« Après la guerre, par contre, le monde apparaissait énorme, inconnaissable
et illimité. Ma mère recommença néanmoins à l’habiter comme elle pouvait.
Elle recommença à en prendre possession avec joie, parce que son tempérament était heureux. Son esprit ne savait pas vieillir et elle ne connut jamais la vieillesse, cet état de repliement sur soi, d’amer regret du passé désormais en miettes. »
Natalia Ginzburg, Les mots de la tribu
