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  • S'il savait

    « Nuit de brume. La lune se cherche un voile, mais aucun ne convenant, elle continue de montrer sa face nue. Le lac est d’un calme de mort. O’Key élève à la hauteur de ses yeux sa montre-bracelet et lit : onze heures et demie, et il reprend sa marche en direction de la ville.

    Rue de la Grenade, route de Chêne. Route de Chêne, passant devant le petit hôtel qu’il connaît, il s’arrête. La fenêtre vers laquelle il regarde est illuminée.

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    « L’agent vingt-deux a des insomnies », se dit-il. « S’il savait que sa secrétaire conspire avec le maharadjah… (et il voit Natacha ne pouvant détacher ses yeux du visage du prince). « Quelle manchette magnifique : « Une agente communiste s’éprend d’un prince indien ». Ah, soupire-t-il, à quand de vrais bons titres de manchettes ? »

     

    Friedrich Glauser, Le thé des trois vieilles dames