Merveilles d’automne !
Les écureuils se sont passé le mot : au fond de ce jardin-là, il n’y a qu’à se servir.
On y marche sur un tapis de glands, surabondants cette année.
Vous préférez les châtaignes ? Il n’y a qu’à se baisser, messieurs dames.
Elles s’offrent un peu plus loin, bien luisantes dans leur bogue ouverte.
Ensuite, vous les dégusterez crues ou cuites, à votre guise.
Quant à cette belle grimpante au doux nom de passiflore, rencontrée en chemin, elle réussit à présenter boutons, fleurs et fruits en même temps.


Portrait de Krasznahorkai par Niklas Elmehed © Nobel Prize Outreach
Photo de Boualem Sansal le 8/9/2015 à Paris par Joël SAGET / AFP/Archives
P.-S. Nous sommes aussi à la saison des prix littéraires. Le prix Nobel de littérature a été décerné à un écrivain que je lis depuis peu, avec enthousiasme : László Krasznahorkai.
Et voici annoncée dans La Libre l’élection de Boualem Sansal à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, au fauteuil 37 qu’occupait Michel del Castillo. Puisse cette nouvelle lui mettre un peu de baume au cœur et appuyer tous ceux qui œuvrent à le faire sortir de prison.



Commentaires
Vous nous contez l'automne bien joyeusement Tania. Merci.
J'espère que Boualem Sansal sera informé de cette élection qui honore la Belgique et qu'elle lui sera une aide. Elle me touche.
Comme mon pays, la France, se conduit lâchement.
Avec plaisir, Élisabeth, et espoir.
Quelle bonne nouvelle pour Boualem Sansal, je n'ai jamais rien lu de lui mais comme dit dans LGL depuis son arrestation, la place d'un écrivain n'est pas en prison.
Châtaignes...grillées, au coin des rues, miam !
Merci pour ce billet, bonne journée !
Tu trouveras quelques titres que j'ai aimés dans l'index, je te recommande le Quarto des romans de Boualem Sansal chez Gallimard. Bonne journée, Colo.
Bonne nouvelle pour Boualem Sansal, Tout ce qui contribue à ne pas l'oublier est bon à prendre. J'ai été intriguée récemment par une passiflore qui en était en effet à tous les stades. Je n'ai pas l'impression que c'est aussi marqué d'habitude.
Exactement. J'ai lu que la passiflore fleurit jusqu'en octobre, ce qui explique sans doute cela.
De jolis tableaux d'automne. Ma passiflore fleurit encore mais ne m'a jamais fait de fruits...Bien entendu j'ai vu ces infos sur internet. Je ne connais pas encore László Krasznahorkai. (pour écrire son nom sans faute, j'ai fait une copie de ton texte !) mais je me suis réjouis pour Boualem Sansal .Je n'arrive pas à comprendre que ce soit si compliqué de le faire libérer...cela me révolte.
Mystérieuse fructification de l'une et pas de l'autre...
Hélas, ce type d'emprisonnement révèle les pouvoirs totalitaires.
un bien bel hommage à l'automne qui est, avec le printemps, ma saison préférée -merci tania
Avec plaisir & bonne journée, Niki.
Merci pour les photos d’automne Tania !
Espérons que cette nomination aidera Boualem Sansal au fin fond de sa prison, à tenir....
Oui, Claudie, espérons.
Boualem Sansal, pour l'avoir lu, n'a rien à faire en prison, c'est un crime que d'empêcher un homme juste et courageux de s'exprimer.
Je vais me lancer dans les œuvres de László Krasznahorkai, vous me l'aviez signalé, ainsi que Colo, avant sa nomination. J'attends surtout que "Petits travaux pour un palais" soit disponible dans ma bibli. J'ai emprunté d'autre part le volumineux retour du baron Wenckheim et "Guerre & Guerre "
Ceux qui abusent de leur pouvoir ne craignent rien tant que l'esprit critique. La liberté d'expression, entre autres libertés, leur est insupportable.
Bonne découverte de Kraznahorkai, que je compte lire plus avant, mais j'ai l'impression que la bibliothèque tarde à de nouvelles acquisitions.
Je suis ravie aussi du Prix Nobel de Kraznahorkai ! La médiathèque de Toulon a plusieurs livres de lui, et depuis un moment... C'est une chance.
Quant à Boualem Sansal, puisse-t-il être libéré prochainement ! Mais hélas, on ne parle quasiment plus de lui dans les médias...
Bonjour, Marie. Fidèlement, Augustin Trapenard donne au début de chaque émission de La Grande Librairie le nombre de jours de détention de Boualem Sansal et rappelle que "la place d'un écrivain n'est pas en prison".