« Comme je me promène aussi dans les galeries devenues claires et vastes du musée des Beaux-Arts, en saluant des tableaux comme on salue de vieux parents morts et qui nous suivent dans la vie, invisibles dans notre dos mais tellement présents. Car eux ne m’ont jamais fait de peine, et jamais ne m’ont déçu, à l’inverse de ces amis qui étaient tout pour moi tandis que, sans le savoir, je n’étais rien pour eux. »
Philippe Claudel, Au revoir Monsieur Friant
Emile Friant, Autoportrait en gris clair (détail), huile sur toile, 1887,
Musée des beaux-arts de Nancy
