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Lumières irlandaises

Les trois lumières de Claire Keegan (titre original : Foster, 2010), c’est un petit bijou de justesse et de sensibilité qu’on ne résume pas. Traduit de l’anglais (Irlande) par Jacqueline Odin, ce roman bref, cent pages à peine, raconte le séjour d’une fillette irlandaise chez les Kinsella. Sa mère attend un enfant, la vie est dure, l’argent manque.

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Quand son père la conduit dans cette maison inconnue, où il la laisse sans même lui laisser des affaires pour se changer, elle est impressionnée par la manière dont on l’accueille, par l’ordre et la propreté dans la maison, même si on y vit simplement.

Peu à peu, elle va se détendre, observer le mode de vie de ce couple sans enfant, découvrir la douceur inconnue des attentions envers elle. Quand une lettre arrive pour annoncer la naissance de son petit frère, il n’est pas encore question qu’elle rentre dans sa famille – ils peuvent la garder tant qu’ils veulent, a dit sa mère.

Claire Keegan recrée d’une manière étonnante la perception enfantine des choses et des gens. Si vous avez, dans votre enfance, passé du temps chez l’un ou l’autre parent ou ami de vos parents, vous aurez peut-être comme moi l’impression, en lisant Trois lumières, de replonger dans cet état d’esprit particulier où l’on s’étonne et où l’on apprend beaucoup, mine de rien, dans une autre maison que la sienne.

La vie des paysans irlandais, l’argent perdu à boire ou à jouer aux cartes, les voisins qui s’épient, les choses qui se disent et les choses qui ne se disent pas, tout cela aussi sonne juste, mais je retiendrai surtout de ce texte la qualité, la profondeur des silences. A ranger peut-être, même si le style est différent, du côté de Génie la folle d’Inès Cagnati ou de Ellen Foster de Kaye Gibbons.

Commentaires

  • J'ai beaucoup aimé cette lecture, d'ailleurs tu me rappelles que je voulais lire un autre titre de l'auteure. http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2013/05/20/26553577.html

  • Merci pour le lien vers ton billet, Aifelle, je viens de le relire et j'y souscris entièrement. C'est toi qui avais attiré mon attention sur ce titre.

  • Génie la folle, oui, je me souviens de l'avoir lu.
    Moi non plus je ne connais pas cette auteure, mais serai enchantée de la découvrir. Merci dame Tania.

  • C'est si rare, cette manière de rendre le point de vue de l'enfance. (Un livre emprunté à la bibliothèque, sinon je te l'enverrais.) Bonne après-midi, Colo.

  • j'ai l'impression bizarre d'avoir déjà lu ce billet, vraiment bizarre (en plus, le nom, la photo, je reconnais tout)
    very strange feeling ;-)

  • Très étrange, je dirais même plus. Il y a longtemps ? Est-ce une photo que tu aurais utilisée sur ton blog ? J'entame illico des recherches sur la Toile.

  • Ton "déjà vu" m'intrigue. A défaut d'éclaircissements, j'ai trouvé un texte intéressant de la traductrice sur Bon-à-tirer : http://www.bon-a-tirer.com/volume159/odin.html

  • Une belle intensité dans ce superbe récit, oui.
    Lu il y trois ans environ je pense... Bon souvenir !

  • Certaine que j'aimerais lire ce livre, je vais voir si je le trouve.
    Merci Tania pour ce beau partage.
    Douce soirée et mes amitiés.

  • @ K : Une voix à suivre.

    @ Denise : Ce roman est à présent disponible en 10/18 (sous une couverture un peu mièvre à mon goût). Bonne lecture, Denise & belle journée.

  • j'ai passé beaucoup de temps enfant hors de chez moi mais hélas ce n'est pas un bon souvenir !
    je n'ai jamais lu cette auteure mais j'aime assez les récits d'enfance

  • Quoi qu'il en soit, cette enfance-ci vaut la peine d'être lue. Bonne soirée, Dominique.

  • c'est ce qui me turlupine, je ne sais plus du tout où (je pensais que c'était chez toi mais si ce n'est pas chez toi... alors où?)

  • c'est ce qui me turlupine, je ne sais plus du tout où (je pensais que c'était chez toi mais si ce n'est pas chez toi... alors où?)

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  • Désolée pour les doublons, des difficultés à l'envoi sans doute.
    Pas de problème, Adrienne, je craignais d'avoir manqué quelque chose sur ton blog.

  • Oui, deux recueils de nouvelles ont déjà été traduits en français, Jacqueline Odin en parle (lien ci-dessus).

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