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Vilar

« Ta voix ? Je l’entends encore, malgré le temps, malgré la mienne, qui s’est faite, je l’entends encore quand je veux prendre pour moi-même, quand je veux me donner, parlant en public, l’image – la note, l’accent, la hauteur dépouillée – de la responsabilité générale. Tu es encore la voix de la République, lorsque celle-ci remplit sa mission d’élévation et d’émancipation. La voix dont elle parle pour instruire la Nation. Sans y prendre garde, je me suis construit – dans et par cette voix aux ramifications profondes – une représentation vibrante, sonore, rhétorique, de ce que doivent être la Culture, l’Esprit désintéressé de la chose publique. »

 

Denis Podalydès, Voix off 

Jean Vilar, ses grands rôles (pochette TNP).jpg

Commentaires

  • Pas seulement sa voix, mais aussi sa présence, son pas, son maintien, ses gestes, notamment dans "La Paix", adaptation moderne d´Aristophane. Et plus encore, la possibilté qu´il nous donnait en tant que directeur du TNP, d´acheter pour deux sous à l´entrée le texte intégral grâce à la "Collection du Répertoire". J´ai donc encore chez moi "Ubu Roi", "Peer Gynt", "La résistible ascension d´Arturo Ui" et maints autres titres plus classiques. J´avais 14-16 ans et commençais à lire sérieusement

  • « Écouter un livre » … Il y a vingt-cinq ans, quand j’ai perdu la moitié du champ visuel, j’ai mis un certain temps à m’habituer à la lecture «des lignes tronquées » … Avant d’y arriver, j’écoutais beaucoup de choses en cassettes … : il n’y avait pas grand choix, à l’époque …

    « Écouter un livre » est très difficile mais enrichissant : le lecteur par les pauses, l’intonation et la qualité de sa voix enchante … son talent fait qu’on est plus attiré par la forme que par le fond … Il faut écouter plusieurs fois afin qu’une mémorisation des textes difficiles se mettent en place pour en apprécier le fond … On s’en imprègne tellement alors que des passages entiers reviennent et obsèdent comme un chant à la mode.

  • @ BOL : Podalydès raconte aussi avec émotion l'annonce que fit Vilar, devant la grande salle de Chaillot: "Mesdames, Messieurs, Gérard Philipe n'est plus. (...) La mort a frappé haut... Elle a touché celui-là même qui, pour nos enfants, pour nous-mêmes, était / la jeunesse."
    Grands textes à petits prix, précieux dans nos bibliothèques.

    @ Doulidelle : Ton témoignage me touche et est très intéressant. Pour ma part, je n'ai jamais écouté que des enregistrements de théâtre ou alors des textes courts, des extraits.
    Heureusement le choix des audio-livres s'est considérablement étoffé, mais c'est sans aucun doute une expérience différente de la lecture. "Des passages qui reviennent comme un chant", c'est beau.

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