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Société - Page 104

  • Traduit de Flandre

    D'un site à l'autre / 1

    Tandis que Mina et Marilyne continuent leur fidèle chronique mensuelle « d’un blog à l’autre », j’ai choisi de vous présenter, durant mes deux semaines de vacances, quelques sites que j’aime consulter. J’espère que l’un ou l’autre sera pour vous une découverte. La description est le plus souvent issue de leur rubrique « A propos ».
    Bonne quinzaine, d’un site à l’autre. Et si vous en avez envie, écrivez ici ce que vous en pensez, j’aurai le plaisir de vous lire à mon retour.

    Site Daardaar.jpg

    © http://daardaar.be/

    « En novembre 2014, notre équipe, constituée de Vincent Laborderie, Joyce Azar et David Charlier, décide de lancer DaarDaar. Nous sommes partis d’un constat étonnant mais réel : il n’existe en Belgique aucun canal d’information permettant d’avoir accès, en français, à ce qui fait débat dans les médias du Nord du pays. L’idée était lancée. L’objectif est de permettre au public francophone de mieux comprendre ce qui occupe les Flamands en lui offrant des traductions quotidiennes des meilleurs articles et éditoriaux de Flandre. »

    (Je précise qu’en néerlandais, « daar » signifie « là, là-bas », ici joliment fusionné avec « dare-dare ».)

     

     

     

     

     

  • Question

    de Duve couverture.jpg

     

    « Quoi que l’avenir nous réserve, une chose est certaine : Homo sapiens sapiens ne restera pas définitivement inchangé. On a toutes les raisons de croire que cela ne peut être. Toutes sortes d’influences sont à l’œuvre au sein de l’espèce humaine pour modifier son pool génétique et offrir de nouvelles variantes au tri de la sélection naturelle. La question n’est donc pas de savoir si nous changerons – cela ne peut faire de doute – mais à quelle vitesse nous changerons et, surtout, dans quelle direction. »

    Christian de Duve, A l’écoute du vivant, Odile Jacob, 2002.

  • Trop sur terre

    C’est à l’appel de mon cher parrain, fidèle de ce blog – certains reconnaîtront Doulidelle – que je reviens sur un sujet qui le hante : l’avenir de l’humanité, chaque jour plus nombreuse sur une planète surexploitée dont les ressources s’épuisent. D’où son appel à une prise de conscience forte qui mène à changer nos modes de vie en profondeur, sous l’égide du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, son maître à penser. 

    Blog parrain.jpg
    http://philippemailleux.blogs.lalibre.be/  & http://phmailleux.e-monsite.com/

    L’état du monde est un vaste sujet. Chaque génération s’inquiète du futur, espérant une vie meilleure pour ses descendants. En 1970, on pouvait lire au dos du gros essai d’Alvin Toffler, Le choc du futur, cette question on ne peut plus actuelle : « Le monde de demain sera un système d’une extrême souplesse en situation de changement permanent. Comment l’homme supportera-t-il ces changements et les agressions qui, nécessairement, en résulteront ? »

    Nous y sommes. La population mondiale augmente de plus en plus vite. Serons-nous bientôt trop nombreux sur terre ? Ce questionnement est aussi au cœur de La décroissance heureuse de Maurizio Pallante, dont j’ai parlé ici. Zoë Lucider, sous son Arbre à Palabres, y revient souvent avec des chroniques éclairantes comme celle-ci : « Osons rester humain. Les impasses de la toute-puissance. »

    Comment faire le tour d’un tel sujet en quelques lignes ? Là n’est pas mon propos. Ce billet veut simplement relayer et diffuser plus largement l’appel à la réflexion et au changement que mon parrain détaille sur son site « Propos d’un octogénaire », sous-titré « Les motivations d’exister ».

    Relai de l'appel du professeur de Duve pour sauver la planète
    (Propos d’un octogénaire, 12/2/2015).

    Bien qu’incroyant, il estime que le pape devrait user de son autorité morale pour appeler à la limitation des naissances, il le lui a écrit, comme à d’autres responsables spirituels ou civils. Le pape François, en précisant que l’accueil de la vie ne devait tout de même pas conduire à se reproduire comme des lapins, en rédigeant « Laudato si », une encyclique sur l’avenir de notre planète, va un peu dans le sens espéré.

    Pour conclure, si le cours du monde actuel génère beaucoup d’angoisse, il n’oblige cependant pas au pessimisme total. L’optimisme consiste à croire en un « sursaut » de l’humanité pour échapper à sa destruction, en l’intelligence des hommes pour relever les défis, imaginer et réaliser des solutions durables et vivables. Mais il y faut aussi cette valeur essentielle sur laquelle, comme de Duve, mon parrain insiste : la solidarité entre êtres humains.

    ***

    Malheureusement, un problème technique empêche actuellement tout échange sur le blog "Propos d'un octogénaire". 
    Mon parrain vous prie de l'en excuser et vous répondra dès que possible. Merci pour votre compréhension(1/9/2015)

    Bonne nouvelle, les commentaires passent à nouveau. (2/9/2015)

     

  • Une femme sur deux

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    « Le monde tel que le reflètent les médias
    est donc un monde où une femme sur deux
    est gommée. »

    http://www.ajp.be/gmmp-synthese2010/

     

    Illustration : un « index d’égalité des genres » (Conseil de l’Europe)http://www.coe.int/t/dghl/standardsetting/equality/default_FR.asp

    L’interface en ligne à consulter sur
    http://eige.europa.eu/gender-statistics/gender-equality-index

    P.-S. sur une question d'actualité
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/les-prostituees-ne-sont-pas-libres-55ca17ba35708aa4377c20fd

     

  • Où sont les femmes ?

    C’est l’excellent titre lu vendredi dernier dans un dossier réalisé pour La Libre Belgique par Jean-Claude Matgen et Stéphane Tessin, consacré à une étude de l’Association des journalistes professionnels (AJP) sur « les contenus des quotidiens belges en matière de diversité (sexe, âge, origine, professions, handicap) ». 

    femmes,presse,journal,sexisme,représentation,enquête,ajp,la libre belgique,journaux belges francophones,culturehttp://www.ajp.be/telechargements/diversite/diversite2015.pdf

    Hélas, La Libre est classée journal le plus « masculin » si l’on ne tient pas compte des rubriques sportives, tandis que Nord Eclair remplace La Dernière Heure à la place du quotidien belge francophone le plus « macho ». En gros, l’analyse montre que « la presse écrite continue à attribuer un rôle mineur aux femmes et aux jeunes (…) et « zappe » complètement les handicapés. » Seul progrès, la présence plus forte des « non-blancs ».

    51% des Belges sont des femmes, mais elles ne représentent que 17% des intervenants dans les médias écrits (contre presque 37% à la télévision). Même sur le thème de l’enseignement, secteur où elles sont majoritaires, leur présence recule (37% de représentation en 2015, contre 43% en 2011).

    Un autre aspect de ce problème : les journalistes identifient mieux les hommes (nom, prénom, profession cités dans 84% des cas) que les femmes (désignées même par leur prénom seul dans 41% des cas). De plus, celles-ci apparaissent régulièrement « dans des rôles passifs ou des postures de victimes ».

    Les experts et porte-parole cités dans la presse écrite sont à 86% masculins. Pourtant, « Il y a des expertes pour tous les sujets », proteste Martine Simonis, présentée comme « l’inoxydable » secrétaire générale de l’AJP. Cette trop faible présence des femmes en tant qu’expertes la choque. Selon elle, ce n’est pas forcément dû au machisme, mais à la routine journalistique : « Lorsqu’on connaît bien quelqu’un à qui on a souvent à faire, il est plus facile et efficace de le solliciter. » Aussi l’AJP va proposer bientôt à ses membres un « annuaire des expertes » ainsi qu’une autre base de données pour des experts « issus de la diversité ». Martine Simonis se dit déçue de l’évolution observée depuis l’enquête précédente en 2011, restée sans effets notables.

    Je vous renvoie à La Libre pour les autres catégories étudiées dans cette enquête. Elle montre par ailleurs que les jeunes de 19 à 25 ans et de 26 à 30 ans sont surreprésentés par rapport à leur importance dans la population belge, et que là aussi, 70% des intervenants sont masculins.

    L’étude est disponible in extenso sur le site de l’AJP, avec ce sous-titre à propos de la représentation selon le genre (p. 14) : « On trouve moins de 18% de femmes dans l’information. Les hommes y sont surreprésentés. L’identification est différenciée selon les sexes. On est très loin de la parité. »

    J’ai observé au passage le tableau des thématiques reprises dans l’info au quotidien en 2013-2014 (p. 10) : le sport l’emporte (33%), suivi par la culture au sens très large – « Culture / art / divertissement / loisirs » (14,5% ) – et la politique (11%). Le mode de calcul est expliqué dans le document.

    En page 34, le tableau des catégories socioprofessionnelles mises en avant dans les six journaux étudiés montre des variations intéressantes : plus de cadres et dirigeants dans Le Soir et La Libre Belgique, plus de sportifs dans Nord Eclair, la DH et Le Courrier de l’Escaut, plus de professions artistiques dans Metro.

    Les commentaires qui suivent l’article en ligne dans La Libre.be sont plutôt consternants. Pour ma part, je l’ai lu avec intérêt et curiosité. La question de la visibilité des femmes dans les médias, dans la presse écrite en particulier, est trop peu souvent abordée, excepté la traditionnelle figuration qui leur est octroyée le 8 mars. L’observatoire de la parité dans la presse écrite française, édition 2014 de EDD (Européenne de Données), va dans le même sens.

    Cela montre combien le combat pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes dans notre société est loin d’être achevé. C’est l’occasion de souligner le travail de l’asbl Amazone (Bruxelles), qui a constitué la première base de données en ligne belge de femmes expertes et d’expert-e-s en genre sous le nom de VEGA (Valorisation des Expertes et de l’Approche de Genre) : les coordonnées de plus de 500 femmes francophones et néerlandophones dans divers secteurs et domaines professionnels et de plus de 200 femmes et hommes experts en genre.