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  • Pas bien, pas mal

    Le bien-être que procure une bonne santé est un bonheur dont nous ne sommes pas vraiment conscients, tendus vers nos activités, nos rencontres, les mille et une choses de la vie. Une maladie subite, un problème chronique nous rappellent que le bonheur d’aller bien est un privilège.

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    En français, des états opposés ne font pas nécessairement des contraires : « je ne suis pas bien » n’a rien à voir avec « je ne suis pas mal », vous êtes d’accord ? De deux négations, disait mon professeur de rhétorique en expliquant le syllogisme, on ne peut rien conclure. Changeons de verbe : « je ne vais pas bien » me semble plus courant que « je ne vais pas mal ». Passons au mode affirmatif et tout s’éclaire : « je vais bien, je me sens bien » fait saliver quand la santé chancelle, qu’on ne va, qu’on ne se sent pas bien.

     

    Rassurez-vous, rien de grave en la demeure. Mais les nuits où l’on ne trouve pas le sommeil, ni la position confortable, l’esprit accueille des batailles de mots, qui persistent parfois dans les songeries matinales. Et quand la migraine s’installe chez vous, avec sa suite, la lecture devient pesante, le soleil insupportable – un comble par ce magnifique été indien.

     

    Laisser au corps et à ses tribulations le dernier mot ? Impossible. L’esprit se rebelle, bat la campagne, et me voilà à composer ce billet de hasard, qui ne sera pas long. Excusez mon absence sur vos blogs, j’y reviendrai dès que je pourrai à nouveau regarder la lumière en face.

     

    L’ombre est délicieuse sous les arbres, ne trouvez-vous pas ?