« Monet s’y montre un remarquable dessinateur, croquant ses motifs, posant ses canevas, esquissant des parties de composition, cherchant sur le papier le trait, la fluidité et l’évocation, qu’il va reprendre sur la toile. Autour des nénuphars ou dans le bassin d’Etretat, rien que du blanc. Hors quelques reflets hâtivement croqués, sur deux ou trois feuilles seulement, l’eau n’a pas besoin d’y figurer ; elle est toujours laissée « en réserve », comme on dit dans le jargon pour désigner des parties non dessinées. Elle va trouver sa définition sous le pinceau, grâce à la couleur. Elle est ce qui ne se dessine pas – elle est la peinture. »
Vincent Noce, Monet, l’œil et l’eau