Au deuxième paragraphe de Brûlant secret, j’ai pris plaisir à cette belle description des nuages. Ils nous manquent en cet été paradoxalement trop bleu.
« Il y avait du printemps dans l’air. Dans le ciel, couraient ces turbulents nuages blancs qu’on ne voit qu’en mai et en juin, ces gais lurons, jeunes encore eux-mêmes et papillonnant, qui font la course sur la piste bleue pour se cacher soudain derrière de hautes montagnes, qui se rejoignent et s’échappent, tantôt se froissent en chiffon comme des mouchoirs, tantôt s’effilochent en minces rubans, puis finalement, facétieux, coiffent les monts de bonnets blancs. »
Stefan Zweig, Brûlant secret
Spilliaert, Printemps
Commentaires
C'est vrai que le ciel est trop uniforme ces temps-ci. J'espère que nous retrouverons les nuages cet automne (et même avant).
Cet été aura changé notre perception...
J'aime ce regard poétique et mutin qu'il pose sur le ciel nuageux...Merci pour cet extrait.
N'est-ce pas ? Bonne journée, Manou.
Oh, joli, joli l'ensemble texte et illustration.
J'ai noté le tire.
Bonne semaine, Tania
Merci, Colo. J'ai pensé à toi en choisissant ce passage, toi qui aimes tant les nuages. Il y en a beaucoup ici, il a plu cette nuit, cela fait du bien.