« Il n’y avait rien de meilleur que de boire un café et fumer à l’arrière du bateau quand, après avoir navigué, il l’amarrait sous l’ombre des arbres, dans un coin silencieux et frais et secret comme celui-ci.
Non, il n’y avait rien de meilleur. Chaque fois qu’il le faisait, il en avait une conscience aiguë, et ensuite il s’en étonnait, comme s’il le découvrait soudain.
Et il se souvenait maintenant que c’était le même sentiment, la même chose surprenante qui les saisissait, Vassili et lui, lorsqu’ils avaient descendu le sentier jusqu’à l’anse, que derrière eux tout en haut du sentier, l’école avait disparu, et qu’à la place il y avait le ciel. »
Hubert Mingarelli, La promesse
