« Comme tout est différent pour l’artisan qui transforme une partie du monde avec ses propres mains, qui peut voir son œuvre comme émanant de son être et peut, à la fin d’une journée ou d’une vie, regarder un objet – que ce soit un
carré de toile peinte, une chaise ou un pot d’argile – et y voir un réceptacle stable de ses talents et un reflet exact de ses années d’efforts, et se sentir ainsi rassemblé en un seul lieu, plutôt que dispersé dans des projets depuis longtemps évaporés, réduits à rien de tangible ou de visible. »
Alain de Botton, Splendeurs et misères du travail (VI. Peinture)
