Cette composition élémentariste est cependant née du hasard : au départ, le tableau était bien une composition néoplastique disposée en diamant, c’est-à-dire en carré sur la pointe. C’est donc le fait d’avoir renversé le tableau, selon une rotation à 45 degrés, qui lui apporte une nouvelle dynamique. Ce tâtonnement quant à l’orientation du tableau au cours des années 1924-1925 est également attesté dans la Contre-Composition XII du musée de Grenoble qui a été exposée tantôt à la verticale, tantôt à l’horizontale. »
Theo van Doesburg. Une nouvelle expression de la vie, de l’art et de la technologie, Guide du visiteur, Bozar, Bruxelles, 2016.
Van Doesburg, Contre-Composition V, 1924. Collection Stedelijk Museum, Amsterdam