« Ils avaient parlé, beaucoup. Dans ce bureau d’abord, parmi les rayonnages de livres aux tranches de cuir bruni, archives de la propriété et ouvrages savants, parmi les gravures de paysages romantiques, ruines et lacs, les tableautins de natures mortes, coupes de raisins en grappes, embuées de bleu, cerises et melons patinés de bonté, un décor pour toujours attaché à cette conversation, que Louvain reverrait longtemps comme le théâtre mensonger, criminel, des maisons où l’on pense, raisonne et espère, où l’amour, l’intelligence et l’expérience bâtissent les dérisoires remparts de paix. »
Anne-Marie Garat, L’Enfant des ténèbres (X)
