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bruxelles - Page 46

  • Nervia / Laethem

    Au Musée d’Ixelles, une rencontre inédite confronte deux groupes de peintres belges du XXe siècle : « Nervia / Laethem-Saint-Martin, Traits d’union / Koppelteken » les présente côte à côte et valorise leurs points communs. Loin des avant-gardes, ces artistes prônaient dans l’entre-deux-guerres un retour à la figuration dans une perspective humaniste, la primauté du dessin sur la couleur, un ancrage régional. 

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    L’exposition évite le sentiment de déjà vu. Beaucoup de toiles viennent de collections privées, notamment du Fonds Léon Eeckman et le groupe Nervia, et du musée des Beaux-Arts de Gand. Léon Eeckman, courtier en assurances, les peintres Louis Buisseret et Anto Carte ont fondé Nervia en 1928 (de Nervie, entre la Sambre et lEscaut). Des artistes confirmés de Mons et de La Louvière s’y associent avec des plus jeunes. (Le principe d’exposer ici les sujets par « paires » en a écarté certains qu’on aurait aimé plus présents : Pierre Paulus et Taf Wallet, en particulier.)

     

    Pour le premier groupe de Laethem-Saint-Martin, il s’agit également d’une « colonie d’artistes » plutôt que d’une école. Installés vers 1900 dans un village (Sint-Martens-Latem) non loin de Gand, sur une courbe de la Lys, des artistes désireux de vivre à la campagne et d’y mener une vie simple auprès des paysans cherchent un art où se rejoignent contemplation et réalisme, empreint de religiosité. 

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    Anto Carte, Les deux aveugles, 1924, Musée des Beaux-Arts de Liège.

    « Spiritualité » montre d’abord un magnifique ensemble d’Anto Carte, sans conteste la personnalité dominante du groupe Nervia : ses villageois réunis pour le lavement des pieds (Jeudi Saint), son Fossoyeur près d’un Christ en croix, ses Pèlerins d’Emmaüs rayonnent de présence. Le rapprochement entre son Retour et Le Fils prodigue (bronze) de George Minne met en valeur le mouvement des corps et des cœurs, inscrit dans le paysage ou sculpté dans l’émotion. 

    Ce sont aussi des scènes paisibles comme le Paysage d’été d’Anto Carte où un mouton semble vouloir entrer dans le jeu d’une mère au fichu blanc avec son gamin dans un jardin en fleurs, entre deux maisons aux murs roses, et La cour de Saint-Agnès de Gustave Van de Woestyne (un des prêts du musée Van Buuren), une toile très claire et très cadrée aussi. 

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    Anto Carte, Maternité, 1929, gouache sur papier, collection privée

    Le thème de la « Maternité » revient souvent chez Anto Carte : une mère avec un enfant dans les bras est assise sur un muret du jardin, sa robe sombre dessine ses courbes. Dans l’arrière-plan lumineux, on découvre dans un second temps un jardinier qui les contemple, la tête et les mains appuyées sur le haut de sa bêche (on retrouve la mère et l’enfant près de deux pigeons dans des couleurs très douces sur la gouache ci-dessus). Plus loin, une mère habillée d’orange, l’enfant de blanc, un panier de fruits (détail de la toile choisie pour l’affiche) – derrière la maison passe un cavalier sur un cheval de trait, curieusement monté en amazone.

     

    J’aimerais mettre un nom sur le très beau bleu-vert-clair, ni tout à fait turquoise ni vraiment opalin, qui apparaît sur de nombreuses œuvres d’Anto Carte, et qui colore aussi bien un tronc d’arbre qu’un mur, un vêtement, et toujours lumineux. On le retrouve atténué à l’arrière-plan de Tête d’homme à l’écharpe rouge, qu’il signe dans la couleur de l’écharpe et dédie à « Maria » pour son anniversaire, en 1941. Sur l’estrade au fond de la salle, une grande toile de deux mètres sur trois, fascinante : Le pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer (collection privée).

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    Valérius de Saedeleer, Fin d’une journée sombre à Laethem-Saint-Martin, 1907, Musée des Beaux-Arts de Gand

    « Quiétude » (des toiles plutôt intimes, des portraits d’enfants, de femmes), « Paysage », « Les grands modèles » (Bruegel), « Divergences », ce sont les autres sections de cette exposition : des regroupements thématiques et associations qui ne s’imposent pas toujours. Mais cette réserve ne doit pas faire de l’ombre à la grande qualité de la plupart des œuvres sélectionnées, au rez-de-chaussée comme à l’étage.  

    Finesse des arbres en hiver d’un Valérius de Saedeleer, frimousses de Rodolphe Strebelle (Portrait des enfants Y. Peters), visages tout en regards, intérieurs paisibles de Louis Buisseret sous l’influence du Quattrocento, terribles piétas de Servaes et de Carte, l’exposition fait la part belle à l’humain – de l’enfance à la vieillesse – et à la nature, brabançonne (Frans Depooter) ou flamande (belle aquarelle de Jacob Smits intitulée Symbole de la Campine).  

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    Louis Buisseret, Dans l’atelier du peintre,1928, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles

    Le thème du peintre revient plusieurs fois, entre autres chez Louis Buisseret et Gustave Van de Woestyne (dans Hospitalité pour les étrangers, 1920, celui-ci s’est représenté invitant un vagabond à entrer chez lui). Le passeur d’eau (ou L’homme au roseau) d’Anto Carte, d’après le poème de Verhaeren, a servi aux affiches du groupe Nervia. 

    « L’œuvre d’art n’existe que par sa seule puissance d’évocation et d’exaltation. Elle n’atteint son but qu’en procurant à qui l’écoute ou la contemple, une joie de nature particulière » disait Louis Buisseret. Conception d’autrefois, peut-être, qui fait encore notre bonheur aujourd’hui. Jusqu’au 17 janvier 2016.

  • Entrée en gare

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    A la fenêtre du Studio Goffin, avenue Huart Hamoir, un wagon bleu Márklín annonce sans doute un événement très attendu : l’inauguration du musée du train – « Trainworld » – dans la gare de Schaerbeek, qu’on annonce grandiose.

     

     

     

     

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    Un Schaerbeekois célèbre, François Schuiten, le fameux auteur de Brüsel, en est le scénographe (ouverture au public le 25 septembre prochain).

  • Huart Hamoir pairs

    La promenade avenue Cambier était ma dernière participation aux Estivales 2015, mais on n’en a jamais fini avec Schaerbeek (parmi les 19 communes bruxelloises, la plus peuplée après Bruxelles-Ville) et son patrimoine remarquable. Place donc, après les numéros impairs que je vous ai présentés en juin, au côté pair de l’avenue Huart Hamoir. 

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    Les hibiscus en fleurs arborent de jolis tons au square Riga, où je prends le trottoir de droite pour descendre vers la place Princesse Elisabeth. Certaines maisons portent une signature, comme dans l’avenue Demolder, et j’ai remarqué pour la première fois au 142 le nom d’Henry van de Velde « bouwmeester » (architecte) au bas d’une élégante façade en briques blanches rehaussées de pierre bleue. 

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    Un peu plus loin, jour de chance, les grilles de la haute école flamande installée dans une ancienne manufacture de lingerie sont grandes ouvertes. J’en profite pour regarder les bâtiments de plus près, au bout de la longue fresque qui orne le bas du mur mitoyen (Gal et Nora Theys). Ici aussi fleurissent des hibiscus, devant la façade principale où les briques jouent et avec la couleur (rouge et blanc) et avec la profondeur (en relief ou en creux). La conciergerie, sur le côté, ne manque pas de charme. 

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    Aux 130-132, la pierre bleue en contraste avec des briques crème ou ivoire souligne les portes et les fenêtres, les droites et les courbes. On la retrouve dans les façades suivantes nettement plus fonctionnelles, sans cette recherche ornementale qui offre aux passants curieux tant de détails à observer, à apprécier. Place aux lignes simples, aux constructions moins coûteuses. 

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    Autour de l’ovale du parc Hamoir, quelques maisons s’inspirent du style « paquebot »  (formes courbes, horizontales, hublots); parfois leur façade ou le rez-de-chaussée seul se couvre de tout petits carreaux de céramique. La plus belle à mes yeux, c’est l’école d’arts Sasasa dont l’entrée se situe rue Maeterlinck (Uyttenhove, 1937). La silhouette longiligne d’un ginkgo déjà aux couleurs d’automne se découpe sur la pierre de France de ses façades. Aux deux niveaux les baies vitrées épousent l’arrondi, repris par la pergola sur la toiture terrasse. 

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    Plus bas, une maison « pittoresque » à faux colombages attend qu’on reprenne soin d'elle, négligé plutôt rare dans l’avenue Huart Hamoir. Je n’ai pas regardé le nombre de sonnettes – beaucoup de belles maisons schaerbeekoises sont aujourd’hui divisées en appartements, et si les frais de rénovation sont partagés dans le cas d’une copropriété, il faut encore que les copropriétaires se mettent d’accord et en aient les moyens. 

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    Plus bas, des maisons plus modestes n’ont pas grand-chose à montrer de leur architecture, mais on y pense aux passants tout de même : collection d’orchidées sur l’appui de fenêtre, store blanc opaque aux motifs cachemire, végétation grimpante et jardinières… Derrière les vitres d’un rez-de-chaussée, une ribambelle de chats prennent le soleil sous des affichettes (cours de danse, chat trouvé). 

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    Un bel immeuble de style « beaux-arts » (J. Vandeneng, 1922) fait la transition vers le dernier segment de l’avenue Huart Hamoir avant la place, flanqué d’une maison de rapport où la pierre bleue est reine et le décor raffiné : l’Inventaire du patrimoine architectural précise qu’elle comporte des « bureaux, écuries et remise en intérieur d’îlot » – voilà qui explique les nombreuses plaques de sociétés sur la grille en fer forgé du garage. Parmi les autres maisons admirées en bas de l’avenue, une dernière photo pour l’originalité : des galets pour opacifier une belle fenêtre, il fallait y penser.  

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    Tandis que je remonte vers le square Riga, je pense déjà à compléter ce double aperçu. En effet, l’avenue Huart Hamoir commence plus haut, à la chaussée d’Helmet. Quand les travaux aux abords de l’église de la Sainte Famille seront terminés, avec de nouveaux trottoirs et de jeunes arbres pour remplacer ceux qu’on y a abattus, j’y retournerai prendre des photos – là aussi, il y a de belles choses à vous montrer.

  • Art déco

    Avenue Cambier (49).JPGMerci encore au propriétaire de cette belle maison art déco, qui nous a invités à y entrer. Il l’a rénovée avec un grand respect de son caractère, la façade rendue à sa beauté d’origine en préservant les châssis. Des grilles doivent encore être remises en place. Les moulures ont été conservées à l’intérieur, les cheminées en marbre aussi, avec l’un ou l’autre aménagement. Certains parquets ont dû être remplacés.

    Avenue Cambier (52).JPGLa modernisation de la façade arrière a permis une meilleure isolation de la maison, aussi par la toiture qui s’ouvre à présent sur une terrasse spacieuse en intérieur d’îlot. Du côté de l’avenue Cambier, les fenêtres ornées de vitraux donnent sur le parc Josaphat – jolie vue !

  • Avenue Cambier

    Rendez-vous était donné par PatriS à l’angle de la place Meiser d’où part l’avenue Cambier, une autre belle artère de Schaerbeek. On y va ? Avant la promenade, Cécile Dubois a présenté la place, si encombrée aux heures de pointe, si calme en ce week-end du 15 août. Elle s’est appelée Cambier comme l’avenue puis a pris le nom d’un héros de 1914-18, Jean-Baptiste Meiser. 

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    Place Meiser (à l'arrière-plan, la tour Reyers)

    D’un côté de la place, des constructions basses, de l’autre, de hauts immeubles. Le coût de la construction a augmenté après la première guerre. Le succès des appartements, moins chers, a conduit à promulguer en 1924 la loi sur la copropriété : avant, les immeubles « de rapport » à trois ou quatre niveaux, sans ascenseur, n’accueillaient que des locataires – le propriétaire habitait ailleurs –, après, on va quasi doubler la hauteur des immeubles conçus cette fois pour une clientèle bourgeoise. 

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    Immeuble "moderniste" (1935) au 14, place Meiser

    Celle-ci apprécie dorénavant de vivre à l’horizontale avec tout le confort : ascenseur, réceptions, espaces privés, services, chambre de bonne – un habitat considéré comme plus moderne et plus économique. Les domestiques peuvent servir plusieurs propriétaires, un seul concierge veille sur tous. (Aujourd’hui, une conciergerie signifie plus de charges communes et on recherche souvent de petits immeubles sans concierge.) 

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    L'avenue Cambier, vue de la place Meiser

    Il nous a fallu un moment pour repérer sur la place les immeubles « jumeaux » construits dans les années ‘30 par l’architecte Schaepherders : des façades similaires, une alternance de briques rouges et d’enduit blanc, des terrasses symétriques séparées par une colonne (photo 1). Plus près, entre les avenues Rogier et Cambier, un immeuble blanc tout en rondeurs (photo 2) paraît plus « moderniste ».  

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    Dans un ensemble de douze villas de style cottage (1922-1923), architecte Prosper de Meyst

    Le plan d’origine prévoyait que le parc Josaphat s’étende jusqu’à la place, mais il s’est arrêté à la ligne de chemin de fer au-dessus de laquelle passe l’avenue Cambier. En 1914, Schaerbeek obtient une dérogation pour y vendre des terrains pour villas, dans une avenue arborée, avec des jardinets à l’avant. Les grilles de jardinets pourront être remplacées par des haies. La première villa construite est aujourd’hui un restaurant. (Pour ceux que le passé du quartier intéresse, deux sites à consulter : celui de Bruciel, des vues aériennes de Bruxelles à différentes époques, et celui de l’Inventaire du patrimoine architectural.) 

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    Avenue Cambier 30 (photo 2013) © MRBC-DMS

    Nous marchons à la découverte de maisons souvent groupées par deux ou trois, de style pittoresque ou art déco ou encore « normand » avec des colombages (souvent faux). Beaucoup ont été construites entre les deux guerres. Les entrées sont soignées. Au numéro 30 (ci-dessus), la tourelle d’angle « sous terrasse à parapet à amortissements en boule » cache une entrée latérale, prisée pour les villas à trois façades. 

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    Villa à trois façades conçue par et pour l'architecte G. Hano, 1922.

    Celle de l’architecte G. Hano est très différente, d’inspiration « beaux-arts », avec une entrée monumentale où trône un hibou de pierre et un mascaron à la clé de voûte. De maison en maison, la guide nous fait observer des détails, comme ces bas-reliefs sur celle du sculpteur G. Vandevoorde, à qui on doit le monument aux martyrs de la place des Carabiniers, près de la RTBF. 

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    Villa à trois façades conçue par l'architecte J. Van den Hende pour l'entrepreneur Robert Martiny, 1923

    Chaque maison a son histoire, son style. Celle construite au 24 par un architecte gantois pour son beau-frère entrepreneur est raffinée : un enduit de simili-pierre présente de faux joints qu’on ne remarque pas au premier abord. La toiture est à corniche débordante, des « denticules » et des « chapelets de perles » ornent la façade ainsi que des feuillages en bas-relief. 

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    A l’angle de la rue des Pavots, une villa très pittoresque, art déco et « cottage », donne l’occasion à la guide d’expliquer la différence entre une toiture à croupe ou à croupette – leçon de vocabulaire. Au bout de cette rue vers le boulevard, une maison habitée par Jacques Brel, de 1962 à 1965, fait face à une grosse villa à logements multiples. 

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    Villas jumelles, G. Leemans, 1926

    Aux 101, 103 et 105 de l’avenue Cambier, on se rapproche de l’art déco dont nous verrons de belles réalisations plus loin. Mais nous jouons d’abord au jeu des comparaisons devant deux maisons de G. Leemans « en miroir », dont les façades ont évolué très différemment, l’une couverte de céramiques, l’autre d’un enduit uniforme. Cet architecte, déjà croisé avenue Demolder, aimait varier la disposition des briques pour orner les façades. 

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    L'entrée d'une maison de rapport art déco joliment restaurée, au n° 105

    Arrivés à la ligne de chemin de fer, nous sommes invités à entrer dans le jardin potager écologique Cambier (sur un terrain loué à Infrabel), où on peut déposer ses déchets organiques pour en faire du compost, après accord passé avec la commune. Un apiculteur, au fond, s’occupe de ses ruches. 

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    Cécile Dubois veut terminer la promenade au monument Ernest Cambier près du parc Josaphat. Mais comment ne pas s’arrêter devant la belle Parc Résidence avec ses lanternes intégrées de part et d’autre de l’entrée ? Comment ignorer la sympathique invitation d’un jeune propriétaire qui vient de rénover une maison art déco dans les règles de l’art ? 

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    La balade s’achèvera donc devant le monument au major Ernest Cambier (1844-1909), son visage en médaillon sur le socle. Au service de l’Association internationale africaine contre l’esclavage, il a œuvré à la fondation de Karema et à la construction du chemin de fer au Congo. Les feuillages du parc Josaphat encadrent joliment ce monument dû à Claus Cito (1920).