« Qu’est-ce qui se passe dans la tête des gens d’ici quand ils entrent en contact avec un étranger, un non-Asiatique ? De la curiosité ? Une envie d’évitement ? L’étranger reste un personnage mystérieux aux réactions imprévisibles et beaucoup de gens craignent l’imprévisible.
Ici, il existe des choses qu’on n’ose pas dire ou faire dans le rituel des relations sociales : corriger, se moquer, montrer trop fort son désaccord, négliger sa salutation ou en faire trop et ajouter au trouble.
C’est aux rites qu’on reconnaît une grande civilisation. Bien connaître le grand livre des rites ordinaires et des fonctionnements harmonieux qu’on enseigne à l’école permet d’éviter d’embarrasser l’autre ou d’être soi-même embarrassé et explique la fréquence et la longueur des formules de politesse. »
Hubert Delahaye, De thé et d’amour
Photo KyotoGlobetrotter