Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pseudonyme

    Bona Colette et les siennes.jpg« Les quatre amies tiennent moins au fond à obtenir l’égalité de leurs droits, par rapport au sexe fort, qu’à s’affranchir des conventions, des codes, et à se voir accorder un libre arbitre. Nul ne saurait brider leur instinct souverain : être soi, par soi-même, voilà ce qu’elles revendiquent.
    Leur choix d’un pseudonyme est révélateur. Elles ont tenu à s’affranchir de l’état civil et à définir leur nouvelle identité.
    Annie de Pène a choisi de vivre sous le nom du père qui a refusé de la reconnaître, et gommé l’héritage maternel. Marguerite Moreno adopte à l’inverse le nom de sa mère, biffant d’un trait celui de son géniteur.
    Musidora, romanesque, a préféré exister sous le nom d’une héroïne de roman – il sied à cette muse insaisissable, aux yeux d’ambre foncé.
    Quant à Colette, oubliant qu’elle s’appelait Gabrielle à la naissance – Gabrielle Sidonie –, elle n’a voulu retenir que le seul nom de son père, le capitaine aux romans ébauchés, rêvés et jamais écrits. […]
    Ces quatre pseudonymes racontent une histoire. Ils reflètent la personnalité de chacune des quatre amies, liées par la même volonté, indomptable, de signer leur vie. »

    Dominique Bona, Colette et les siennes