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delerm,la vie en relief,littérature française,écriture,impressions,souvenirs,culture« Les gestes du corps ne comptent pas. On est tout entier dans le regard, surtout quand on écoute, et l’on voit les autres sourire de nous voir parler, sourire d’une façon nouvelle, très calme, enveloppante. Joue sans doute aussi le minuscule décalage du son par rapport à l’image, comme un rappel en continu de ce côté magique de la connexion. Mais elle n’est pas seule à être frêle et menacée. On se tait. On écoute. On sourit sûrement comme eux nous sourient. Le cadre est à la fois un confort et un vertige. Et l’on flotte si près. La fin est très étrange, aussi. On incline juste l’écran, mais c’est bien davantage. On referme la boîte du théâtre miniature où sans presque rien dire on s’est tout dit. »

Philippe Delerm, La vie en relief

Commentaires

  • Je voudrais m'en réjouir, mais c'est à nos risques et périls, Anne (c'est à une collation sans masques que j'ai été contaminée, et beaucoup d'autres). Bon week-end à toi.

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