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Prairies

solnit,rebecca,l'art de marcher,essai,littérature américaine,marche,marcheurs,histoire,société,culture« La rêverie a besoin des prairies de l’imagination, de toute cette part d’imaginaire qui n’a pas encore été défrichée, cultivée, réquisitionnée pour un usage immédiat. Les écologistes répètent sur tous les tons que les papillons, les savanes et les steppes, les forêts tropicales remplissent des fonctions absolument essentielles à l’équilibre global de la planète, même s’ils ne produisent pas d’excédent commercialisable.

Cela vaut aussi pour les prairies de l’imagination : le temps à leur consacrer n’est pas du temps de travail, mais sa suppression attriste l’esprit, le rend stérile, domestiqué. Le combat pour les espaces où marcher (espaces naturels ou espaces publics) doit s’accompagner de la défense du temps libre, seul disponible pour leur exploration. A défaut, l’imagination sera anéantie par le rouleau compresseur des débouchés offerts à l’appétit de consommation, de la fascination pour les crimes affreux et les scandales croustillants »

Rebecca Solnit, L’art de marcher

Commentaires

  • Merci pour ce texte et cette découverte là! Je pratique assez souvent les prairies de l'imagination!

  • Merci Tania pour ce joli texte. Mon esprit s'évade souvent en promenade.
    Bisous ♥

  • Merci beaucoup pour vos réactions sur ce blog en mon absence. C'était un plaisir de les découvrir de temps à autre quand je trouvais du wifi et aussi de les relire à mon retour.
    A bientôt sur vos blogs, dès que possible. Bonne soirée !

  • Quel charmant billet et quelle jolie formule... "les prairies de l'imagination" ! Merci.

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