« Si jamais je me trouvais dans une situation à être forcée de vivre dans le
grand monde, je serais bien malheureuse. Je n’ai, toute ma vie, aimé que la société d’un petit nombre de personnes, et les malheurs personnels dont j’ai
été accablée m’ont inspiré encore plus de goût pour la retraite. Je voudrais m’établir toute ma vie dans une campagne, dont la maison fût petite, propre et commode ; un jardin peu étendu, beaucoup de cultures, qui, je le sens, feront mon occupation un jour à venir, m’y trouver réunie avec un très petit nombre
de personnes sur l’amitié desquelles je pourrais compter avec certitude, vous
saurez aisément à quel rang vous placer, je n’ai pas besoin de l’indiquer. »
(Ce jeudi 20 juin 1793)
Lettres de la duchesse de La Rochefoucauld à William Short
