en 2020 : « L’Œil de Huysmans. Manet, Degas, Moreau… » Si cela vous intéresse, en voici une présentation intéressante (La dilettante).

  • Brique

    Othoniel : « La brique est un symbole universel existant dans de nombreuses cultures, un dénominateur commun, tout comme la perle. Ce module me permet de réaliser des œuvres entre sculpture et architecture. »
    (Chambre nord : Inde)

    Othoniel à la Villa Empain (35) Precious Stonewall.jpg
    Othoniel, Precious Stonewall, 2025,
    verre indien miroité émeraude et bleu

    « Plus tard, les Precious Stonewall, ces blocs de briques abstraits accrochés au mur, sont venus conforter la mémoire des événements de la rébellion de Stonewall, en 1969, qui a donné naissance à la première gay pride, à New York. »
    (Salle d’escrime : New York)

    Source : Othoniel, Diary of Happiness, Guide du visiteur, Villa Empain > 4/10/2026

  • Journal d'Othoniel

    Une exposition d’Othoniel à Bruxelles, à La Villa Empain où j’avais découvert son nom pour la première fois en 2010 près d’un très grand collier doré, m’a donné l’occasion de mieux connaître cet artiste français croisé à Avignon l’été dernier. Jean-Michel Othoniel présente « Diary of Happiness » (Journal du bonheur) ainsi : « Les œuvres exposées participent de ma recherche du bonheur et témoignent du long chemin qui m’a mené de l’ombre à la lumière. » C’est aussi le titre d’une œuvre de 2008, une sorte de boulier : « On choisit de déplacer la boule du côté sombre du boulier, si l’on estime avoir passé une mauvaise journée, ou du côté clair, si l’on estime avoir été heureux. »

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    Othoniel : Cosmos, Wonderblock, Etoile d'or (cliquer pour agrandir la photo)
    dans le hall de la villa Empain, Bruxelles

    Pour ouvrir ce carnet de voyage, « plus d’une centaine d’œuvres inspirées par trente ans de voyages à travers le monde », une grande sphère « Cosmos » (2025) est suspendue sous le lanterneau du hall de réception. Deux « Wonderblock » s’y font face : des murets en briques de verre indien miroité, l’un rose indien (à gauche), l’autre champagne (à droite). Le joli coin près de l’escalier accueille « Géométrie amoureuse » ; les couleurs (souvenir des loukoums d’Istanbul) sont assorties aux fauteuils (je découvre que ce coin cosy s’appelle « Bar du Baron » – le baron Empain qui a fait construire cette villa Art déco).

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    Othoniel : Géométrie amoureuse, 2004

    Au fond, « L’étoile d’or » devant la fenêtre donnant sur la piscine – on admire des « Lotus d’or » posés sur l’eau – comporte en son centre des éléments que je n’avais pas remarqués d’emblée : des pipes ! Le salon de gauche est dédié à la Belgique où l’artiste est venu dans les années 1980, curieux des surréalistes comme Broodthaers et Magritte et de la poésie belge. Au mur, des cartes postales et dentelles de Bruges, près d’une surprenante série de plumes et pipes accrochées sous des cartes à jouer en verre. Othoniel présente là divers objets dont une pipe en soufre, un matériau de ses débuts qu’on retrouvera plus loin.

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    Othoniel : Le Burlador (Cartes à jouer sur verre, pipes de tire en terre, plumes, objets divers), 1990

    Des aquarelles aux couleurs délicates, rarement montrées par l’artiste, accompagnent les grandes œuvres comme « Le collier infini » avec ses perles pailletées d’or, elles en montrent des variantes. Dans le salon de droite, place à un cœur en verre de Murano rouge ouvert en dessous, devenant « arche ou porche ». « Kokoro » : le mot « évoque à la fois le cœur physique, le sentiment amoureux, l’émotion de la pensée et la conscience de l’esprit. » Il en existe plusieurs dans des espaces publics au Japon.

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    Othoniel : Kokoro, 2012

    Dans l’escalier, « L’Ile dans la tête » (2026) orne le mur du palier entre les deux volées de marches : Othoniel y a dessiné son île de créateur, l’atelier, une fontaine, un confident et même son lit, des arbres et des fleurs, l’île des verriers de Murano, un bateau de verre, entre autres. Elle est reprise en partie sur la couverture du Guide du visiteur, qui suit la succession des salles, pays par pays : Istanbul, Belgique, Japon, Inde, New York, Rome, Venise, Berlin, Espagne, Arménie, Asie, Miami, Versailles.

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    Othoniel : Venise (vue partielle) - Lustre (aquarelle), 2001

    En allant en Inde à Firozabad, ville des verriers en plein désert, Othoniel a découvert là des tas de briques de terre en attente pour la construction d’une maison, et le verre indien miroité, omniprésent dans son œuvre. La salle vénitienne, avec ses suspensions multicolores, ses candélabres devant les fenêtres, ses perles baroques, m’a rappelé La fileuse de verre. Au sol, un tapis de briques vertes. Au mur, une succession d’aquarelles, dont un « Lustre » très raffiné… Les couleurs des perles sont subtiles et leur assortiment tout autant.

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    Othoniel : Espagne - Bottle of Tears, 2011 / La Croix Rouge

    Dans la salle espagnole surgit le rouge : une peinture sur toile à l’encre rouge sur fond d’or vert et, sur la terrasse attenante, « La Croix Rouge ». Etonnante « Bottle of Tears » (Bouteille de larmes ; verre du Mexique, eau) ! En tournant autour de cette sculpture, on y découvre autre chose, c’est magique. Sur la table centrale, des œuvres en soufre sous globe, étranges.

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    Othoniel : Obsidienne - Epée d'académicien, 2021

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    Vous l’aurez compris, de salle en salle, ce sont des univers inspirés par des découvertes, des rencontres aussi. Jean-Michel Othoniel les présente lui-même dans le Guide du visiteur qui contient ses propres textes et illustrations. Vous pouvez le feuilleter en ligne. Je vous recommande la visite de cette exposition, seule manière de ressentir le mariage singulier entre matière et lumière chez cet artiste poète.

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    Othoniel : Miami (vue partielle) - Passiflora, 2025

    Vous y verrez sa remarquable épée d’académicien (beaux-arts, section sculpture) en obsidienne et bronze. Un tombeau inattendu, bleu et or. Des fleurs solaires. En fin de parcours, une petite salle évoque les créations d’Othoniel à Versailles, avec des aquarelles et une vidéo, « O’de », une chorégraphie contemporaine filmée le jour de l’inauguration en mai 2015 des Belles Danses, une œuvre permanente d’Othoniel installée au bosquet du Théâtre d’Eau dans les jardins du Château de Versailles. (Il pleuvait, j’ai oublié de faire le tour du jardin de la Villa Empain.) Ne manquez pas cette rétrospective, un rendez-vous avec la beauté et la féerie des couleurs. Jusqu’au 04.10.2026.