Schuhmeister à Clarissa et à son frère :
« Ah oui… je voulais vous dire aussi… en cinquante ans, ce que j’ai fini par apprendre et comprendre, c’est que dans la vie, chacun ne peut faire correctement qu’une chose… une seule, mais il faut la faire jusqu’au bout… Peu importe de quoi il s’agit, personne ne peut se dépasser lui-même, mais seul celui qui construit sa vie sur une seule chose agit correctement. Il suffit que ce soit quelque chose de bien, d’honnête, de propre, qui puisse faire ensuite partie de vous comme votre propre sang… Que les autres la considèrent comme une marotte ou une extravagance, peu importe, pourvu qu’on la considère soi-même comme bonne… Il suffit qu’on puisse servir, servir honnêtement, que l’on soit remercié et félicité ou non… Il faut savoir ce que l’on veut faire et bien mener cette tâche jusqu’à son terme… Il suffit d’avoir quelque chose en quoi l’on croit… »
Stefan Zweig, Clarissa
Commentaires
Je ne le connais pas mais j'ai lu qu'inachevé, le manuscrit avait peut-être manqué de relectures et était un peu confus parfois. Est-ce ton avis ?
Clarissa semble malmenée par la vie, de son enfance avec un père peu aimant à l'arrivée de la guerre....
Confus, je ne le dirais pas, ou alors quand un personnage l'est lui-même, comme dans l'extrait cité. Mais j'imagine que l'écrivain aurait retravaillé le texte, la structure, mieux intégré certains développements.
L'intérêt du roman, pour moi, c'est la manière dont Clarissa se libère et fait face au monde.
Un bel extrait qui donne envie d'en savoir davantage sur les personnages. Bonnes fêtes de Noël Tania.
Merci, bon Noël à toi.