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majorque - Page 4

  • Marine / Marina

    Pause mallorquine / 2    

    Mer, tu es une rose
    tu es la rose verte.

    Le vent nous pousse comme des nuages
    comme des nuages véloces
    sur toi
    et nous enivre
    de pétales de sel
    de parfums argentés

    Majorque La côte.jpg

    Mar, eres una rosa
    eres la rosa verde.

    El viento nos empuja como a nubes
    como a nubes veloces
    sobre ti
    y nos embriaga
    de pétalos salados
    y perfumes de plata

    Blanca Andreu

  • Avec ses semblables

    Pause mallorquine / 1    

     

    C’est à Mallorca, Majorque, pour moi l’île de Colo, que je vais passer cette semaine. Une semaine pour revoir une amie, sur une île où je n’ai plus mis les pieds depuis trop d’années. J’avais un livre en train, ennuyeux, je l’ai abandonné pour vous chercher quelques textes qui accompagnent cette escapade espagnole.

     

    Majorque La route de Colo.jpg

     

    Bien sûr, j’ai rouvert Un Hiver à Majorque de George Sand, plus enthousiaste pour le pays que pour les habitants. Mais aussi cette belle anthologie publiée l’hiver dernier : Les Poètes de la Méditerranée. En hommage à celle qui nous offre tous ses billets en français et en espagnol, je vous proposerai leurs poèmes dans la langue originale et en traduction.

     

    « Dans les jours orageux de la jeunesse, on s’imagine que la solitude est le grand refuge contre les atteintes, le grand remède aux blessures du combat ; c’est une grave erreur, et l’expérience de la vie nous apprend que, là où l’on ne peut vivre en paix avec ses semblables, il n’est point d’admiration poétique ni de jouissances d’art capables de combler l’abîme qui se creuse au fond de l’âme. 

     

    J’avais toujours rêvé de vivre au désert, et tout rêveur bon enfant avouera qu’il a eu la même fantaisie. Mais croyez-moi, mes frères, nous avons le cœur trop aimant pour nous passer les uns des autres ; et ce qu’il nous reste de mieux à faire, c’est de nous supporter mutuellement ; car nous sommes comme ces enfants d’un même sein qui se taquinent, se querellent, se battent même, et ne peuvent cependant pas se quitter. »

     

    George Sand, Un hiver à Majorque