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Société - Page 104

  • Pionnières

    Dans La Libre du week-end dernier, j’ai eu bien du mal à choisir un sujet pour compléter ma chronique – l’embarras du choix.

     

    journal,la libre belgique,information,actualité,presse,daech,facebook,carmen herrera,cultureA la page Débats, l’opinion de Khalid Hajji, écrivain et chercheur, qui voit dans les gesticulations de Daech une fin et non un début, un texte porteur d’espoir.

     

    Dans le supplément Entreprise, une question : « Bannir Facebook des auditoires ? » (Pauvres enseignants qui ne voient devant eux désormais presque plus que des étudiants derrière leur écran.) 

     

    Enfin une double page sur la fondation « 11 lijnen » dans les polders flamands m’a donné fort envie de visiter un jour sa galerie d’art, et si possible avant le 24 janvier, pour une exposition sur trois pionnières de l’art, une Libanaise, une Iranienne et une Cubaine, Carmen Herrera, 99 ans ; celle-ci a vendu son premier tableau à 89 ans !                                                                                © Carmen Ferrera      

     

     

     

     

     

     

  • Le journal en parle

    Où parle-t-on de ces sujets qui ne focalisent pas l’attention des médias, si ce n’est dans le journal ? Avez-vous entendu parler de ceux-ci, piochés dans La Libre la semaine dernière ? 

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    http://www.lalibre.be/

     Lundi 17 novembre : la charia est aussi appliquée en Europe.

     

    « L’application de la charia en Grèce ou la raison d’Etat contre les femmes » : Angélique Kourounis, envoyée spéciale en Thrace, présente la situation dans cette région méconnue du nord-est de la Grèce, où vivent cent vingt mille musulmans. La charia y prime sur le droit national, « version light certes, mais charia tout de même » : mariages de mineures, enfants du divorce automatiquement à la garde du père, héritages divisés en deux pour les femmes, par exemple. Ces citoyens grecs sont turcophones et le grec, leur seconde langue d’apprentissage à l’école. Une situation régie par le traité de Lausanne de 1923.

    En complément, Jean Jaffré, correspondant à Londres, présente les nonante tribunaux islamiques en fonction au Royaume-Uni, « une justice islamique britannique soumise au droit civil ».

     

    Mardi 18 novembre : Frie Leysen a reçu le prix Erasmus.

     

    Guy Duplat a rencontré « la grande dame des scènes belges » (le Singel à Anvers, le Kunstenfestival des Arts à Bruxelles, entre autres) qui a reçu le prestigieux prix néerlandais à Amsterdam. Son discours au Palais Royal a étonné, sans langue de bois, « un vigoureux plaidoyer pour les artistes et les créateurs menacés dans l’Europe d’aujourd’hui ». Pas seulement à cause des coupes budgétaires mais aussi d’un « petit monde bourgeois et artificiel fait de glamour, d’argent, de noms connus, de prestige, d’intérêts commerciaux, de volonté de plaire avant tout, de compromis, de carriérisme et d’orgueil : un Disneyland artistique du XXIe siècle. » Décapant !

     

    Mercredi 19 novembre : l’appel de Jean Ziegler (Retournez les fusils)

     

    Régulièrement, le plus révolutionnaire des Suisses repart à l’assaut du grand capital, et il faut bien admettre avec lui, en ces temps où Finance et Multinationales se conduisent en maîtres du monde, que nos démocraties restent trop frileuses face aux dérives du capitalisme sauvage. Selon Jean Ziegler, « l’aliénation de nos démocraties est profonde ». Contre le sentiment d’impuissance devant cette « toute-puissance », il appelle à former un « front du refus » et croit dans la force potentielle d’une « société civile planétaire ». Conclusion : « ou nous gagnons maintenant, ou c’est foutu. »

     

    Jeudi 20 novembre : Au musée sans prendre de notes.

     

    Il est à présent interdit, aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, « de gêner les visiteurs ou de présenter un risque pour les œuvres en prenant des notes ou des croquis devant celles-ci. » C’est le nouveau règlement du visiteur aux MRBAB qui le précise en son article 18, point 13. Seuls les groupes qui en auront fait la demande y seront autorisés, sauf au musée Magritte. Explication à l’article 24 : « Il est interdit de prendre des notes dans le Musée Magritte et dans les expositions temporaires, en raison du manque d’espace et de mesures de sécurité plus sévères exigées par les prêteurs. »

     

    Vendredi 21 novembre : Un toit pour les réfugiés de Fukushima.

     

    Un reportage signé Quentin Weinsanto dans l’un des villages temporaires de préfabriqués à Ofunato présente une petite communauté « réunie par la catastrophe de Fukushima », qui avait obtenu du constructeur une grande salle communautaire pour favoriser les échanges. La plupart des 80 familles logées là ont déjà rejoint de nouvelles maisons, l’Etat leur a racheté leur ancien terrain en échange d’un autre prêt pour la construction, raccordé au gaz et à l’électricité. Un artisan témoigne : « Avec le tsunami j’ai eu de la chance car je n’ai perdu que ma maison. Certes cela n’a pas été facile, mais ce n’était que des biens matériels. De plus, j’ai eu de bonnes relations avec tout le monde ici. »

     

    Désolée de vous renvoyer à des articles que seuls les abonnés peuvent lire in extenso. La presse papier vit des jours difficiles, le nombre de ses abonnés diminue, les sites des journaux renoncent de plus en plus à la gratuité. Un reportage télé montrait il y a peu la salle de rédaction d’un webmagazine français pour les jeunes : la liste des mots clés les plus recherchés par ses suiveurs s’y affiche en continu, ses rubriques vont de « Célébrités » à « Télé-réalité ». Pour lire des informations de qualité, pour sortir de sa bulle,  cela vaut la peine, encore et toujours, d’ouvrir le journal, un vrai journal.

     

     

     

     

     

  • Automne

    Bauchau L'enfant rieur.jpg« Je pense à tout cela en automne, sur le banc d’un jardin et je regarde un grand arbre doré qui étincelle au soleil. Il me semble que cet arbre rit. Il rit avec ses merveilleuses feuilles qui vont bientôt tomber. Il ne s’esclaffe pas, il rit comme le Dieu seul peut rire. A l’époque de Hitler, je partage consciemment la conviction répandue en France, en Belgique et dans les pays anglo-saxons que l’armée française est la meilleure du monde. Au fond de moi-même pourtant, quelque chose me dit, et le dit peut-être à beaucoup d’autres, que ce n’est pas vrai, que nous irons à la défaite. Personne n’imagine ce qui est en train de naître dans les profondeurs de l’histoire. Nous vivons notre minuscule conscient en ignorant les énormes forces que recèle ce redoutable inconnu, ce monstre de beauté et d’horreur qu’est l’inconscient.

    L’arbre d’automne, le tulipier de Virginie, me regarde toujours en riant comme le Dieu. »

     

    Henry Bauchau, L’enfant rieur

  • Bauchau et l'enfant

    Récit autobiographique, L’Enfant rieur paraît en 2011, lorsque Henry Bauchau (1913-2012), dans le « très grand âge », a senti venir le temps de « ré-imaginer à partir des souvenirs ». A lire donc « comme le roman des commencements d’une vie, dans une société désormais lointaine : un monde plus paysan qu’urbain, fait de grandes maisonnées, de vastes parentèles, de fermes et de terres et de chevaux – mais aussi de règles strictes, de droits et devoirs inégalement partagés entre les sexes, de profond respect pour les lois, les hiérarchies… et de tentatives de révolte. » (quatrième de couverture) 

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    Henry Bauchau (BibliObs, 2011) Photo Jean-Luc Bertini-Pasco

    A Blémont, en 1916, l’enfant joue. Des Allemands ont réquisitionné l’ancienne écurie pour leurs chevaux. Absorbé, l’enfant n’a pas entendu s’approcher l’homme en bottes brillantes et long manteau qui lui rend son sourire puis le prend joyeusement dans ses bras : « Ach ! mein Kind. » C’est la langue de l’ennemi, un rideau retombe à une fenêtre, l’enfant prend peur. Il se met à pleurer, hurle, passe en un instant du bonheur à la terreur : « Au lieu de continuer à rire, il a été forcé dès sa petite enfance de vivre la haine. Il ne voulait pas ça. » 

    « dans l’élégance, la propreté douteuse et les conflits sociaux de la Belle Epoque », Bauchau sait que c’est dans la guerre qu’il a commencé à vivre. Lors de l’incendie de Louvain en août 1914, sa famille s’est enfuie dans une fumée suffocante, constamment inquiète pour le bébé au visage noirci, comme il l’a entendu raconter par sa grand-mère à sa mère, alors ailleurs, qui se demande pourquoi cet enfant né si joyeux a changé de caractère et boude souvent, contrairement à Olivier, son frère aîné.

     

    Leur père, ingénieur et « très habile de ses mains », collectionnait les insectes et les papillons. Pour l’enfant, c’était « l’homme le plus fort du monde », mais il a vu l’air parfois sceptique de sa mère et surtout observé que son grand-père, brillant avocat et homme politique, et son oncle André « qui parlait toujours si haut » se jugeaient très supérieurs à lui, et il en avait du chagrin.

     

    A Blémont, ils sont bientôt de trop et ils déménagent à contrecœur aux Genêts, chez le grand-père Eugène, où se trouvent déjà l’oncle André et leurs cousins. « La vie aux Genêts pour Olivier, Poupée (sa petite sœur) et moi, a été une lutte souterraine. » Penché sur de vieilles photos, l’écrivain reconstitue un parcours, des atmosphères, des rivalités. « Les cousins n’avaient pas de papa à histoires », ces contes du soir qui ont ouvert à Henry Bauchau le monde imaginaire. Les commentaires blessants sur son père le font souffrir.

     

    Chassée des Genêts par les Allemands, la famille s’installe à Bruxelles, « dans ce qui nous paraissait un appartement minuscule ». La guerre finie, c’est la découverte des « boys » américains, « jeunes, riants »,  du cinéma, de la féminité grâce à la belle et jeune épouse de l’oncle Matthieu, « très moderne, beaucoup plus que maman et tante Marie ». Vivre à Saint-Josse est ressenti comme un désastre par l’enfant nostalgique de la « grande maison » et qui a un peu honte de leur train de vie plus pauvre que dans le reste de la famille.

     

    Il se fait tout de même un ami à l’école où il éprouve « une terreur profonde » : Louis, qui a perdu sa mère et dont le père s’absente souvent. Mais Louis ne revient pas l’année suivante. Après des années de « travail insuffisant » sur son bulletin, l’enfant est encouragé par deux instituteurs plus attentifs et se sent plus à l’aise. Son père leur achète de vieux livres d’occasion, des romans d’aventures. « C’est la lecture qui m’a permis de vivre pendant ces années obscures et d’en supporter l’ennui. »

     

    Même s’il raconte à la première personne, Bauchau se décrit souvent à la troisième : il se nomme soit « l’enfant rieur », soit « mon personnage », lui tel qu’il se montre et non « l’être profond ». Un jour, sa tante Marie observe qu’il a l’air de marcher « sur des œufs » et un médecin diagnostique une faiblesse des cartilages du talon. S’ensuivront des traitements contraignants, l’école manquée, un séjour dans les Alpes suisses à Clos-Riant auprès d’autres enfants qui ont besoin de soins.

     

    A nouveau « exclu des vacances de la famille », le voici en pension à Middelkerke, chez un médecin, homme bon et esprit libéral, chez qui il découvre « une autre façon de vivre, plus libre, plus intellectuelle, et des opinions qui paraissent scandaleuses chez nous comme le remariage des veuves, les divorces, les amours avant mariage. » Un étudiant rencontré là lui conseille la lecture des classiques, une libraire le guide vers « Les cent chefs-d’œuvre qu’il faut lire », une collection bon marché. Un monde s’ouvre et aussi son cœur, pour une monitrice au regard doux : « L’enfant rieur se heurte au mur des amours enfantines ».

     

    Etudes – du Petit Saint-Josse au collège Saint-Louis –, montée d’Hitler et présages d’une nouvelle guerre, découvertes littéraires, voyages, université…  Bauchau étudie le droit et se lie d’amitié avec Raymond qui a fondé un journal fait par les jeunes et pour eux, L’Esprit nouveau, qui prône une révolution chrétienne et sociale. Un jour, Raymond lui dit qu’il devrait écrire : « Mon personnage, qui commence peu à peu à se former, n’ose pas répondre que c’est bien mon désir profond. »

     

    A travers le récit de sa vie de 1913 à 1940, Henry Bauchau décrit un homme en devenir et une époque. Quelques années plus tard, il entamera une psychanalyse avec Blanche Reverchon (à qui il a consacré un autre récit) et c’est en 1958, à plus de quarante ans, qu’il commencera sa carrière de poète et de romancier. Il décrit ici ses amitiés, ses amours, et après les années de formation, en famille et en dehors d’elle, à nouveau la guerre, le temps des choix. L’Enfant rieur raconte sans complaisance : l’auteur ne masque en rien les doutes, les erreurs, les faiblesses, et cela donne un récit d’exploration du passé très personnel, à la recherche de l’enfant qui vit encore en lui.

  • Résistances

    « Parcours de résistances dans le quartier Huart-Hamoir » : le dimanche 17 août, nous étions entre vingt et trente au rendez-vous square Riga de l’asbl Patrimoine de Schaerbeek (PatriS). La pluie venait de cesser, heureusement. Avec le soutien de la commune, cette association organise cet été 24 promenades guidées gratuites (sur inscription). 

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    Le programme des Estivales 2014 : inscriptions asbl.patris@gmail.com

    Yves Jacqmin, notre guide, a rappelé le contexte – la commémoration des deux guerres mondiales – avant de lire un tract signé Jean Gustin, distribué dans le quartier d’Helmet en octobre 1940, un appel à désobéir à l’occupant en célébrant avec force le 11 novembre : déposer des fleurs au soldat inconnu, arborer les trois couleurs, les décorations de la première guerre, baisser les volets des commerces, fermer les écoles, « en défiant les bourrasques et les orages ».

    Sur une photographie d’août 1914, on voit les soldats allemands et leurs attelages rangés sur l’esplanade devant l’église de la Sainte-Famille, un endroit stratégique en haut de l’avenue Huart-Hamoir, au-dessus de la gare de Schaerbeek. La partie de l’église du côté du square n’était pas encore construite, et les alentours étaient beaucoup moins bâtis qu’à présent.

    Les missions des résistants de la première guerre étaient nombreuses : diffusion de la presse clandestine (Henri Bernard), hébergement et réseaux d’évasion, aide aux réfractaires du Travail Obligatoire, renseignement (Gabrielle Petit), sabotage… En 40-45, il en ira de même, avec en plus un corps de combat.  

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    De l’autre côté du square Riga, un monument sculpté par Willy Kreitz, un Anversois, rend hommage aux troupes africaines qui se sont battues lors des deux guerres mondiales. Entre le casque de l’officier blanc et la chéchia du soldat noir – l’époque coloniale – deux mains serrées symbolisent la fraternité belgo-congolaise. En plus des grandes batailles rappelées sur le monument, d’autres sont citées sur les neuf bornes en pierre bleue placées tout autour.

    En descendant l’avenue Huart-Hamoir, nous voilà près du monument Henri Jaspar (1870-1939), hommage à un ministre schaerbeekois. Sous son buste en marbre blanc, Ianchelevici a gravé sur les quatre pans du support des silhouettes d’enfants et d’adolescents stylisées. Le sculpteur, d’origine roumaine, s’est caché durant la seconde guerre à La Clé des Champs (à Maransart, Brabant wallon), une école que le couple Lavachery a fait passer alors pour un centre scout, ce qui justifiait les jeux de nuit (allumer des balises par exemple, à lire sur Wikipedia – Groupe G).

    Durant la grande guerre, les Belges ont subi de terribles famines. On recyclait les sacs de farine de l’aide alimentaire pour ne pas que les Allemands s’en servent. Henri Jaspar participe au Comité national de Ravitaillement et lorsqu’Albert Ier forme un nouveau gouvernement en 1918, il est nommé ministre des Affaires économiques. Durant la seconde guerre, son neveu Marcel-Henri Jaspar, d’abord ministre du gouvernement belge en exil à Bordeaux, s’en désolidarise ; d’Angleterre, en 1940, il appellera les Belges à la résistance contre les nazis. 

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    Et nous voici en face de la gare de Schaerbeek – en 1914, seul le bâtiment de gauche était construit, avec la tour de l’horloge. Les cheminots étaient en première ligne dans la résistance. La gare était une cible pour les bombardements et deux abris de la deuxième guerre ont été conservés en bas de l’avenue Huart-Hamoir, ils servent actuellement de remises aux jardiniers.

    De cette gare partaient les enrôlés pour le Travail Obligatoire. La résistance prenait les réfractaires en charge, les aidait à s’évader. Pour éviter les représailles envers leurs familles, on leur faisait écrire des cartes postales faussement envoyées d’Allemagne, à montrer lors des inspections à domicile. Une organisation très élaborée. En remontant l’avenue Zola, à l’angle de l’avenue Giraud, un immeuble reconverti en appartements : c’était une fabrique de dynamos dont le patron acceptait d’engager des réfractaires avec de faux papiers, un signal sonore les avertissait en cas de contrôle.

    Dernière halte au 73, avenue Emile Verhaeren : une plaque commémorative signale la maison de Jongh, du réseau Comète, filière d’évasion pour les aviateurs anglais. Le travail des hébergeurs n’était pas simple. Il fallait vérifier les identités, fournir des vêtements, de faux papiers. Le père a été fusillé au Mont Valérien (Paris). Arrêtée, Andrée de Jongh s’est présentée comme le chef du réseau, mais on ne l’a pas crue et elle a été déportée. Sans chercher à passer pour une héroïne, à son retour, elle partira en Afrique soigner les lépreux.

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    Notre guide nous a beaucoup appris sur ces engagements animés par l’esprit de résistance, si important durant les deux guerres, et dont la flamme reste allumée aujourd’hui encore. A la fin de sa vie, Andrée de Jongh s’est battue pour défendre le home des anciens combattants à Uccle, menacé de fermeture. J’ai apprécié que le parcours se termine sur l’évocation de cette femme courageuse et généreuse, un visage féminin de la Résistance belge, à Bruxelles et ailleurs.