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andalousie - Page 2

  • Vu à Cordoue

    Comme Séville et Grenade, Cordoue a son palais forteresse, mais l’Alcázar de los Reyes Cristianos (l’Alcazar des Rois chrétiens) qui se visite aujourd’hui n’est plus celui des Omeyyades. De style mudéjar, celui-ci a été construit par le roi Alphonse XI au XIVe siècle, « en ne gardant qu'une partie des ruines de l’ancienne forteresse maure » (Wikipedia). Il a servi de tribunal à l’Inquisition. Ses jardins, dont certaines parties étaient en travaux, ont de quoi enchanter les yeux : orangers, bassins et fontaines, statues, fleurs à foison, grandes amphores végétales.

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    Dans une allée d’arbres taillés en colonnade, un monument majestueux rappelle la rencontre entre les rois catholiques Isabel et Fernando avec Christophe Colomb, ils se font face sur un socle imposant. Leur entrevue avait pour but de financer son projet de voyage aux Indes, voyage qui débouchera finalement sur la découverte de l’Amérique.

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    Fleurs de mai (3).jpgFleurs de mai (2).JPGPeut-être pourrez-vous identifier cette plante remarquée non loin de là, sur une ancienne muraille de Cordoue, comme l’indique la plaque « Torreón de la Muralla » (XIVe siècle).
    Ses fleurs sont d’une telle beauté, ne trouvez-vous pas ?
    Un peu plus loin se dresse un monument en hommage au poète et philosophe Aben Hazam (XIe siècle).

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    Cordoue Aben Hazam.jpg

    Nous venions de nous promener dans le charmant quartier de la rue San Basilio, célèbre pour ses fenêtres et ses patios abondamment fleuris. Nous sommes entrés çà et là pour les admirer. Sur certaines façades, on affiche fièrement sa participation au concours annuel. Mes félicitations aux jardiniers-décorateurs qui ont littéralement couvert leurs fenêtres de pélargoniums – dans ces pots bleus, l’effet est magnifique !

    Fleurs de mai patios.jpgFleurs de mai (5).jpg

  • Mystère

    Alhambra mystère.jpgCe bel animal photographié aux Palais Nasrides, à Grenade, reste un mystère pour moi.

    Sa silhouette élégante est reproduite sur les magnets en vente à la librairie de l’Alhambra, en souvenir de l’Alhambra et du Generalife.

    Jusqu’à présent, je n’ai trouvé nulle part de quel animal il s’agit ni aucune information sur ce qu’il symbolise.

    Le sauriez-vous ?

    * * *

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    On cherche parfois midi à quatorze heures. En continuant mes recherches, voici ce que je lis ce matin : « La gazelle est le symbole de l’Alhambra, elle est assimilable à un emblème héraldique depuis l'exploitation touristique du site. Cette image correspond à la version stylisée d'un vase décoratif retrouvé parmi les objets de l'Alhambra ; l’original se trouve dans le musée du palais de Charles Quint. » (Wikipedia)
    Mise à jour : 24/6/2022

    Vue frontale du Vase "Gazelle" au musée de l’Alhambra.
    Source de la photo : Archnet

     

  • Vu à Lanjarón

    « Granada es Lorca, y Lorca es Granada » peut-on lire sur le site Universo Lorca : la région natale de Federico García Lorca (1898-1936), celle où il est mort assassiné par les franquistes.

    Lanjaron Lorca (2).jpg

    En me promenant à Lanjarón, dans les belles montagnes des Alpujarras (ou la Alpujarra), j’ai pu lire des vers de García Lorca un peu partout, sur une fontaine, un mur, le long du chemin... Sa famille et lui ont régulièrement séjourné dans cette station balnéaire entre 1924 et 1935.

    Lanjaron Lorca (1).jpg

    Bien sûr, je pensais à notre chère Colo qui traduit régulièrement des poèmes de Lorca (un billet d’Espaces, instants à propos de l’enfance du poète et de la nature ici). Par exemple, Romance de la Pena negra, peut-être un des poèmes du Romancero gitano (1928) écrits à Lanjarón.

    Lanjaron fontaine.jpgPilier de chaleur

    Le havre de l’air
    sous la branche de l’écho.

    Le havre de l’eau
    sous le feuillage des étoiles.

    Le havre de ta bouche
    sous un buisson de baisers.

    Federico García Lorca

    (Merci à mes amis traducteurs.)

  • A Torre de la Reina

    En été, j’imagine, il y a plus de restaurants ouverts le soir à Torre de la Reina. L’entrée de celui-ci était attirante : un sympathique enchevêtrement de plantes grimpantes et de lampions et une enseigne au graphisme original.

    Torre de la Reina (1).jpg

    A la terrasse très fréquentée de la Casa Esteban, l’arrivée la plus remarquable à mes yeux fut celle de ces caballeros qui n’ont absolument pas dérangé le chat de l’établissement pour boire un verre sans descendre de cheval (le chat est plus facile à trouver sur la photo que les verres). Puis on leur a dressé là une table haute, près de leurs montures, où ils ont mangé debout avant de repartir au pas.

    Torre de la Reina (3).jpg

    De notre table, nous apercevions la plaza Mayor dominée par une église moderniste, Regina Mundi. Sa façade remarquable est composée de grandes céramiques illustrant la vie de Marie. Et son clocher accueille un nid de cigognes – quel plaisir nous avons eu d’en voir tant en Andalousie, sur les pylônes le long des routes et parfois sur les toits.

    Torre de la Reina (2).jpg

  • Vu à Carmona

    Avouons-le, le gros dossier des photos prises lors de notre voyage en Andalousie nous attire irrésistiblement. Voici donc le début d’une petite chronique du lundi pour partager avec vous des choses vues, parfois inattendues. Commençons par Carmona.

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    C’est dans cette très belle ville ancienne, à une demi-heure de Séville, que j’ai remarqué pour la première fois ces palmes accrochées devant des fenêtres. Je savais que la Semaine Sainte est célébrée de façon très fervente et spectaculaire en Espagne, mais j’ignorais que les palmes des processions du dimanche des Rameaux se conservent une année durant et ornent ainsi les maisons. J’avais aimé découvrir dans le Midi qu’on bénissait à la messe des Rameaux non pas des branches de buis – qui seraient ensuite accrochées au crucifix dans la chambre – mais de vraies palmes et des branches d’oliviers. Ici, les palmes sont joliment tressées, à la fois protectrices et décoratives.

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    Maria Gavira est-elle couturière ? Le dessin de la faïence près de la porte d’entrée semble l’indiquer. Quel regard coquin, non ? Et le slogan anglais apposé tout près est encore plus drôle : « Oh no not you again ! »

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    Vous savez que j’adore m’arrêter à ces détails offerts à ceux qui passent. A Carmona, le nom des rues est indiqué à l’ancienne, sur des carreaux de faïence, bleu sur blanc. En observant de plus près cette photo prise à l’entrée de la rue du Soleil, j’ai découvert aussi en haut de la curieuse pierre d’angle sculptée les noms des deux rues gravés sur fond blanc : Calle de San Ildefonso, Calle del Sol.