« Voyager disait l’autre voyager rajeunit
En quittant Bucarest j’ai retrouvé mon nid
tout neuf mes œufs rangés – poèmes en plan menus
projets – et Pénélope avec un homme nu
que je pris pour Ulysse et qui n’était ô mère
que moi sale et barbu comme on revient de mer
bredouille ayant mangé sa faim d’air d’îles d’eau
et juré ses grands dieux de vivre sur le dos
les yeux rivés au ciel à brouter les nuages
qui vous allègent seuls et de l’âtre et de l’âge. »
Guy Goffette, Blues du mur roumain – VII (Le pêcheur d’eau)
