Le carreleur
Un jour le carreleur croira terminé son ouvrage
qui occupait toute sa vie. Il sera différent
non plus agenouillé, renivelant sans cesse
Mais debout. Il prendra le sol de ses mains
et l’immense tapis de grès et de faïence
flammes, fleurs et oiseaux, tessons et les carreaux
Il les dressera d’un seul coup. Le mur ne sera que lumière
multicolore et verticale où il disparaîtra.
Pierre Seghers (Les mots couverts, 1970)
En hommage aux ouvriers que je vois ouvrir les trottoirs, les refermer, d’une rue à l’autre, pour l’électricité, la fibre et autres nécessités, quel que soit le temps.
En hommage à ceux qui installent de nouvelles mosaïques de trottoir, au bonheur de ceux qui les composent et de celles & ceux qui rêvaient de partager ces images.
Tania




