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Lire la nuit

marta perez-carbonell,rien de plus illusoire,roman,littérature espagnole,fiction,réalité,rencontres,écriture,culture« Pour les voyageurs, lire de nuit dans les trains a toujours été un refuge ; en mouvement, la lecture nous procure une sensation de protection, de confort. C’est une lanterne, disait Walter Benjamin. Même l’avion tant redouté nous borde dans son berceau quand nous avons un livre. Les lumières s’éteignent en cabine et le faisceau des veilleuses individuelles nous éclaire, à l’image de l’eau qu’un nuage déverse sur un personnage de dessin animé. Nous traversons le néant obscur en lisant une histoire à la fois lumineuse et environnée de pénombre. Mais cette fameuse nuit je n’avais emporté aucun livre avec moi. »

Marta Pérez-Carbonell, Rien de plus illusoire

Edward Hopper, Compartment C, car 293, 1938
Huile sur toile 50,8 x 45,7, collection IBM, Armonk, New York

Commentaires

  • C’est bien et joliment dit.
    Lire de nuit dans les trains ou avions c’est en effet se trouver dans une bulle lumineuse où la concentration est facile. Elle nous isole des autres, ce qui est parfois est dommage, empêche de belles rencontres….

  • Cette romancière est-elle très connue en Espagne comme écrit sur la couverture ? Bon week-end, Colo.

  • Non, du moins pas que je sache. Il est vrai que c’est son premier roman et qu’elle enseigne aux Etats Unis…

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