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  • Mon enfer

    Pause mallorquine / 5    

    Majorque L'olivier et le chat.jpg

    « Le vide et l’immobile me glacent d’effroi, la symétrie et l’ordre rigoureux me navrent de tristesse ; et si mon imagination pouvait se représenter la damnation éternelle, mon enfer serait certainement de vivre à jamais dans certaines maisons de province où règne l’ordre le plus parfait, où rien ne change jamais de place, où l’on ne voit rien traîner, où rien ne s’use ni ne se brise, sous prétexte que les choses animées gâtent les choses inanimées. Eh ! périssent tous les tapis du monde, si je ne dois en jouir, qu’à la condition de n’y voir jamais gambader un enfant, un chien ou un chat. »

    George Sand, Un hiver à Majorque